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Voyages d’affaires : la sécurité, entrave ou jackpot ?

Jeudi 28 septembre 2017

La sécurité devient la priorité des agences de voyages d’affaires

Le voyage d’affaires s’est largement internationalisé ces dix dernières années. De plus en plus de PME disposent d’un budget voyage et opèrent au moins sur deux marchés. Les comptes locaux diminuent, tandis que le besoin de sécurité des business travellers et de leurs entreprises croît corrélativement.

Toutes les grandes agences de voyages d’affaires s’accordent à dire : aujourd’hui le risque est partout et les entreprises n’hésitent plus à investir dans la sécurité, la question du retour sur investissement ne se posant même plus. Pour faire face à cette demande, toutes les agences de voyages spécialistes investissent, notamment dans les outils technologiques. Dès 2018, le cadre législatif qui régule leur activité est aussi amené à changer. TourMaG.com fait le point sur ce secteur en pleine évolution.

La sécurité est une condition essentielle au voyage. Le sujet est récurrent, en particulier dans le secteur du business travel.

Le dernier baromètre européen du voyage d’affaires réalisé par American Express Global Business Travel (Amex GBT) en avril 2017 indique que « la sécurité est le premier critère de définition d’une politique de voyage » en 2016 et que 64% des entreprises interrogées ont mis en place des dispositifs de suivi et de traçabilité des collaborateurs.

Car si l’entreprise a une responsabilité
vis-à-vis de ses salariés lorsqu’ils partent en voyage d’affaires (article L4121 du code du travail ; article 121-3 du code pénal ; jurisprudence de Karachi de 2002), l’agence de voyages d’affaires est également responsable de la bonne exécution des prestations, dans le cadre d’un voyage à forfait.

« La vente de billetterie sèche est exclue du tourisme, l’agence occupe dans ce cas un rôle de mandataire », précise Me Emmanuelle Llop, avocat associé pour le cabinet Equinoxe Avocats.

 

Changement de réglementation en 2018

Cette situation juridique va prochainement être amenée à évoluer.

En effet, « la nouvelle directive européenne des voyages à forfait prévoit d’exclure de son champ d’application le voyage d’affaires », ajoute Me Llop. Celle-ci prendra effet au 1er juillet 2018.

Il y aura toutefois une condition à cette exclusion : « l’opérateur de voyage devra avoir un contrat cadre avec l’entreprise, sauf s’il s’agit d’un one shot ».

Pour autant, la sécurité des voyageurs restera l’un des enjeux primordiaux des agences de voyages d’affaires.

Toutes investissent de façon exponentielle dans le secteur, notamment dans les outils technologiques. Amex GBT, Egencia, Carlson Wagonlit Travel (CWT), FCM Travel Solutions, BCD Travel proposent à leurs clients – business travellers et/ou travel managers – des outils prédictifs et informatifs, destinés à calmer leurs inquiétudes avant le voyage.

En partenariat avec des organismes internationaux spécialisés (International SOS, Control Risks Group), elles peuvent ainsi informer, mais surtout conseiller leurs clients.

 

La géolocalisation, nouvel enjeu

Mais là où les choses bougent vraiment, c’est sur le suivi du voyageur une fois arrivé à destination.

Les agences, en cas de problème sur place, sont notamment en mesure de fournir rapidement par mail à l’entreprise un rapport sur le parcours de son collaborateur, sur l’endroit où il est supposé se trouver d’après sa réservation aérienne et/ou hôtelière.

Egencia souhaite rendre ce système mobile. L’agence expérimente actuellement auprès de ses clients chargés de voyages au sein d’entreprises une nouvelle fonctionnalité qui leur permet de consulter ce fichier de reporting directement sur leur mobile et en temps réel et donc de localiser leurs salariés.

De son côté, BCD Travel sortira d’ici la fin de l’année 2017 un bouton pour que les voyageurs d’affaires puissent se signaler en sécurité sur son outil Trip Source, sur le même modèle que la fonctionnalité proposée par Facebook.

Le groupe CWT, quant à lui, travaille avec des sociétés d’audit sécuritaire pour intégrer à la réservation d’hôtels le critère de la sécurité. L’agence sera bientôt en mesure de signaler à ses clients quel hôtel à destination est plus sûr qu’un autre.

Le groupe réfléchit également à la problématique de la géolocalisation des voyageurs d’affaires, une pratique qui soulève la question de la « data privacy » des utilisateurs, en fonction de leur nationalité.

Courant 2018, le groupe prévoit toutefois de proposer un système de localisation à la demande, dans lequel le voyageur restera décisionnaire, s’il souhaite ou non utiliser cette fonctionnalité.

Chez FCM Travel Solutions France, ce dispositif est déjà mis en place. « Un bouton check-in permet au voyageur d’envoyer ses coordonnées GPS et de nous autoriser à le localiser, indique Jordy Staelen, le directeur général France et Suisse. En revanche, il n’est pas possible de le traquer. Le voyageur doit faire la démarche de se signaler, spontanément ou via une relance ».

 

La sécurité ne stoppe pas les voyages… Pour très longtemps

Les questions de sécurité, et le développement des outils qui accompagne cette thématique, ne constituent pas pour autant un frein aux voyages d’affaires.

Lorsqu’un événement grave survient, comme par exemple les récents attentats qui ont frappé la Belgique, l’Angleterre ou la France « nous avons observé une baisse assez importante des volumes sur 2 ou 3 semaines, suivi d’un retour à la normale, indique Guillaume Col, président-directeur général d’American Express Global Business Travel France, BeNeLux et Europe du Sud.

Car même s’il y a plus de contraintes ou de risques, le voyageur d’affaires continuera à voyager, il ira développer son business. »

« Une instabilité politique, une situation de crise ou de guerre sont les seuls cas de figure où le shift peut devenir dramatique, où le trafic peut être impacté.

Mais il ne faut pas oublier que dans le business travel, on parle le plus souvent de contrats signés d’entreprise à entreprise, qui courent sur des décennies, et qui font que nos clients doivent se rendre sur place », conclut Jean-Noël Lau Keng Lun, senior director product marketing chez Egencia.

TourMaG – 28/09/2017

Havas Voyages référence MagicStay.com

Mercredi 27 septembre 2017

MagicStay.com, plateforme spécialisée dans la location d’appartements courte durée pour les voyageurs d’affaires va être distribuée par les agences Havas Voyages.

L’offre de Magic Stay sera accessible en temps réel sur toutes les solutions de réservation du réseau de distribution : TravelSolutions, TravelMaker, TravelAssistant.

TourMaG – 27/09/2017

Face au numérique, les agences de voyages affûtent leurs armes

Mercredi 27 septembre 2017

Partagées entre des impératifs contradictoires de sécurité et de simplicité, attaquées sur leur modèle économique par des start-up plus agiles, les grandes agences de voyages hâtent leur mutation.

Fournir aux entreprises un outil de réservation de voyages d’affaires aussi simple que ceux du grand public, et élargir l’offre en y intégrant Uber, Airbnb et autres fournisseurs absents des systèmes classiques : c’est le pari de Tristan Dessain-Gelinet et Betty Seroussi, cofondateurs de Travel Planet. Créée à Lille il y a trois ans sur les bases d’une ancienne agence de voyages, cette « place de marché » a l’ambition ni plus ni moins de concurrencer les agences de voyages historiques, les « travel management companies » (TMC). « Pendant des années, le voyage d’affaires donnait plus de possibilités que le voyage privé. Aujourd’hui, c’est l’inverse ! Trop rigides, trop compliquées, trop chères, les TMC déçoivent. Alors, pour se différencier, on a choisi de changer le logiciel en plaçant le voyageur au même niveau que l’acheteur », explique Tristan Dessain-Gelinet. Et ça marche ! En trois ans, Travel Planet est passé de 8 à 80 collaborateurs, a développé un centre de R&D à Paris, ouvert une succursale en Australie et engendré 100 millions de chiffre d’affaires en 2016.

Un succès, certes, mais une goutte d’eau dans l’océan du voyage d’affaires, marché de 28 milliards d’euros annuels encore largement dominé par une poignée d’acteurs. Seules entités capables, à ce stade, de s’adresser aux multinationales en offrant des solutions harmonisées d’un pays à l’autre, les TMC n’ont pas dit leur dernier mot. Ringardes, vous pensez ? « Disons plutôt qu’elles sont prises en étau entre deux tendances contradictoires : d’un côté, les impératifs de sécurité et de maîtrise des coûts imposés par les entreprises, et, de l’autre, le besoin de personnalisation et de simplicité exprimé par les voyageurs. Elles font aussi face à un handicap majeur : celui de leur taille. Mais elles font des efforts indéniables pour évoluer », estime Michel Dieleman, président de l’AFTM (Association française du travel management).

Priorité au « physital »

La première réaction des acteurs historiques a été de passer au « physital », stratégie consistant à automatiser ce qui peut l’être, et à renforcer la valeur ajoutée sur des voyages complexes nécessitant une intervention humaine. « Aujourd’hui, 70 % de nos transactions sont réalisées en ligne par les voyageurs, et, sur celles-ci, 90 % ne nécessitent aucune retouche humaine, détaille Valérie Sasset, directrice générale de BCD. Résultat : la part des agents de voyages dans notre groupe a diminué de façon importante au profit d’autres métiers : développeurs, data scientists, etc. »

Ensuite, pour innover, les TMC se sont lancées dans des programmes d’accompagnement, d’incubation ou de rachat de jeunes entreprises innovantes. C’est notamment le cas de CWT, qui a signé deux partenariats : l’un à Paris avec un incubateur de start-up spécialisées dans la promotion du tourisme, le Welcome City Lab, et un autre dans la Silicon Valley avec l’accélérateur Plug & Play consacré au voyage et à l’hébergement. « Plutôt que de faire la politique de l’autruche, on a intérêt à créer des relations avec les start-up, explique Régis Pezous, directeur Product Incubation chez Carlson Wagonlit Travel. Les start-up répondent à des problématiques partielles. Aucune n’apporte de solution globale. C’est donc dans la collaboration grands comptes-TMC-start-up que nous avançons le mieux. »

Enfin, pour résister aux coups de griffe des start-up, rien de mieux que de passer soi-même en mode start-up. C’est ce que tente de faire Havas Voyages. Le groupe collabore actuellement avec six start-up, dont l’éditeur de logiciels iAlabatros, passé dans l’escarcelle du géant Sodexo en mars 2017.

Apprendre des start-up

Selon Michel Dinh, directeur général d’Havas Voyages, cette proximité avec de jeunes entrepreneurs a profondément changé la culture de l’entreprise. « Les start-up sont très orientées usage client, tandis que nous sommes traditionnellement orientés process. Ce rapprochement nous a permis de mettre de la vitesse dans ce que nous faisons, et de nous débarrasser de certains vieux réflexes, comme celui de ne pas lancer un projet avant qu’il soit définitif. Désormais, nous avons des cycles d’innovation beaucoup plus courts qui impliquent de ne pas être parfaits, d’apprendre de nos erreurs et de recommencer différemment. On doit changer de rythme. On n’a pas le choix, et c’est plutôt motivant. »

LES ECHOS – 27/09/2017

Union Européenne : les salariés français parmi les plus exposés à la dégradation des conditions de travail

Mardi 26 septembre 2017

SOCIAL La France est l’un des pays de l’UE les plus touchés par la dégradation des conditions de travail avec la Grèce et l’Espagne, d’après une étude publiée ce mardi…

« Une dégradation lente mais persistante des conditions de travail, engendrant ainsi une vulnérabilité face aux risques liés au travail supérieure à la médiane européenne ». La nouvelle étude comparative intitulée « Mesurer la vulnérabilité à la dégradation des conditions de travail dans les pays européens », dresse un tableau très sombre de la situation des salariés français.

La France parmi les trois pays les plus exposés

Selon cette étude publiée ce mardi par le Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET), la France fait partie avec la Grèce et l’Espagne, des trois pays de l’UE où les salariés sont les plus exposés à une dégradation de leurs conditions de travail.

La vulnérabilité est définie « comme le degré d’exposition des travailleurs à des risques cumulés sur le lieu de travail, ayant des effets néfastes pour le bien-être et la santé ». Elle est calculée par le CEET sur la base d’un indicateur agrégeant des facteurs liés à l’environnement de travail, « qu’il soit physique ou social » et des facteurs liés « au contenu et à l’organisation du travail (forte intensité du travail, faible complexité, horaires atypiques). Cet indicateur est alimenté pardes données des cinq dernières éditions de l’enquête européenne sur les conditions de travail (EWCS).

Des salariés des pays nordiques mieux lotis

Dans trois pays (Grèce, Espagne et France), la probabilité ainsi mesurée dépasse largement la moyenne entre 1995 et 2015. Elle est également importante au Portugal, en Italie, au Royaume-Uni et en Finlande.

Au contraire, les pays nordiques, à l’exception de la Finlande, ainsi qu’une grande majorité des pays d’Europe centrale se distinguent par de meilleures conditions de travail et par une moindre vulnérabilité de leurs travailleurs, souligne l’étude.

Inégalités selon l’âge et le sexe

Selon cette étude, le risque de voir ses conditions de travail dégradées varie selon le sexe. « Les femmes sont ainsi plus vulnérables que les hommes, toutefois cette tendance n’est pas commune à tous les pays : en France et en Irlande, le risque de dégradation des conditions de travail est plus prononcé pour les hommes que pour les femmes », écrivent les auteurs.

Outre le sexe, la probabilité de connaître des conditions de travail dégradées varie « considérablement par tranche d’âges » et est, en moyenne, plus élevée pour les moins de 25 ans et les plus de 55 ans.

D’autres variables sont le type d’emploi et le niveau de qualification : « les travailleurs indépendants et ceux pourvus de contrats de travail à durée déterminée sont plus exposés au risque de mauvaises conditions de travail. De même, les travailleurs non ou faiblement qualifiés, travaillant dans le secteur privé au sein de petites entreprises sont en moyenne plus vulnérables à la dégradation de leurs conditions de travail » écrivent les auteurs.

20 MINUTES – 26/09/2017

Réforme du Code du travail : un projet «déséquilibré» qui nécessite d’être «ajusté», estime la CFDT, la CFTC et l’Unsa

Mercredi 20 septembre 2017

SOCIAL Le gouvernement doit « ajuster les ordonnances et décrets d’application qui viendront afin de donner les moyens » au dialogue social, réclament les trois syndicats…

Les syndicats réformistes sont mécontents et le font savoir. Le projet de réforme du Code du travail est « déséquilibré », se fait « au détriment des salariés » en « facilitant les licenciements » ou « en imposant » une instance unique de représentation des personnels dont les moyens ne sont pas garantis, ont dénoncé ce mardi les numéros un de la CFDT, de la CFTC et de l’Unsa.

Le gouvernement doit « ajuster les ordonnances et décrets d’application qui viendront afin de donner les moyens » au dialogue social, réclament Laurent Berger (CFDT), Philippe Louis (CFTC) et Luc Bérille (Unsa), dans une tribune parue sur le site des Echos.

Le gouvernement « peut encore – et il doit – changer de trajectoire »

« Le gouvernement avait toute légitimité de légiférer par ordonnance pour réformer le marché du travail. Mais il l’a fait au détriment des salariés », écrivent les trois leaders, trois jours avant la présentation des ordonnances en Conseil des ministres. Le gouvernement « peut encore – et il doit – changer de trajectoire », insistent-ils.

Les trois syndicalistes dénoncent le fait que les ordonnances vont « faciliter » les licenciements, « au point d’imposer à la justice prud’homale une limitation des indemnités versées aux victimes de licenciements illégaux ». Autre critique : la décision de fusionner des instances représentatives des personnels, « sans garantir les moyens » que l’entité fusionnée et ses élus « auront pour exercer leurs missions ». Dernier exemple : la possibilité de négociation sans organisation syndicale dans les entreprises jusqu’à 50 salariés.

Ces mesures « déséquilibrent le texte au détriment des salariés », critiquent-ils. Ce « déséquilibre détourne la loi d’une de ses fonctions protectrices : rétablir des conditions de justice (…) car, de par le lien de subordination qui les relie, salarié et employeur ne sont pas dans une relation d’égalité et il revient à la loi et aux organisations syndicales, par leur présence dans les entreprises, de le compenser ».

20 MINUTES – 20/09/2017

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