Les élus CFTC de CWT France et MEO vous informent : ma santé 2022 la CFTC salue l’esprit du plan

20 septembre 2018

Ce mardi, le Président de la République a présenté « MA SANTE 2022 » un vaste plan visant à améliorer notre système de santé et à réformer l’hôpital. Cette réforme structurante ambitionne, in fine, de transformer l’organisation de la santé pour les 50 ans à venir.

Comme pour le travail, Emmanuel Macron a décidé pour mener sa réforme, de « recentrer le système autour de l’individu », ici donc du patient. Le Président a prévenu qu’il faudrait 2 à 3 ans pour restructurer l’organisation. Et pour cause, c’est par le prisme de l’organisation de la santé que le gouvernement souhaite faire de cette réforme une réforme structurelle sur le long terme.

La CFTC se réjouit de cette volonté qui va permettre de sortir enfin d’une vision de la santé quasi exclusivement organisée autour de l’offre et de la demande, tel n’importe quel bien. Conçu pour une société où l’on vivait moins vieux, pour des pathologies aigües notre système de santé n’était plus adapté à la nouvelle cartographie sanitaire (déserts médicaux, vieillissement de la population, nouvelles pathologies, maladies chroniques…). Cette vue archaïque de notre système de santé est apparue plus criante encore ces dernières années.

Pour dessiner les contours de cette réforme, le ministère de la santé des affaires sociales et de la solidarité a lancé au printemps dernier une concertation avec l’ensemble des acteurs. A ce titre la CFTC, comme les autres partenaires sociaux, avait remis une contribution contenant 32 propositions. Elle se satisfait aujourd’hui de constater que bon nombre d’entre elles ont été reprises par le gouvernement.

Parmi elles :

  • La      sortie progressive du tout T2A par l’élaboration de nouveaux modes de rémunération pour accompagner  financièrement le parcours de soins. Si dans un premier temps seules les      insuffisances rénales chroniques et le diabète sont concernés, la CFTC      souhaite élargir la mise en place de financements transversaux autour d’un      épisode de soins à d’autres pathologies.
  • Face      à la perte de sens au travail que subissent les métiers de l’hôpital,      souvent dû à un manque de considération pour leurs missions, il était      urgent d’offrir à ces      acteurs de santé des perspectives de carrière en      facilitant leur mobilité et en dopant leurs compétences. A ce titre la      CFTC ne peut que se réjouir de la modernisation      annoncée du statut de praticien hospitalier qui permettra      les évolutions de carrière et fera tomber les frontières entre médecine de      ville et hôpital. Par ailleurs la CFTC salue aussi la revalorisation salariale      pour les infirmières des EPHAD promise par Emmanuel Macron. Qu’en est-il des autres professionnels de      santé soumis aux mêmes difficultés ? 
  • La      création de nouvelles structures de proximité, aux missions élargies et      dotés d’un financement adéquat. L’hôpital ne doit plus être la réponse à      tous les maux. Pour cela il faut faire émerger un nouveau modèle de permanence des soins      (à la ville) au sein duquel chaque acteur joue son rôle en fonction du      parcours du patient. Pour cela il faut dégager du temps médical et de      soin. La création de 4000      assistants médicaux s’inscrit en ce sens. La CFTC attend cependant des      clarifications sur les missions, les taches, et surtout les qualifications      inhérentes à ce nouveau métier.
  • Le      développement des Communautés professionnelles territoriales de santé, dites      CPTS. Si ces regroupements existaient déjà, il fallait les      doter de moyens normatifs et financiers permettant aux acteurs de ladite      communauté de travailler en parfaite intelligence (géographique,      populationnelle) pour élaborer les parcours de santé adéquats en fonction      de l’offre de soin.
  • L’accélération      et la mise en œuvre réelle du virage numérique dans la santé.      La CFTC espère que le Dossier Médical Partagé devienne enfin effectif. En      effet, le DMP a connu des évolutions conséquentes pourtant il n’a jamais      vraiment été déployé devenant ainsi l’Arlésienne du système de santé. Pour      la CFTC, le DMP doit être avant tout considéré comme un outil      d’amélioration de la qualité des soins. L’exercice individuel et isolé de      la médecine ne correspond plus aux enjeux actuels. Le dossier médical      partagé est un outil qui permet d’organiser et d’articuler les      interventions des différents professionnels de santé.

Pour mener à bien cette réforme, le Président de la République a annoncé un plan de 3.4 Milliards sur quatre ans au total. Si les moyens sont conséquents, on peut regretter que le gouvernement ne se soit pas attaqué à la structure du financement de notre système de santé, toujours trop cloisonné entre les différents acteurs (ville, hôpital, médico-social).

Mais, au-delà des financements, l’un des enjeux majeurs de cette transformation de notre système de santé est de redonner du sens et de la valeur à l’engagement médical et hospitalier. Un enjeu d’autant plus difficile à atteindre que, dans la santé comme dans d’autres secteurs, les aspirations des professionnels semblent être souvent liées à leur âge. Ainsi, si les baby-boomers étaient attachés à l’exercice isolé d’une médecine libérale et généraliste, une nouvelle génération semble préférer la médecine spécialisée, le travail collectif et de plus en plus des rémunérations alternatives au paiement à l’acte (salariat), plus en phase avec un désir de conciliation des temps de vie.

Pour la CFTC, il ne faut pas opposer ces générations et ces pratiques, bien au contraire. En effet, le succès de la réforme est justement conditionné à la diversification des pratiques (offre de soin), car elles permettront de s’adapter au mieux aux évolutions des besoins de santé (vieillissement, obésité, cancer).

LNLM – 20/09/2018

Les élus de CWT FRANCE et MEO vous informe: HANDICAP – LA CFTC A FAIT ENTENDRE SA VOIX

18 septembre 2018

La CFTC salue plusieurs mesures pour favoriser l’emploi des travailleurs handicapés

La CFTC accueille favorablement six mesures de la loi Avenir professionnel, votée le 1er août, destinées à favoriser l’emploi des travailleurs handicapés. Elles avaient été annoncées le 5 juin par la secrétaire d’Etat en charge du handicap, après une concertation à laquelle a participé la CFTC.

Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, avait annoncé le 5 juin 2018 une série de mesures destinées à favoriser l’emploi des travailleurs handicapés. Celles-ci faisaient suite à la première phase d’une concertation (du 15 février au 31 mai), consacrée à l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH), à laquelle la CFTC avait participé. Six mesures avaient été bien accueillies par la CFTC. Elles figurent maintenant dans la loi Avenir professionnel, votée le 1er août, et entreront en vigueur le 1er janvier 2020.

Le maintien du taux d’emploi obligatoire à 6 % de l’effectif salarié

Les travailleurs handicapés ne représentent en moyenne que 3,4 % des effectifs salariés dans le privé, au lieu des 6 % que les entreprises de 20 salariés et plus sont tenues d’employer. A défaut, celles-ci doivent verser une contribution à l’Association de gestion du fonds pour l’insertion des personnes handicapées (Agefiph). Ce taux de 6 % est maintenu et fera l’objet d’un débat parlementaire tous les cinq ans.

La priorité donnée à l’emploi direct

A l’avenir, il ne sera plus possible pour les employeurs de s’acquitter partiellement de l’OETH en passant des contrats de sous-traitance avec des entreprises adaptées ou des établissements d’aide par le travail. Certaines dépenses liées à ces contrats devraient néanmoins pouvoir être partiellement déduites.

Des accords agréés limités dans le temps

Les accords handicap agréés auront une durée de trois ans et seront renouvelables une fois. Au bout de six ans, les entreprises concernées qui ne respectent pas le quota de 6 % devront s’acquitter de la contribution à l’Agefiph. Elles en sont jusqu’ici dispensées – ces accords étant dérogatoires – tant qu’elles reportent la part non dépensée de leur budget « handicap » sur l’accord agréé suivant.

Trois autres mesures sont bien accueillies par la CFTC :

– la fin de l’exonération de sa contribution au FIPHFP pour le ministère de l’Education nationale ;
– la prise en compte des stagiaires et personnes en période de mise en situation professionnelle (PMSP) dans le taux d’emploi de travailleurs handicapés de l’entreprise ;
– le maintien d’une minoration de la contribution Agefiph pour les entreprises qui emploient des seniors handicapés, particulièrement touchés par le chômage.

La CFTC déjà engagée dans la seconde phase de concertation

La CFTC, prudente sur les effets de ces mesures, espère néanmoins que celles-ci contribueront à l’objectif des 6 % de travailleurs handicapés par organisation de vingt salariés ou plus. Elle est, depuis le 5 juin (et jusqu’en septembre), engagée dans la seconde phase de la concertation, sur l’offre de service aux employeurs et aux travailleurs.

 

LNLM – 18/09/2018

Les élus CFTC de CWT France vous informent : le comité de bienveillance des conditions de travail (suite)

18 septembre 2018

Bonjour,

Comme promis nous vous tenons informés de la démarche de vos élus CFTC relatif à ce dossier.

Ainsi que nous l’avons écrit dans notre blog, nous avons fait part à la direction de notre demande de mise en place de comités par site avec appel au volontariat des salariés cela en date du 11 septembre.

A ce jour, nous pouvons vous indiquer que la direction a pris note de nos courriels mais malheureusement aucun autre retour sur nos demandes.

Si comme tous vos élus vous sentez la nécessité d’avoir de tels comités sur l’ensemble de nos sites, n’hésitez pas à contacter vos élus : Nadia, Maud, Sylvana, Mireille, Marnia, Patrick, Philippe et Hélène.

Nous sommes toutes et tous toujours à l’écoute de nos collègues.

 

LNLM - 18/09/2018

 

Les élus CFTC de CWT France et MEO vous informent : prélèvement à la source

17 septembre 2018

Bonsoir,

Vous avez des questions sur le sujet ?

Si vous souhaitez obtenir gratuitement des informations attendez le 1er janvier 2019.

En effet, actuellement les appels au 0811 368 368 sont facturés 6 centimes d’euro la minute plus le prix d’un appel local, donc si vous pouvez attendre le 1er janvier 2019.

 

LNLM – 17/090/2018

Les Elus CFTC de CWT France et MEO vous informent : le plan pauvreté

17 septembre 2018

Pour la CFTC des mesures encourageantes dont la mise en oeuvre reste à préciser

Jeudi dernier, le Président de la République a présenté un vaste plan de lutte contre la pauvreté. Alors que 9 millions de personnes en France vivent sous le seuil de pauvreté, les mesures annoncées étaient très attendues. La CFTC salue la cohérence de l’ensemble du plan présenté. Elle reste toutefois vigilante sur la mise en place de certaines mesures.

La CFTC a pris connaissance du plan de 8 Milliards sur 4 ans destiné à lutter contre la pauvreté. Elle adhère à l’esprit de celui-ci basé notamment sur le principe de la prévention. En effet, en tentant d’œuvrer dès la petite enfance, en luttant via la détection contre les inégalités de destin, et en s’appuyant sur la formation, le gouvernement prend enfin en compte les parcours de vie dans sa lutte contre la pauvreté.

La CFTC salue également la mise en place de mesures actives et incitatives de retour vers l’emploi en faveur des bénéficiaires du RSA, tel que le droit à l’accompagnement ou la création d’un service public de l’insertion. Ce dernier permettra de mieux accompagner les individus et de valoriser les métiers de l’insertion et de l’accompagnement. Cet accompagnement doit aussi servir à renforcer l’orientation vers les formations les plus adaptés, tant à l’individu qu’aux besoins de la société.

Toutefois, si la CFTC salue l’esprit et la cohérence des mesures annoncées par le Président de la République, elle tient à faire part de sa surprise constatant l’oubli de certains publics. Si les jeunes sont une priorité, les retraités déjà très fragilisés par les mesures gouvernementales n’apparaissent nulle part dans les propositions, alors mêmes qu’ils représentent près de 12% des pauvres ! Outre les personnes âgées, ou encore les familles nombreuses, il semble que le plan fasse également l’impasse sur certaines thématiques. Ainsi logement et transport qui sont pourtant deux postes de dépenses très importants (et en proportion plus forte encore chez les pauvres) sont oubliés !

Par ailleurs, pour la CFTC si le plan est ambitieux, il doit se doter de moyens financiers et humains tout aussi ambitieux. Les 8 milliards sur 4 ans seront-ils suffisants pour atteindre les objectifs affichés ? Rien n’est moins sûr, d’autant plus si les chiffrages annoncés viennent grever les budgets des collectivités locales chargés de redistribuer les aides sociales. Il en va de même pour les effectifs. Comment monter en gamme dans l’accompagnement si dans le même temps le gouvernement incite les collectivités à réduire leur nombre d’agents ?

REVENU UNIVERSEL D’ACTIVITÉ

Porteuse d’un projet de revenu contributif d’activité, la CFTC attend des précisions sur le « contrat d’engagement et de responsabilité réciproque » ainsi que sur la notion d’activité. Elle défend sur ce point une approche élargie de l’activité qui prendrait en compte l’apport sociétal (bénévolat, aidants, parents au foyer…). L’accès aux minima sociaux étant par ailleurs devenu complexe, avec un empilement de mesures qui aboutissent à un système parfois inefficace, la CFTC est favorable à sa simplification. Elle y voit une réponse au non recours. Elle attend également plus de précisions sur les prestations visées par la fusion ainsi que sur les niveaux de revenus concernés par le RUA. Elle s’interroge en effet sur les conséquences sur un public plus large d’un éventuel effet de seuil (exemple des APL).

La CFTC salue donc les intentions du gouvernement. Mais elle sera attentive tant au respect des engagements pris qu’à la faisabilité de ceux-ci (chiffrage, détails des mesures, gouvernance). Elle prendra également toute sa place dans les concertations à venir pour améliorer les pistes évoquées par Emmanuel Macron.

 

LNLM – 17/09/2018

 

 

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