Les robots nous volent-ils nos boulots ?

17 février 2017

LE SCAN ÉCO – Le Parlement européen doit adopter ce jeudi une directive sur les robots. Le taux de chômage est toujours très élevé en France et le débat autour de la raréfaction du travail s’intensifie. Mais cette destruction d’emplois n’est-elle pas aussi créatrice ?

Le débat, récurrent, sur une raréfaction du travail liée à l’accélération des mutations technologiques revient en force dans la campagne présidentielle, sur fond de chômage de masse. Propositions phares du candidat socialiste Benoît Hamon, le revenu universel et l’idée de taxer les robots découlent en partie du postulat que la révolution numérique va détruire de nombreux emplois.

Ce diagnostic est-il juste? «La question remonte à l’Antiquité, Aristote pensait déjà que les animaux prendraient le travail des esclaves. Elle ressurgit à chaque vague de mutation technologique, comme la révolte des canuts de Lyon au XIXe siècle liée à la peur des machines», rappelle l’économiste Nicolas Bouzou, du cabinet Asterès. Ce jeudi, le Parlement européen se penche sur une directive sur les robots.

»» Lire aussi: le chômage a légèrement reculé au quatrième trimestre

Aujourd’hui, les experts tentent régulièrement de mesurer l’impact des transformations. Un rapport du Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) a estimé en janvier que moins de 10% des emplois risquaient de disparaître en France comme dans d’autres pays de l’OCDE, du fait de l’automatisation et de la numérisation. Des projections bien plus positives que l’étude très commentée parue en 2013 (dite «Frey et Osborne»), et qui tablait sur une suppression de 47% des emplois dans les 20 prochaines années.


Nouvelles perspectives

Plus que la quantité d’emplois impactés, c’est la capacité à en créer de nouveaux qui interroge. «On sait ce qu’on perd, pas ce qu’on gagne. Il y a une vraie incertitude. Mais on sait qu’au cours des vingt dernières années, où l’on a déjà assisté à une numérisation, le volume global de l’emploi a plutôt augmenté», souligne Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du COE.

Sergine Dupuy a créé Beeboss, start-up qui propose aux géants de la distribution les services d’autoentrepreneurs afin de compléter leur offre mais qui s’adresse aussi aux particuliers qui préfèrent payer pour s’offrir des services. Pour elle, «la digitalisation ne va pas exiger des caissières qu’elles se mettent à développer des algorithmes, elle va permettre, par exemple, de proposer une nouvelle offre de services grâce à des plateformes de mise en relation pour monter des meubles, faire des courses pour des personnes âgées, etc. Le service à la personne est une mine et il offre aussi des opportunités de travail pour les personnes peu qualifiées. Le digital développe également le commerce». Bref, le champs des emplois à créer est vaste. Et la réponse à cette destruction n’est donc pas que technologique. «Les technologies vont même peut-être aider à maintenir certains emplois ou leur redonner vie. Grâce aux plateformes de mise en relation, un concept a été développé pour permettre aux agriculteurs de partir en vacances tranquillement pendant que quelqu’un trait les vaches», raconte Sergine Dupuy.

Mais pour les «techno-pessimistes», ce phénomène de destruction créatrice s’enraye. D’une part parce que, contrairement à la précédente révolution industrielle, celle que nous vivons aujourd’hui n’a qu’un faible effet sur la croissance, qui ne décolle pas. Ensuite, parce que les progrès de l’intelligence artificielle sont tels que peu à peu, les outils ne sont «plus seulement au service de l’homme, ils prennent une partie des décisions, s’adaptent à notre subjectivité et pourront faire parfois mieux que les hommes lorsque le travail sera trop complexe», analyse le philosophe Raphaël Liogier, auteur de «Sans emploi: condition de l’homme post-industriel».

Pilotes automatiques, aspirateurs intelligents, big data…: étant donné que «la machine remplacera l’homme non plus seulement sur des tâches d’exécution», il existe «une forte probabilité pour que le solde net d’emplois crées par rapport aux emplois détruits soit négatif», prédit aussi la fondation Jean-Jaurès.

Plus qu’en professions supprimées, Raphaël Liogier pense en terme de tâches au sein des métiers: presque toutes seraient selon lui impactées, et plus seulement celles considérées comme «ingrates».

Anticiper les mutations

Conséquence: le travail va se «fragmenter». «Ce qui n’empêche pas de nouvelles activités de se libérer, mais elles ne seront plus structurées comme des emplois» classiques, «correspondant à un espace-temps donné et à un contrat de travail exclusif», selon ce défenseur du revenu universel.

Les nouvelles technologies créent une véritable révolution mais pas seulement dans la suppression ou la création d’emplois. «Le monde du travail évolue au niveau du lien de surbordination, des temps de loisirs, du cumul des sources de revenus», énumère la patronne de Beeboss pour qui «c’est normal d’être sur la défensive. Mais quand on y réfléchit, si pour moi, aujourd’hui, c’est destructeur, pour le collectif, demain, cela permet le développement de business qui créent des emplois».

En gros, «la technologie ne génère pas une raréfaction du travail mais une mutation», appuie Nicolas Bouzou. La preuve: des pays comme la Corée ou la Suisse, bien plus robotisés que la France, affichent un chômage très bas.

L’enjeu principal réside dans l’anticipation de ces mutations, la nécessité de la formation, l’acceptation de redevenir un débutant dans certains cas et l’ouverture à de nouvelles perspectives.

LE FIGARO – 17/02/2017

Carlson Wagonlit Travel s’apprête à supprimer 130 postes

17 février 2017

Dans un communiqué, la travel management agency confirme l’organisation d’un plan social courant 2017 dans le cadre de sa « digitalisation ».

 

Une procédure d’informations avec les partenaires sociaux a débuté aujourd’hui en vue de négociations concernant ces suppressions de postes.

Nouveau plan social chez Carlson Wagonlit (CWT) France. L’entreprise entend « rationalis[er] ses structures » afin d’« accompagner [sa] transformation technologique ». 130 postes seront impactés et « une procédure d’informations avec les partenaires sociaux débute ce jour en vue des négociations », selon un communiqué diffusé cette après-midi par l’entreprise.

CWT France souhaite accélérer le développement et la modernisation du groupe en s’appuyant sur le numérique et une « stratégie 3.0″. Deux chantiers sont prévus cette année : la réorganisation et la formation digitale des équipes commerciales ainsi que le développement de l’application CWT To Go.

« Il est essentiel de savoir se réinventer dans un monde en pleine transformation », souligne la directrice générale de CWT France Brigitte Nisio dans le communiqué. En juin dernier, l’entreprise avait déjà annoncé la suppression de 30 postes. Une mesure toujours suspendue à ce jour par la justice.

TOUR HEBDO  – 17/02/2017

CWT France va supprimer 130 postes en 2017

17 février 2017

Les discussions avec les partenaires sociaux ont commencé aujourd’hui en vue d’une « rationalisation des structures » qui touchera 130 postes.

Carlson Wagonlit Travel France vient de confirmer son intention de supprimer 130 postes en 2017.  Dans un communiqué, le groupe le justifie par sa volonté d’entamer « la troisième phase de sa digitalisation dans l’optique de poursuivre le développement et (sa) modernisation ». Objectif : adopter « une stratégie résolument tournée vers l’expérience client, la data, la mobilité et l’innovation afin d’asseoir sa position de Leader ».

« Afin d’accompagner cette transformation technologique, CWT France va engager une rationalisation de ses structures qui auront un impact de l’ordre de 130 postes en 2017, indique le spécialiste du voyage d’affaires. Une procédure d’informations avec les partenaires sociaux débute ce jour en vue de négociations. »

Réorganisation des équipes commerciales

Cette restructuration devrait notamment impliquer la réorganisation et la formation digitale des équipes commerciales, mais aussi le renforcement de l’activité « meetings & events » du groupe, tel qu’annoncé lors de la présentation  de la stratégie 3.0 de CWT France, en décembre dernier.

Le réseau a par ailleurs rappelé s’être entouré ces derniers mois de profils digitaux et avoir également renforcé ses équipes technologiques pour accompagner le déploiement de sa digitalisation.

Brigitte Nisio dirige Carlson Wagonlit Travel France. Sous la direction de son prédécesseur Bertrand Mabille, le réseau a perdu près d’un millier de salariés, sur l’autel de la digitalisation.

L’ECHO TOURISTIQUE – 17/02/2017

Et la championne 2016 des ventes loisir d’Havas Voyages est…

15 février 2017

Elle s’appelle Cloé Gasc. Elle est toulousaine. En 2016, elle a remporté le titre de meilleure « Travel planner loisir » d’Havas Voyages. En toute simplicité.

Chez Havas Voyages, la stratégie d’entreprise repose sur 4 piliers. La marque, l’innovation, l’agence et les femmes et les hommes. Ce sont ces derniers – en particulier ceux qui sont en première ligne face aux clients que l’on appelle chez Havas les « Travel planners » – que l’entreprise à voulu valoriser tout au long de l’année en organisant un grand challenge de vente « loisir ». Chaque trimestre de l’année 2016 a donc vu distinguer les 3 meilleurs vendeurs de chacune des 5 régions commerciales d’Havas Voyages. Soit une soixantaine de personnes, puisque, si certains sont montés plusieurs fois sur le podium, les résultats basés sur le volume d’affaires ont été à chaque fois très serrés. Tous ont été récompensés à travers un incentive, mais les 3 meilleurs d’entre eux ont décroché le Graal : Le podium des  meilleurs « Travel planner loisir » 2016 ! Sur la plus haute marche, on trouve Cloé Gasc de Toulouse, suivie de Fanny Demesy de Vesoul et de Nathalie Schmitt-Couval de Strasbourg. La grande gagnante a dépassé le million d’euros de volume d’affaires, les 2 suivantes l’ont atteint. C’est sous la forme de beaux voyages que la crème de la crème des vendeurs « loisir » d’Havas Voyages a été récompensée. Ce challenge, qui vise aussi à valoriser le reste des équipes des points de vente qui ne sont pas forcément les plus gros du réseau, est reconduit cette année.

LE QUOTIDIEN DU TOURISME – 15/02/2017

La C.F.T.C. vous informe : enfin un statut juridique pour les aidants

15 février 2017

Un aidant familial ou aidant naturel est une personne venant en aide à un proche dépendant ou handicapé. La France en compte 8,3 millions, dont 4,3 millions pour les personnes âgées. Pas facile de conserver son emploi dans ces conditions…. D’où un nouveau dispositif, en vigueur depuis ce 1er janvier.

Ménacés d’épuisement par leurs obligations professionnelles et familiales, 53 % des aidants sont des femmes, 57 % des conjoints et 17 % des membres de la familles (chiffres issus de la publication de la Caisse Nationale de Solidaité pour l’Autonomie CNSA). Malgré ces chiffres éloquents, ils n’avaient jusqu’ici aucun statut juridique (bien qu’ils aient pu bénéficier du congé de soutien familial). En effet, cepuis ce 1er janvier, les salariés ont droit au congé du proche aidant, créé par la Loi sur l’adaptation de la société au vieillissement et renforcé par la Loi Travail. Un décrêt du 19 novembre 2016 en définit l’application.

A la différence du cogné de soutien familial qu’il remplace, le congé de proche aidant peut être utilisé pour s’occuper d’une personne handicapée ou en perte d’autonomie avec laquelle le salarié réside ou entretien des liens étroits même sana parenté. Une convention ou un accord collectif d’entreprise ou, à défaut, une convention ou un accord de branche peuvent en fixer les modalités. L’ancienneté pour en bénéficier est réduite à un an, contre deux auparavant. La durée globale, renouvellement compris, reste fixée à un an maximum dans une carrière. Pour bénéficier du dispositif, vous devez formuler votre demande au moins un mois à l’avance (15 jours en cas d’urgence) ou au moins 15 jours avant la fin du congé en cours, en cas de renouvellement. Vous pouvez cesser totalement votre activité ou travailler à temps partiel, d’autant que ce congé est fractionnable. Pour la C.F.T.C. qui a soutenu cette loi, de tels assouplissements devraient permettre aux salariés et aux entrerpises de mieux gérer des situations humaines souvent difficiles.

 

LNLM – 15/02/2017

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