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Archive de la catégorie ‘Actu des metiers du Tourisme’

Carte européenne d’assurance maladie, dédommagement lors d’un retard d’avion… La Commision européenne a listé les principaux droits et dispositifs dont les voyageurs européens peuvent bénéficier lors de leurs voyages.

Jeudi 6 juillet 2017

Crème solaire, papiers d’identités… parés pour voyager en toute sécurité ? Pas vraiment. Pour que les quelque 600 millions de voyageurs qui s’apprêtent à visiter l’Europe cet été profitent de leurs vacances dans les meilleures conditions, la Commission européenne a dressé la liste des dispositifs et des droits, parfois peu connus, pouvant leur être utiles. Une liste dont il est possible de s’inspirer pour conseiller vos clients.

Côté santé, incitez vos clients à demander la Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM), qui assure le remboursement des frais médicaux sur place. Déclinaison européenne de la carte vitale, elle permet à son détenteur de bénéficier d’une prise en charge des soins médicaux lors d’un séjour temporaire dans un des pays de l’Union européenne. Elle couvre également des maladies chroniques ou préexistantes, ainsi que le suivi de la grossesse et de l’accouchement. La carte s’obtient très facilement en ligne sur le site de la CPAM, gratuitement, même à la dernière minute. Une attestation temporaire est alors délivrée en ligne, avant l’envoi de la carte par courrier, qui demande en revanche une quinzaine de jours. Celle-ci est valable deux ans. Attention toutefois, cette carte ne remplace pas une assurance voyage privée, rappelle la Commission européenne.

Protection des voyageurs européens

En cas de besoin d’assistance de vos clients à l’étranger, la Commission européenne souligne également que, grâce à leur statut de voyageur européen, leur protection est assurée partout dans le monde, au sein de l’Union mais aussi en dehors. Si la France n’est pas représentée dans le pays dans lequel votre client se rend, il peut s’adresser à l’ambassade ou consulat de n’importe quel Etat membre de l’UE. La protection consulaire est la même pour tous les citoyens européens, quelle que soit leur nationalité. Cette protection comprend notamment une assistance en cas de décès, d’accident ou de maladie grave, d’arrestation ou de détention, et le rapatriement en cas de difficulté grave.

Les voyageurs français sont par ailleurs vivement incités par le Quai d’Orsay à s’enregistrer sur le dispositif Ariane. Celui-ci permet au voyageur, lorsqu’il effectue un voyage ou une mission ponctuelle, de se signaler gratuitement et facilement auprès du ministère des Affaires étrangères et du Développement international. Une fois inscrits, les voyageurs reçoivent les recommandations de sécurité par mail si la situation dans le pays le justifie. Ils seront également prévenus en cas de crise dans leur pays de destination, la personne contact qu’ils auront désignée le sera également en cas de besoin. Le dispositif s’applique à tout type de voyage : loisirs, mais aussi déplacements professionnels et les groupes scolaires.

Fin des frais de roaming

Via les fiches Conseils aux voyageurs, vos clients peuvent également s’informer des éventuels risques (politique, mais aussi environnementaux ou de santé, par exemple) sur leur destination.

Depuis le 15 juin, il est possible de rester plus facilement en contact avec ses proches lors d’un voyage en Europe. Téléphoner depuis l’Europe et vers l’Europe ne coûte pas plus cher. La Commission européenne a en effet mis fin aux frais d’itinérance (le roaming), ce qui permet de mettre fin aux surcoûts auparavant engendrés par l’envoi de SMS, les appels ou l’utilisation des données à l’étranger. Dorénavant, ils sont facturés par l’opérateur selon les conditions du forfait.

Pas d’écarts de conduite

Au niveau des transports, Bruxelles rappelle que les codes de la route ne sont pas les mêmes dans tous les pays. Un site permet d’en prendre connaissance avant de partir. Et inutile d’espérer échapper à l’amende en cas d’infraction à l’étranger : la réglementation européenne autorise l’échange d’informations entre les Etats membres, permettant aux autorités locales d’identifier et de notifier l’infraction ainsi que la sanction au conducteur en faute.

Pour ceux qui prennent le train ou l’avion, la Commission européenne souligne qu’en tant que passager européen en avion, en train, en bateau ou en bus, le voyageur a des droits. En cas d’annulation ou de retard sur leur trajet, différentes solutions sont proposées : remboursement total du montant du billet par le transporteur, réacheminement au point de départ ou acheminement à destination sans frais supplémentaires. Un droit méconnu dont certaines start-up, telles que Misterfox, Refund My Ticket ou Airrefund se sont d’ailleurs fait une spécialité. Un dédommagement doit être aussi être effectué en cas de perte ou d’endommagement des bagages. La Commission européenne rappelle aussi qu’en cas d’achat d’un titre de transport au sein de l’Union européenne, il n’est pas possible de demander au client de le payer plus cher en raison de sa nationalité.

TourMaG – 06/07/2017

CWT : CLAUSE DE LA DERNIERE CHAMBRE DISPONIBLE

Mercredi 5 juillet 2017

Clause de la « dernière chambre disponible » : un surcoût pouvant aller jusqu’à 5%

Carlson Wagonlit Travel affirme que de nombreuses entreprises payent un surcoût pouvant aller jusqu’à 5% de leur dépense hôtelière en raison de la clause de la « dernière chambre disponible » ou LRA pour Last Room Availability.

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CWT Solutions Group, la division de conseil de Carlson Wagonlit Travel, publie aujourd’hui une étude qui met en relief un écart d’au moins 5% entre la valeur perçue et la valeur réelle des tarifs avec la clause de la « dernière chambre disponible » ou LRA pour Last Room Availability.

Pour une entreprise ayant 20 millions de US dollars de dépenses hôtelières, cet écart pourrait représenter un surcoût de près de 1 million de US dollars par an. « Les tarifs hôteliers avec la clause de la dernière chambre disponible étaient pratique courante pour les accords hôteliers depuis les années 1980, et personne n’a jamais vraiment remis en question ce système. Mais après avoir étudié la situation en détails, il semble que cette référence ait perdu une partie de son attractivité », explique Eric Jongeling, directeur hôtel, CWT Solutions Group. « Notre étude met en lumière un écart entre 5% et 11% sur certains marchés : un écart que les travel managers doivent garder à l’esprit lors de la négociation de leurs contrats ».

Les tarifs LRA

Négociés dans les contrats hôteliers, ils existent depuis plusieurs années dans les programmes voyages. En pratique, s’il reste une chambre disponible dans un hôtel, quiconque possédant un contrat LRA peut la réserver aux conditions et au tarif négocié. Pour les entreprises ne possédant pas de tarifs LRA dans leurs contrats, et seulement sur les tarifs non LRA, le tarif sera sujet au pricing et à la disponibilité de l’inventaire au moment de la réservation.

Parmi les principaux enseignements de l’étude menée sur quelques 7 300 réservations hôtelières dans 97 pays en 2016 :

Il existe une différence de 5% entre la valeur perçue et réelle des tarifs LRA, cela peut se traduire par des pertes chiffrés en millions par an pour une société qui a une mauvaise perception des tarifs LRA.

44 % des hôtels facturent un supplément pour inclure une clause LRA

Il y a 12 % de chances pour que le voyageur ne puisse pas réserver à son taux contractuel, même avec une clause de LRA

De nombreux hôtels minimisent la nécessité d’inclure des tarifs LRA

La valeur perçue varie considérablement entre les différentes catégories d’hôtels et par ville.

DECISIONS ACHATS – 05/07/2017

Cybersécurité : Google impacté par un piratage du système Sabre

Mardi 4 juillet 2017

Une faille dans la cybersécurité du système SynXis CRS fourni par Sabre a entraîné la fuite des informations personnelles des voyageurs d’affaires de Google, dont les déplacements professionnels sont gérés par CWT.

Les problématiques liées à la cybersécurité sont plus que jamais au cœur du débat, alors que se multiplient les attaques de grande envergure. Il y a quelques semaines, le ransomware WannaCry avait déjà souligné l’urgence de la situation, en frappant à l’échelle mondiale. Cette fois, ce sont trois des plus grandes références du business travel et des nouvelles technologies liées au voyage qui sont concernés plus ou moins directement par un piratage informatique : les données des salariés de Google, dont les voyages d’affaires sont gérés par CWT, ont fuité suite à un piratage des informations transitant par le système SynXis de Sabre Hospitality. Sabre a signalé le problème à la TMC, qui en a alerté son client emblématique le 16 juin dernier, comme l’indique un document diffusé par Google à ses collaborateurs : « Sabre a informé CWT, qui utilise le système SynXis CRS, qu’un tiers non autorisé est parvenu à accéder aux informations personnelles associées à certaines réservations hôtelières effectuées via CWT », explique Google à ses salariés, en indiquant travailler avec les deux partenaires pour identifier les voyageurs d’affaires concernés.

La nature des informations concernées, et surtout la durée de la fuite, poussent Google à la prudence. L’intrusion aurait visé « le nom, les coordonnées, et les informations liées à la carte de paiement utilisée associée à certaines réservations hôtelières présentes dans le système SynXis CRS entre le 10 août 2016 et le 9 mars 2017« . Et de préciser : « l’enquête menée par Sabre n’a découvert aucune preuve d’accès aux informations telles que les numéros de Sécurité Sociale, de passeport, ou de permis de conduire« . Mais les acteurs impliqués manquent encore de certitudes…

Sabre a confié l’enquête à l’un des leaders dans le domaine de la cybersécurité, tandis que Google a décidé d’offrir à ses salariés un abonnement de deux ans à des services complémentaires de protection de l’identité et de surveillance bancaire, fournis par AllClear ID. De son côté, l’agence de voyages d’affaires refuse d’endosser la responsabilité de cette faille dans un système tiers, qu’elle n’utilise pas : « CWT a été informé par Sabre que des données voyageurs ont été consultées par des acteurs extérieurs suite à une brèche dans leur système « Hospitality Solutions / SynXis Central Reservation » (“SHS”), qui fournit la technologie de réservation et le support aux hôtels« , nous indique la TMC. « SHS n’est pas une plateforme technologique de CWT ni une solution utilisée par CWT« , souligne-t-on chez Carlson Wagonlit Travel.

Depuis plusieurs années déjà, les différents acteurs du voyage d’affaires investissent dans la personnalisation de leur offre : une logique qui, sans une sécurisation optimale de tous les maillons de la chaîne business travel, peut malheureusement s’avérer dangereuse pour le voyageur d’affaires et son entreprise.

VOYAGES D’AFFAIRES – 04/07/2017

L’agence qui s’occupe des voyages pro des employés de Google a été piratée

Lundi 3 juillet 2017

L’entreprise s’occupant de l’organisation des voyages des employés de Google a vu son système de réservation piraté. Conséquence : certains salariés du géant de Mountain View se seraient fait voler leurs données privées et bancaires.

Plusieurs employés de Google auraient vu leurs informations privées — et notamment bancaires — dérobées à cause du piratage de l’entreprise chargée des réservation d’hôtels pour leurs voyages.

L’entreprise concernée — Carlson Wagonlit Travel (CWT), filiale du groupe américain Carlson — s’occupe généralement de la gestion des déplacements professionnels des employés de la branche d’Alphabet Inc. Utilisant pour cela le système de réservation Sabre Hospitality Solutions SynXis, le leader de la gestion de voyage a découvert un peu plus tôt cette année que son outil de travail avait été corrompu par des hackers ayant récupéré les noms, informations de contact et cartes de crédit de différents clients — dont ceux de Google, même si ce n’était visiblement pas la cible principale du piratage.

Google a ainsi pris la mesure du problème en informant ses employés par une lettre en interne, annonçant que « CWT a directement prévenu Google de ce problème le 16 juin 2017. Nous travaillons depuis avec CWT et Sabre afin de confirmer quels voyageurs Google ont été touchés. (…) L’enquête de Sabre n’a découvert aucune preuve concernant le vol d’informations comme les numéros sécurité sociale, de passeports ou de permis de conduire. Cependant, comme SynXis CRS supprime les détails des réservations 60 jours après le séjour, nous ne sommes pas en mesure de confirmer les informations spécifiques associées à chaque réservation. »

Plus de peur que de mal donc, même si certains employés pourraient avoir de mauvaises surprises sur leurs comptes en banque dans les prochains jours. Pour essayer de prévenir des futurs problèmes, Google va offrir deux ans de « services de protection d’identité et de surveillance du crédit » à ses employés.

NUMERAMA – 03/07/2017

Frais GDS : quid du devenir d’Amadeus, Sabre, Travelport et consorts ?

Lundi 3 juillet 2017

les GDS sont forcés « à se réinventer »

Depuis que Lufthansa, Ukraine Int. Airlines, puis deux compagnies du groupe IAG (British Airways et Iberia) ont mis en place des frais sur les réservations de billets d’avion via GDS, les professionnels du secteur s’attendent à voir la pratique se répandre. Mais aussi à voir un système, vieux de 30 ans, se réinventer pour s’adapter aux nouvelles donnes du marché touristique.

Distributeurs comme GDS, tous se rejoignent donc sur un point : ces pratiques de surcoûts des compagnies aériennes remettent en cause un système vieux de 3 décennies.

Agents de voyages, responsables commerciaux de compagnies aériennes mais aussi responsables des plateformes elles-mêmes, tous en sont certains : si les GDS veulent survivre, ils vont devoir se réinventer.

Depuis 2015 et la mise en place de surcoûts sur les réservations de billets d’avions via GDS par Lufthansa, Ukraine Int. Airlines, British Airways puis Iberia ont suivi. Une règle qui devrait devenir progressivement se généraliser, d’après l’avis général.

Le but pour les compagnies : chercher de nouveaux revenus pour contrer le coût des GDS, et, par conséquence, écarter brutalement la distribution de leurs systèmes de vente, pour privilégier la vente de billets d’avions en direct.

Cette épidémie en cours interroge ainsi les spécialistes de la question, mais aussi les GDS eux-mêmes.

 

Du côté de la distribution

Tristan Dessain-Gelinet, directeur de l’agence de voyages Travel Planet parie lui sur un changement de rôle des GDS, mais aussi de business model.

D’après lui, les systèmes GDS ne sont pas amenés à disparaître, mais vont devoir évoluer : « les GDS vont devoir se repositionner, changer leur rôle. Devenir des outils technologiques de recherches d’informations, des plateformes presque exhaustives ».

« Mais je pense que cette utilisation va rapidement demander un coût, et au lieu de payer les agences, ils devront faire payer l’accès à leurs contenus.

On peut arriver à une inversion du business model« , estime-t-il. En somme, les agences pourraient être amenées à payer l’utilisation de GDS, alors que, depuis 30 ans, les GDS rémunéraient les agences.

« Ce genre de pratiques sont déjà au stade de réflexion avancée », poursuit-il.

Pour Christian Coulaud, patron de Versailles Voyages, le problème se situe surtout entre les GDS et les compagnies aériennes.

« Les GDS ne sont pas condamnés mais ils vont être forcés de se diversifier« , explique-t-il. S’ils restent des sources d’informations extrêmement précieuses pour la distribution, ils vont devoir proposer des services additionnels.

« Par exemple en proposant des vrais outils de combinaisons tarifaires, de comparaisons d’offres…« .

De son côté, Yannick Faucon, directeur général de Resaneo, voit également se profiler « une simplification des outils ». « L’idée va être de plus en plus de travailler en direct avec les compagnies« .

D’après lui, les GDS en l’état vont disparaître pour se transformer en « outils beaucoup plus simples d’utilisation qui proposent la même chose que maintenant mais en moins de temps ».

 

Du côté des GDS

Mais qu’en pensent les principaux intéressés ?

Chez Amadeus, d’après des sources internes, on travaillerait actuellement avec IAG « pour trouver une solutions à leurs besoins de distribution aujourd’hui et à l’avenir ».

« La distribution d’Amadeus a toujours évolué pour répondre aux changements de l’industrie touristique, et cette évolution se poursuivra ».

« Les voyageurs recherchent la cohérence, la transparence et le choix, et Amadeus croit fermement que la distribution indirecte reste la solution la plus rentable pour toutes les parties pour atteindre cet objectif à échelle mondiale », nous a-t-on expliqué, précisant que les canaux de distribution indirects représentaient environ 50% de toutes les réservations aériennes mondiales.

Dimitri Tsygalnitzky, directeur commercial France chez Sabre, l’affirme : « Je crois parler au nom des 3 GDS (Sabre, Amadeus et Travelport, ndlr) en disant que nous ne sommes pas surpris par les pratiques qui se mettent en place et que nous avions anticipé les choses.

Il nous faut aller vers plus de personnalisation et de flexibilité, comme le demandent les fournisseurs ».

D’après lui, il n’y a d’ailleurs pas eu d’impact significatif de la mise en place des surcoûts GDS, au contraire. « Dans nos chiffres, Lufthansa est en progression constante depuis 2015 sur Sabre« .

« De toute façon, les compagnies aériennes ne peuvent pas survivre sans GDS », tranche-t-il. « Les occulter reviendrait à revenir 50 ans en arrière, et leur demanderait des investissements colossaux ».

Mais évidemment, « on va devoir évoluer et continuer à travailler à notre diversification technologique. Il nous faut recréer de la valeur pour les compagnies aériennes, revoir notre modèle économique », poursuit Dimitri Tsygalnitzky.

Le but étant de permettre aux fournisseurs de commercialiser plus facilement leurs produits, et à la distribution de pouvoir mieux comparer les offres. Chez Sabre, les investissements technologiques représenteraient ainsi environ 1 milliard de dollars chaque année.

Distributeurs comme GDS, tous se rejoignent donc sur un point : ces pratiques de surcoûts des compagnies aériennes remettent en cause un système vieux de 3 décennies.

« Cela fait accélérer les choses, dans le bon sens », nous explique-t-on chez Sabre. « C’est un bouleversement, une révolution, et ce qu’il va se passer ces prochains mois va être très importants à observer », conclut Tristan Dessain-Gelinet.

TourMaG – 03/07/2017

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