Sécurité sociale : tous les changements prévus dans le projet de budget 2018

23 octobre 2017

SOCIAL Retraites, tabac, forfait hospitalier… « 20 Minutes » passe en revue les principales nouveautés du projet de loi de budget 2018 de la Sécurité sociale qui est examiné à partir de mardi par les députés…

Après les recettes de l’Etat, l’Assemblée nationale s’attaque mardi au budget de la Sécu 2018. Au programme, l’exécutif prévoit de réduire en un an le déficit global de la Sécu de 3 milliards d’euros, à 2,2 milliards d’euros en 2018. Un niveau inédit depuis 17 ans qu’il entend obtenir au prix d’économies importantes dans le domaine de la santé, Voici les principaux changements auxquels les Français doivent se préparer.

Tabac. Le prix du paquet de cigarettes va progressivement atteindre 10 euros d’ici fin 2020: après une première hausse de tarif « dans les prochaines semaines », le paquet augmentera d’un euro en mars 2018, de 50 centimes en avril et en novembre 2019, de 50 centimes en avril 2020 et de 40 centimes en novembre 2020.

Vaccins. Onze vaccins, contre trois actuellement, seront obligatoires pour les enfants qui naîtront à partir du 1er janvier 2018. A la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, vont s’ajouter coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole (ROR), hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C.

Retraites. La revalorisation annuelle des pensions, indexée sur l’évolution des prix hors tabac, sera reportée d’octobre 2018 à janvier 2019. Inchangées depuis 2013 en raison de l’inflation quasi-nulle , les retraites doivent toutefois augmenter de 0,8 % ce 1er octobre 2017.

Forfait hospitalier. Inchangé depuis 2010, le forfait hospitalier augmente de deux euros par jour pour passer à 20 euros (15 euros pour les séjours en psychiatrie). Cette dépense sera prise en charge par les complémentaires santé pour les patients qui en disposent.

Minimum vieillesse. L’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa, environ 550.000 bénéficiaires), qui est de 803 euros par mois pour une personne seule, sera augmentée de 100 euros par mois en trois fois : +30 euros en avril 2018, +35 euros au 1er janvier 2019 et +35 euros en janvier 2020.

La revalorisation annuelle selon l’inflation sera avancée à janvier au lieu d’avril, à partir de 2019.

Prestations familiales. Le Complément libre choix du mode de garde (CMG), aide à la garde d’enfants, sera revalorisé de 30 % au 1er octobre 2018 pour les familles monoparentales.

L’Allocation de soutien familial (ASF), qui complète le revenu des parents isolés ne percevant pas de pension alimentaire, sera revalorisée de 6 euros le 1er avril 2018. Le Complément familial majoré, versé aux familles nombreuses modestes, augmentera de 16,80 euros par mois au 1er avril 2018.

Les primes de naissance et d’adoption vont être « dégelées » en 2018 pour suivre l’inflation.

Pour les enfants nés ou adoptés à partir du 1er juillet 2018, les conditions de ressources et montants de l’allocation de base de la Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), 184 euros/mois versés aux parents d’enfants de moins de trois ans, seront alignées sur ceux, plus bas, du Complément familial.

Prime d’activité. Cette prime versée aux travailleurs à revenus modestes (environ 2,5 millions de foyers bénéficiaires) augmentera de 20 euros par mois en octobre 2018, selon le projet de loi de finances (PLF). Au total, sa revalorisation sera de « 80 euros par mois au niveau du Smic au cours du quinquennat ».

Parallèlement, « le barème et les ressources prises en compte » pour son calcul seront « modifiés pour assurer un meilleur ciblage ». Actuellement, la prime d’activité offre un complément de revenu aux personnes gagnant jusqu’à 1,3 Smic.

Allocation adulte handicapé. Cette allocation versée à plus d’un million de bénéficiaires passera de 811 euros par mois pour une personne seule à 860 euros au 1er novembre 2018, et 900 euros au 1er novembre 2019.

Parallèlement, les règles de prise en compte des revenus d’un couple à l’AAH seront rapprochées de celles appliquées pour les autres bénéficiaires de minimas sociaux, comme le RSA, moins avantageuses. « L’impact de cette mesure sera neutralisé par la revalorisation » de l’AAH. Les couples représentent un peu moins d’un quart des bénéficiaires.

Tarification des hôpitaux. Des expérimentations seront menées pour changer le financement des hôpitaux, aujourd’hui payés à l’activité, avec la mise en place de forfaits qui prendront en compte le parcours du patient.

Indépendants. Le régime social des indépendants (RSI) sera progressivement supprimé pour être confié au régime général à partir du 1er janvier 2018, « avec une phase transitoire de l’ordre de deux ans ».

Les indépendants bénéficieront de deux baisses de cotisations : -2,15 points sur les cotisations famille, et un accroissement de l’exonération des cotisations d’assurance maladie et maternité.

A compter du 1er janvier 2019, les créateurs et repreneurs d’entreprises bénéficieront, sous conditions de ressources, d’une « année blanche » de cotisations sociales, au titre de leur première année d’activité.

Associations. Le remplacement du crédit d’impôt de taxe sur les salaires (CITS) par une réduction de cotisations patronales permettra au secteur non lucratif « d’économiser 1,4 milliard d’euros chaque année à partir de 2019 ».

Taxe soda. En commission, les députés ont voté la modulation de la « taxe soda » en fonction du taux de sucre, pour mieux lutter contre l’obésité.

20 MINUTES – 23/10/2017

Frais GDS : Carlson Wagonlit Travel s’entend avec British Airways et Iberia

17 octobre 2017

Après American Express GBT, c’est au tour de Carlson Wagonlit Travel d’annoncer la ratification d’un accord de distribution pluriannuel avec British Airways (BA) et Iberia Airlines (IB) qui permettra à ses clients d’éviter de payer des frais sur les réservations effectuées via les GDS. Ces modalités ont été approuvées avec IAG, maison mère des deux compagnies.

 

L’accord entre Carlson Wagonlit Travel et IAG sera effectif le 1er novembre 2017, il concerne tant le voyage d’affaires que le loisir. pour les clients de CWT dans les secteurs des voyages d’affaires et de loisirs.

 

Comme le souligne Brian Mogler, SVP Global Supplier Management chez CWT, « cet accord renforce encore davantage notre partenariat de longue date avec BA et IB, et reflète notre engagement mutuel pour de nouvelles capacités de distribution (NDC) et une meilleure  différenciation de nos services. Bien que nous soyons convaincus que les GDS offrent la meilleure plate-forme technologique qui permet à CWT de proposer une expérience utilisateurs unique et d’optimiser son efficacité, nous continuerons de suivre et d’évaluer de nouvelles technologies et solutions ».

 

Ian Luck, responsable de la distribution chez British Airways, a pour sa part déclaré : « nous sommes ravis de ce nouvel accord qui offrira des avantages immédiats mais également à plus long terme. Nous sommes particulièrement ravis de la volonté forte de CWT de travailler en collaboration avec nous, les GDS et d’autres partenaires technologiques et offrir de nombreux avantages à nos clients dont de nos nouveaux services s’appuyant sur le NDC. »

 

IAG avait annoncé en mai 2017 qu’elle ajouterait des « frais de technologie et de distribution » de 10 dollars à chaque composante  tarifaire d’une réservation aérienne dès le 1er novembre 2017.

LE QUOTIDIEN DU TOURISME – 17/10/2017

Airbnb mise sur le voyage d’affaires

16 octobre 2017

Hier, la plate-forme américaine a tenu pour la première fois à Paris une conférence sur son offre « Airbnb for Work », adaptée aux déplacements professionnels.

L’équipe d’Airbnb est venue en force hier après-midi à Paris pour présenter son offre voyage d’affaires. Plus d’une cinquantaine de travel managers et de journalistes était réunie dans les locaux de WeWork, un espace de co-working installé dans le 9e arrondissement parisien. L’objectif : convaincre les professionnels d’utiliser Airbnb pour les déplacements professionnels de leurs collaborateurs.

« Nous investissons énormément depuis deux ans sur ce segment. Nous faisons à l’heure actuelle une tournée à travers l’Europe pour présenter notre solution », a expliqué en guise d’introduction Teoman Colakoglu, responsable France de la division voyages d’affaires d’Airbnb. Et d’ajouter, pour désamorcer le débat entre plates-formes collaboratives et hôteliers : « Notre offre est complémentaire à d’autres types d’hébergements. »

Une offre dédiée aux 18-40 ans

La production voyage d’affaires cible avant tout les Millennials, qui représentent 60% des guests Airbnb, tous segments confondus. 38% des Millennials sont d’ailleurs des business travelers, selon la start-up. Et « 77% d’entre eux prolongent leur séjour pour le loisir lorsqu’ils sont en voyage d’affaires », affirme Jon Liebstag, directeur régional EMEA de la division voyage d’affaires. Airbnb a donc saisi la tendance au vol en développant depuis 2015 sa solution business.

« Elle convient à tous, au court comme au long-séjour et concilie le déplacement professionnel et le besoin d’expérience recherché par nos clients », assure Sarah Louragh, responsable de comptes France et Royaume-Uni d’Airbnb. Une plate-forme dédiée permet d’accéder à des fonctionnalités conçues pour les professionnels : réservation pour une tierce personne, paiement direct sur le compte de l’entreprise, garanties concernant le lieu loué (check-in et check-out 24h/24, bonne connexion wifi, impossibilité pour l’hôte d’annuler une réservation 7 jours avant la date de début du séjour…).

Des partenariats avec BCD, Carlson et Amex GBT

Côté travel manager, un tableau de bord permet de suivre en temps réel les collaborateurs (utilisant Airbnb pour leur travail) dans le monde, de connaître le montant des dépenses et de recevoir une alerte en cas de dépassement d’un seuil de dépenses. Seul bémol : « Nous ne bloquons pas la réservation si le seuil indiquée dans la politique de voyage est atteinte ou dépassée. Nous émettons seulement une notification », détaille Sarah Louragh. Des partenariats ont d’ores et déjà été signés avec BCD Travel, Carlson Wagonlit Travel, American Express GBT et Concur. « D’autres sont en discussion. Ce n’est que le début pour nous. »

La France occupe une place prépondérante dans le développement d’Airbnb for Work puisque l’Hexagone « représente notre deuxième marché mondial pour le voyage d’affaires », selon Emmanuel Marill, directeur général France et Belgique d’Airbnb. Pas étonnant lorsque l’on sait que Paris est la première ville en termes d’annonces et de nombre de voyageurs de la plate-forme californienne. Au global, selon la direction, le nombre de locations au motif d’un déplacement professionnel dans le monde a triplé en 2016 et la part des nuits réservées pour un voyage d’affaires a atteint les 15%.

TOUR HEBDO – 16/10/2017

Amex GBT esquive les frais GDS

11 octobre 2017

Grâce à un accord, les clients d’American Express Global Business Travel ne paieront plus les frais GDS instaurés par certaines compagnies depuis quelques mois.

Coup de tonnerre dans le monde de la distribution aérienne ! American Express Global Business Travel (GBT) annonce avoir signé un accord de partenariat avec British Airways et Iberia permettant aux entreprises et aux voyageurs de s’affranchir de la surcharge sur les réservations aériennes via les GDS partenaires. Ce qui ne maquera pas de faire des jaloux parmi les agences de voyages, notamment les TMC.

Selon le spécialiste du voyage d’affaires, grâce à cet « accord pluriannuel, les clients d’American Express GBT pourront accéder au contenu distribué prochainement sur les GDS sans devoir payer de frais supplémentaires. Cet accord sera disponible pour tous les fournisseurs GDS, suite à l’approbation bilatérale avec les deux compagnies aériennes ».

Un accord avec un GDS, mais lequel ?

A ce jour, un GDS est partenaire, et le dialogue est toujours en cours avec les autres, indique un communiqué, sans plus de précisions. Le périmètre de l’accord comprend également les réservations réalisées avec American Express Travel & Lifestyle Services et quelques partenaires franchisés de GBT.

De plus, American Express GBT, British Airways, Iberia et les GDS travailleront de concert pour évaluer l’apport des New Distribution Capabilities (NDC), une norme technologique mise en place par l’International Air Transport Association (IATA).

« Nous continuons de penser que le système GDS, avec un accès complet au contenu, offre à nos clients et voyageurs la meilleure solution, le rapport qualité-prix et l’environnement d’achat les plus optimisés et le canal de réservation le plus rentable, explique Michael Qualantone, Executive Vice President, Global Supplier Relations chez American Express GBT. Cependant s’il existe des produits que les GDS ne peuvent rendre accessibles, il est important d’explorer des options technologiques alternatives. »

Pour l’instant, Carlson Wagonlit Travel n’a pas communiqué sur un quelconque accord similaire. Mais il est tout à fait légitime d’imaginer que cette autre TMC, forte de son pouvoir de négociation, est ou sera logée à la même enseigne qu’Amex.

L’ECHO TOURISTIQUE – 11/10/2017

La question sera à l’ordre du jour de notre CE du mois d’octobre. LNLM

 

CWT ferme son plateau affaires à Nantes fin octobre

6 octobre 2017

La plateforme nantaise de Carlson Wagonlit Travel, qui a employé jusqu’à 90 personnes, ferme définitivement ses portes fin octobre. Une trentaine de salariés sont encore en poste. Ils s’apprêtent à être « licenciés économiques ».

Licenciés économiques

Pour les employés actuels comme passés de la plateforme nantaise de Carlson Wagonlit Travel, la pilule a du mal à passer. « Licencié économique, c’est quand ça va mal, or on n’arrête pas de lire que l’entreprise va bien, en plus, nous avons encore plein de travail ! » souligne l’une d’entre elles qui a décidé de rester dans l’entreprise jusqu’au dernier moment.

« On ferme à Nantes, mais je crains que ce soit pour ouvrir dans un autre pays, avec des salaires moindres. On parle d’Inde et de Pologne » suspecte, amère, une autre employée qui a quitté le navire au printemps.

En février dernier, Brigitte Nisio, directrice générale France de CWT, expliquait qu’il « est essentiel de savoir se réinventer (…) en proposant des services encore plus connectés… « . Que « notre transformation digitale est en plein développement, en ligne avec notre stratégie CWT 3.0 », que « nous nous concentrons sur nos plans de déploiement… ».

En avril dernier, ils étaient encore 62 dans les locaux de Nantes. « En moyenne, nous avions autour de 20 ans d’ancienneté, mais certains d’entre nous était dans l’entreprise depuis 35 ans »témoigne une salariée.

Entre temps, certains d’entre eux ont réussi à décrocher un nouveau poste chez des concurrents, comme la centrale affaires de Selectour.

D’autres ont tenté l’aventure dans de nouvelles agences. Mais beaucoup redoutent, compte tenu du marché, de devoir repartir de zéro.

LE QUOTIDIEN DU TOURISME – 06/10/2017

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