Airbnb accélère son expansion sur le voyage d’affaires

18 septembre 2017

250 000 entreprises déjà adeptes

En l’espace de deux ans, le nombre d’entreprises qui ont fait appel à Airbnb pour loger leurs salariés en déplacement a été multiplié par… 1000. Pour enfoncer le clou et affirmer ses ambitions sur le voyage d’affaires en France, la société californienne viendra pour la première fois « communiquer » sur ses offres pro lors de l’IFTM Top Resa. Le but : s’ouvrir à « l’ensemble de la chaîne du voyage ».

Airbnb veut faire jouer ses tarifs plus avantageux et sa flexibilité certaine par rapport aux traditionnels hôtels, pour imposer ce qu’elle nomme « une nouvelle idée du voyage d’affaires » – © Airbnb business travel

 

Les hôteliers peuvent continuer à craindre Airbnb. Après avoir, en moins de dix ans, révolutionné l’hébergement de voyage, le géant californien entend désormais accroître son emprise sur les déplacements professionnels.

Arrivé en début d’année pour prendre en charge le développement français du « business travel », Teoman Colakoglu, ancien agent de voyages d’affaires, note un récent et « réel engouement pour nos offres business ».

« Au niveau mondial, nous avons dépassé la barre des 250 000 entreprises faisant appel à nos services », explique-t-il, évoquant autant Google, Paypal ou Blablacar, que des sociétés de quelques salariés. En 2015, lors du lancement de l’offre « Airbnb for business », le même chiffre était de 250.

Aujourd’hui, l’offre « voyage d’affaires » d’Airbnb représenterait entre 10 et 15% de son activité, un chiffre en constante progression.

 

Première participation à Top Resa

Et le site d’hébergements entre particuliers, pour qui la France représente le deuxième marché mondial, veut maintenant accélérer cette expansion.

Dans quelques jours, Airbnb se rendra pour la première fois sur l’IFTM Top Resa, et a choisi pour l’occasion de s’installer uniquement dans le Club Affaires. « Cela prouve leur intérêt pour le marché business », estime Frédéric Lorin, directeur de la division tourisme de Reed Expositions France.

« C’est un rendez-vous incontournable où nous viendrons répondre à l’ensemble des interrogations des professionnels du secteur sur nos offres corporate », précise Teoman Colakoglu. « Nous voulons plus communiquer sur la stratégie », ajoute-t-il.

A savoir, clairement : « être au maximum référencé par les entreprises ».

 

« S’inspirer de ce qui a fait notre succès »

Sur son nouveau terrain de chasse, Airbnb veut faire jouer ses tarifs plus avantageux et sa flexibilité certaine par rapport aux traditionnels hôtels, pour imposer ce qu’elle nomme « une nouvelle idée du voyage d’affaires ».

« Nous nous inspirons de ce qui a fait notre succès, en jouant sur la porosité entre voyage loisirs et voyage d’affaires », résume Emmanuel Marill, directeur général France.

Une recette à laquelle sont ajoutés des éléments plus adaptés aux voyageurs d’affaires : logement loué en entier, critères de qualité minimum (au moins 80% des commentaires sur un logement doivent avoir 5 étoiles), check-in 24h/24, ou encore des équipements professionnels à disposition (wi-fi, bureaux)… Ce n’est qu’après cette sélection que les logements sélectionnés rentrent dans l’offre « business travel ready ».

Dans le même temps, un espace de « travel management » a vu le jour, permettant aux responsables de gérer les réservations de leurs employés, les frais de location, et même de suivre les déplacements des collaborateurs.

 

Les concurrents ne s’affolent pas

L’arrivée d’Airbnb sur le voyage d’affaires remonte à 2015.

La société californienne, qui fêtera ses 10 ans en août prochain, avait ensuite scellé, en 2016, des partenariats avec trois géants du voyage d’affaires : Carlson Wagonlit Travel, American Express Global Business Travel et BCD Group.

Le principe : les trois entreprises américaines ont intégré dans leurs offres clients la solution d’entreprise d’Airbnb.

Pourtant, ces dernières semblent sereines face à la croissance de leur concurrent. Sur l’économie collaborative dans le voyage d’affaires, « il y a des demandes et de l’intérêt sans aucun doute », nous avait confié Brigitte Nisio, directrice générale France de CWT France, en avril dernier.

Mais « il y a peu de clients français qui passent à l’action au point de l’intégrer dans leur politique de voyages. C’est davantage présent chez les Anglo-Saxons », tempère-t-elle. « Ce sont des sujets que nous regardons de près. Toutefois, nous n’avons pas un déplacement majeur vers l’économie collaborative ».

De son côté, Guillaume Col, P-DG France d’American Express, ne note dans son dernier baromètre EVP (Espace Voyages Professionnels, avril 2017), « pas de boom » de l’économie collaborative. « Les voyageurs en demandent plus, mais les entreprises ne leur en donnent pas », souligne-t-il.

Concernant le marché français, ce type de grands partenariats ne seraient pour l’instant pas à l’ordre du jour. « Mais on réfléchit à raisonner à échelle plus locale », explique le directeur « business travel » d’Airbnb France. « Nous voulons nous insérer de plus en plus dans l’écosystème business local ».

Un projet de croissance et de diversification confirmé par le directeur général France, intervenant à une conférence à Paris, le 5 septembre 2017. « Notre enjeu, c’est de se lancer sur l’ensemble de la chaîne du voyage », avait alors lâché Emmanuel Marill.

TourMaG – 18/09/2017

 

Secteur de l’énergie : le coût des voyages augmente

18 septembre 2017

l’aérien et l’hôtellerie suivent le cours du pétrole

Le secteur Energy, Resources & Marine de Carlson Wagonlit Travel prévoit pour 2018 une augmentation des tarifs hôteliers et de transports aériens pour les destinations stratégiques dans le secteur de l’énergie.

Selon une étude du secteur Energy, Resources & Marine de Carlson Wagonlit Travel (CWT) , les prix des transports aériens et des hébergements dans les destinations clés de l’énergie et des ressources maritimes augmenteront en 2018.

En cause, la reprise des investissements notamment logistiques des entreprises liées au secteur. Selon Raphael Pasdeloup, senior vice-president de CWT Energy, Resources & Marine « l’accélération de ces activités entraînera une augmentation du prix des voyages ERM, qu’il faudra gérer proactivement afin d’assurer l’alignement avec les budgets ».

Il y a fort à parier que les lignes aériennes à destination des régions les plus éloignées et l’hôtellerie augmentent leurs tarifs
. Ce sera notamment le cas dans la région de Stavanger en Norvège, où l’exploitation pétrolière est en augmentation.

A l’inverse, malgré l’importance de la région de Houston, les prix texans devraient plutôt baisser suite aux dégâts provoqués par l’ouragan Harvey.

TourMaG – 18/09/2017

Marietton rachète (encore) des agences

15 septembre 2017

Avec le rachat du réseau Celtéa Voyages, le groupe de Laurent Abitbol disposera de 30 agences et 7 plateaux d’affaires dans l’Ouest.

 

Marietton Développement renforce son maillage d’agences dans l’ouest de la France.

Le groupe Marietton Développement, dirigé par Stéphane et Laurent Abitbol, poursuit ses emplettes. Il vient d’annoncer une nouvelle acquisition de taille, celle du réseau Celtéa Voyages, après celle de Fram Affaires au printemps dernier, et confirme ainsi sa stratégie de croissance externe alors qu’il a mis la main sur Havas Voyages en janvier 2016.

Opéré par sa filiale nantaise Préférence Voyages, rachetée à François-Xavier de Boüard en 2015, le rachat de Celtéa Voyages (également membre de Selectour) « signe le renforcement de la présence du groupe dans la distribution et le business travel en Bretagne et dans les Pays de la Loire », explique un communiqué.

17 agences de voyages et deux plateaux d’affaires

L’entreprise était jusqu’ici une filiale de la Banque Populaire de l’Ouest. Fort de 40 ans d’expérience et réalisant 27,5 millions d’euros de volume d’affaires, le réseau breton aligne 17 agences de voyages, deux plateaux d’affaires ainsi qu’un service groupes. Ses équipes comptent 54 salariés. Patrick Malenfant, dirigeant de Préférence Voyages et David Bernin, directeur général de la distribution du groupe Marietton codirigeront cette entité qui va peser dans l’ouest.

Les axes « distribution » et « déplacement professionnel » de Marietton Développement disposeront désormais de 30 agences et 7 plateaux d’affaires en Bretagne et Pays de la Loire, en ne comptant pas les points de vente du réseau Havas Voyages, propriétés de la holding lyonnaise. A la clôture de son exercice 2016, Marietton Développement affichait un volume d’affaires d’un milliard d’euros pour 361 points de vente.

TOUR HEBDO – 15/09/2017

 

 

Indemnité de licenciement : la hausse de 25 % sera uniquement sur les 10 premières années d’ancienneté

15 septembre 2017

TRAVAIL Contrairement à la promesse du gouvernement, la hausse de 25% de l’indemnité légale de licenciement – une des rares concessions faite aux syndicats – ne concernera que les 10 premières années…

La revalorisation de 25% des indemnités légales de licenciement ne portera que sur les 10 premières années d’ancienneté, et non au delà, montre un projet de décret dans le cadre de la réforme du code du travail, dont l’AFP a obtenu copie jeudi.

Selon le décret, qui confirme une information de l’agence AEF, l’indemnité de licenciement s’établira à un quart de mois de salaire par année d’ancienneté, jusqu’à 10 ans.

Voulue comme un geste à destination des syndicats

Cela représente une hausse de 25% par rapport à la situation actuelle (1/5 de mois de salaire par année d’ancienneté). Mais après 10 années d’ancienneté, l’indemnité est maintenue à un tiers de mois de salaire par année d’ancienneté.

Cette revalorisation représente un geste à destination des syndicats très remontés contre la réforme du code du travail et le plafonnement des indemnités prud’homales qu’elle comprend. Elle avait été très fraichement accueillie par le patronat.

La CFDT et FO avaient applaudi la revalorisation, mais réclamé une augmentation plus importante: un doublement.

« 69% des salariés licenciés ont moins de 10 ans d’ancienneté »

Ce projet de décret doit être soumis vendredi aux partenaires sociaux à la Commission nationale de la négociation collective (CNNC). Le projet de décret précise également que l’indemnité concerne un salarié en CDI licencié alors qu’il compte huit mois d’ancienneté ininterrompu au service du même employeur.

Interrogé, le ministère du Travail a souligné que «69% des salariés licenciés ont moins de 10 ans d’ancienneté». Il a également défendu sa mesure, insistant sur le fait que «les salariés les plus anciens touchent des revenus plus importants et bénéficient donc mathématiquement d’une hausse plus importante» de l’indemnité de licenciement.

20 MINUTES – 15/09/2017

Réforme du Code du travail : que va changer le barème obligatoire des dommages-intérêts aux prud’hommes ?

15 septembre 2017

JUSTICE Les sommes versées aux salariés seront strictement encadrées…

Les banderoles, drapeaux et slogans se préparent pour la manifestation du 12 septembre contre les ordonnances. Les opposants à la réforme du Code du travail ne manqueront sûrement pas de dénoncer l’instauration d’un barème obligatoire aux prud’hommes. Présenté le 31 août dernier, il définit les montants minimum et maximum qui peuvent être versés à un salarié lorsque son licenciement est reconnu comme étant «  sans cause réelle ni sérieuse ».

Par exemple, un salarié licencié de manière abusive et comptant cinq ans d’ancienneté dans la société pourra obtenir entre 3 et 6 mois de salaire brut en dommages et intérêts (voir graphique ci-dessous). Un salarié présent dans l’entreprise depuis 29 ans (et plus) ne pourra pas toucher plus de 20 mois de salaire.

Un extrait du barème obligatoire pour les prud'hommes contenu dans les ordonnances.

Un extrait du barème obligatoire pour les prud’hommes contenu dans les ordonnances. – Ministère du Travail

La « peur » d’embaucher ?

Pour Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, l’instauration d’un plancher et d’un plafond est fondé sur un argument simple : le barème permettra une « lisibilité en cas de licenciement », ce qui enlèvera « l’incertitude sur la rupture potentielle [du contrat de travail] », qui serait un frein à l’embauche pour les employeurs. Des affirmations qui reprennent une position déjà défendue par le Medef en 2015.

Face à cet argument, les opposants aux ordonnances soulignent que la « peur d’embaucher » n’est pas le principal obstacle rencontré par les chefs d’entreprise. En juin 2017, l’Insee a ainsi dévoilé une note de conjoncture qui s’intéresse aux « barrières à l’embauche ». Les deux premiers freins identifiés par les entreprises sont « l’incertitude liée à la situation économique » (28 %) et « l’indisponibilité d’une main-d’œuvre compétente » (27 %) ». Les risques juridiques du licenciement ne sont cités que par 14 % des entreprises, et le coût du licenciement n’inquiète que 10 % d’entre elles.

Des juges aux mains liées ?

Selon la CGT, le barème obligatoire n’est rien d’autre qu’un « contournement du juge ». « Cela va permettre de connaître le prix à payer pour se séparer d’un salarié, quels qu’en soient les motifs » expliquait à 20 Minutes Fabrice Angéï, membre du bureau confédéral du syndicat.

Une vision qui n’est pas partagée par Deborah David, avocate spécialisée en droit du travail au cabinet Jeantet. « Le juge disposera d’une liberté encadrée, affirme-t-elle. Il aura toute latitude – dans la fourchette du barème – pour octroyer les dommages et intérêts qu’il estimera légitimes. » Elle rappelle en outre que les licenciements jugés comme étant « nuls » (discrimination, harcèlement, lanceur d’alerte) « sont exclus du barème », et pourront donc être lourdement sanctionnés.

Vers une diminution des recours ?

La réforme pourrait également faire chuter le nombre de saisines des prud’hommes, étant donné qu’il sera désormais possible de « prévoir » le coût du contentieux. « Il va certainement y avoir un désengorgement des conseils de prud’hommes avec davantage de ruptures à l’amiable » prédit Deborah David.

Une tendance facilitée par la loi Travail votée en 2016, qui avait changé la procédure de saisine. Résultat :  selon Mediapart, le nombre de recours a chuté de 20 % l’année dernière. La baisse atteint même 47 % si on compare mars 2017 avec mars 2016. « « La procédure est devenue plus compliquée, déplore Anaïs Ferrer, responsable du service juridique de la CGT. Un salarié ne va pas aller aux prud’hommes pour toucher 3 mois de salaire, sachant qu’il y a les frais d’avocat ». L’instauration du barème obligatoire, combinée au raccourcissement du délai pour saisir les prud’hommes (de 2 à 1 an) est clairement un mauvais signal pour les syndicats.

20 MINUTES – 15/09/2017

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