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Inégalité hommes-femmes au travail : y a du boulot !

Vendredi 9 mars 2018

journée internationale des droits des femmes

Les Entreprises du Voyage et le SETO ont lancé une enquête en partenariat avec le cabinet Ithaque sur l’égalité hommes – femmes dans le secteur des agences de voyages et TO. Si les écarts de rémunérations sont plus faibles que la moyenne nationale, il reste encore quelques efforts à faire. A l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, TourMaG.com fait le point.

 

Dans la branche, plus de 80% des effectifs sont des femmes et la part des salariées monte à 86% dans les métiers spécifiques de tourisme.

 

C’est un des chantiers que souhaite mener le gouvernement : supprimer les inégalités salariales et supprimer d’ici 2022, l’écart de salaire entre femmes et hommes à poste égal.

« L’égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel et la loi Roudy sur l’égalité a 35 ans. Le principe, c’est à travail égal, salaire égal » avait déclaré en janvier dernier la ministre du Travail Muriel Pénicaud au Journal du Dimanche.

Sauf que dans les faits, les écarts de salaires sont de l’ordre de 22% en France selon l’édition 2018 des tableaux de l’économie française publiée fin février par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

L’enquête de l’Insee s’appuie sur les chiffres de 2015. Les femmes sont moins bien payées quelque que soit la catégorie socio-professionnelle (cadre, profession intermédiaire, employé, ouvrier). Toutes catégories confondues le salaire mensuel net moyen pour un salarié de sexe masculin atteint 2438 euros alors qu’il s’établit à 1986 euros par mois pour une femme.

Une situation que l’on retrouve au niveau au européen : les femmes ont gagné en moyenne 16% de moins que les hommes dans l’Union Européenne en 2016 avec des disparités selon les pays (source eurostat). L’organisme en charge des statistiques à l’échelle communautaire fait de son côté était d’un écart de 15,2% en 2016 pour la France.

Le gouvernement n’est pas seul à vouloir gommer les disparités, les Entreprises du Voyage (EdV) et le SETO également. « Jean-Pierre Mas (président des Entreprises du Voyage ndlr) a souhaité que le syndicat s’engage sur un accord de branche sur l’égalité hommes – femmes. Nous avons donc lancé une étude avec le SETO et le cabinet Ithaque dont nous venons de recevoir les premiers résultats » explique Valérie Boned, secrétaire générale déléguée des EdV.

« Nous souhaitons travailler sur un accord cadre pour que les entreprises puissent mettre en place un dispositif visant à l’égalité professionnelle » ajoute-t-elle.

Et selon cette enquête menée auprès des adhérents des deux syndicats (voir méthodologie en encadré) le tourisme s’en sort mieux que la moyenne nationale. Les différences de salaires (bruts) au 31 décembre 2016 sont plus faibles que celles observées sur les chiffres de l’Insee.

 

Des efforts restent à faire dans le tourisme

Toutefois des efforts restent à faire dans toutes les catégories socio-professionnelles.

Dans les 4 principaux groupes de classification (C, D, E et F), l’écart en faveur des hommes est compris entre 5 et 6%. Il est de 7% pour les employés (groupe B) et de 16% pour les cadres (groupe G).

L’écart se creuse encore si l’on tient compte des primes, de l’ancienneté et des gratifications et atteint 15% pour les employés et 20% pour les cadres.

Comme le met en exergue l’enquête, la branche est fortement féminine : plus de 80% des effectifs sont des femmes et la part des salariées monte à 86% dans les métiers spécifiques de tourisme.

Reste que, si la majorité des postes de cadre est occupée par des femmes (63%), les emplois de direction sont accaparés aux 2/3 par des hommes.

« S’il y a encore beaucoup d’hommes au poste de directeurs généraux, on sent une évolution » constate cependant Sophie-Caroline Dubois, manager de la division hôtellerie tourisme Page Personnel (PageGroup) « Manager, directrice de zone, directrice commerciale, directrice agences affaires, directrice des ressources humaines, les femmes commencent à gravir les échelons et cela se généralise. »

 

Les femmes percent le marché

Une tendance confirmée par Valérie Dufour, responsable de la rubrique Emploi de TourMaG.com : « les femmes sont en train de percer le marché ».

Une évolution positive tirée par la bonne santé du secteur. « Nos clients ont un tel besoin de candidats experts qu’ils souhaitent aujourd’hui trouver la bonne personne avec les bonnes compétences » poursuit Sophie-Caroline Dubois de Page Personnel.

Sur les conditions de travail : travail le dimanche, horaires variables, l’enquête d’Ithaque fait apparaître que les salariés masculins et féminins sont concernés dans les mêmes proportions par ces spécificités. Sur le télétravail en revanche, les femmes sont légèrement plus représentées.

Idem pour le temps partiel. Les femmes connaissent un taux de temps partiel supérieur (11%) à celui des hommes (9%).

Si des progrès restent à faire, la bonne nouvelle c’est que l’égalité hommes – femmes est un sujet de préoccupation du gouvernement mais aussi des instances représentatives de la profession.

Reste à savoir quels en seront les effets…

 

Zoom sur l’échantillon des répondants

92 entreprises adhérentes aux EdV et au SETO (représentant 5000 salariés) ont répondu à l’enquête menée par Ithaque. Les plus petites entreprises (moins de 6 salariés) représentent la moitié des répondants mais seulement 5% des effectifs. Les grandes entreprises (plus de 100 salariés) regroupent les 2/3 des emplois salariés.

La moitié des répondants appartiennent au Conseil professionnel des « distributeurs et assembleurs de voyage » mais ils représentent 1/4 des emplois. 18 sont TO et regroupent la moitié des emplois.

1/3 des répondants sont localisés en Ile-de- France.

Le voyage d’affaires représente 8% des entreprises répondantes et 1/4 des emplois. Parmi les métiers exercés par les salariés les emplois spécifiques au tourisme regroupent 3/4 des effectifs. Parmi eux, les emplois d’agence (loisirs et affaires) arrivent en tête avec près de la moitié des effectifs identifiés par l’enquête.

TourMaG – 08/03/2018

 

Amex : le voyage d’affaires sur une bonne dynamique en 2017

Vendredi 9 mars 2018

3,15% de croissance en 2017

D’après les derniers baromètres publiés cette semaine par les spécialistes du secteur que sont AmEx GBT et AirPlus, le marché du voyage d’affaires s’est très favorablement comporté en 2017, et devrait continuer sa croissance en 2018.

Quand les entreprises européennes vont mieux, elles voyagent plus.

D’après l’édition 2018 du baromètre American Express GBT, révélé mercredi 7 mars 2018 lors de la conférence annuelle de la société, le voyage d’affaires européen a en 2017 entamé une reprise qui dépasse toutes les prévisions.

Le marché a montré en 2017 une croissance de 3,15% et les dépenses voyages des entreprises européennes ont gagné 2,5% par rapport à l’année précédente.

« 3,15%, c’est un chiffre très dynamique pour un marché aussi mature que l’Europe », décrypte Mathieu de Lubersac, « business manager » chez AmEx GBT. « Cela prouve que le marché est très optimiste et moins conservateur qu’il y a encore un an ».

 

L’aérien a le sourire

Une bonne santé globale qui se reflète avant tout dans le premier secteur de dépenses des entreprises : l’aérien, qui représente près de 35% des budgets voyages des sociétés européennes (devant les hôtels à 25% et le rail à 13%).

Un baromètre publié mardi 6 mars 2018 par AirPlus International, autre spécialiste des déplacements professionnels, affirme que les dépenses des entreprises françaises en matière de billets d’avion ont aussi été en hausse en 2017 : le prix moyen du billet s’affiche désormais à 685 euros, soit 3% de plus qu’en 2016.

Sur le marché France, 87,5% des billets restent toujours émis sur des compagnies régulières, même si les compagnies low-cost gagnent du terrain sur le long-courrier et qu’elles représentent 50% des billets émis sur le court-courrier.

Autres enseignements apportés par AirPlus : l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie sont les pays les plus visités par les voyageurs d’affaires français, et Toulouse, Bordeaux et Nice sont les villes françaises les plus demandées.

« Un ordre qui pourrait bouger en 2018 avec la création de la ligne TGV Paris/Bordeaux, opérationnelle depuis juillet 2017″, note cependant un communiqué.

 

Pas d’effets « Brexit » ou « Trump »

Et pourtant, des facteurs comme le Brexit ou le « Trump ban » avaient laissé craindre un tassement du secteur en 2016 et 2017. Mais d’après les deux tiers des 1000 entreprises européennes interrogées par AmEx, ces deux événements géopolitiques n’ont eu aucune incidences sur leurs stratégies de déplacements. « Au contraire, le Brexit est pour certaines sociétés un facteur de voyages supplémentaires », note Mathieu de Lubersac.

Conséquence directe : AmEx GBT, l’un des leaders mondial sur le voyage d’affaires, se porterait très bien. Si elle ne communique d’ordinaire pas ses résultats financiers, la société aurait, d’après Philippe Chérèque, son président, connu une hausse de 10% de ses transactions en Europe en 2017. « Et le marché français se comporte très bien, la France continue de se tailler une part de lion dans le secteur », précise le président.

« La tendance est à la hausse et les premières semaines de 2018 le prouvent », ajoute-t-il.

Les observateurs du « business travel » voient ainsi le secteur progresser à nouveau en 2018. Les prévisions tablent sur une nouvelle croissance de 3,5%, portée notamment par les TPE/PME.

« Les petites entreprises veulent se développer, voyager, et donc faire de l’Europe leur marché », veut croire Mathieu de Lubersac. De quoi continuer à donner le sourire au secteur.

TourMaG – 09/03/2018

Travel Managers : « faire davantage d’économies », objectif prioritaire pour 2018

Lundi 5 mars 2018

Une fonction en pleine mutation

Virginie Pouget, Directrice Consulting Global chez Egencia, évoque les nouveaux objectifs et enjeux de la gestion de voyages des PME en 2018. Pour cette responsable « la gestion de voyages est en train d’évoluer considérablement, et plus particulièrement au sein des PME… »

La gestion de voyages d’entreprise dans les PME a considérablement évolué au cours des dernières années.

A tel point que certains n’ont pas hésité à prédire la disparition de la fonction de Travel Manager, surtout dans les PME.

Mais c’est plutôt une profonde mutation qui est en cours avec des attentes différentes de la part des entreprises.

« Celles-ci s’attendent à ce que leurs agences de voyages d’affaires apportent plus de valeur à leur activité en les aidant à faire des économies, gérer les dépenses et comprendre les habitudes de voyage de l’entreprise, souligne Virginie Pouget.

Elles exigent désormais de leur TMC des rapports détaillés, des analyses de dépenses approfondies et un ROI positif. Ces éléments sont même évoqués dès le début de l’approche commerciale, bien avant les questions liées aux inventaires et à la politique voyages.

En décembre 2017, nous avons demandé à des Travel Managers de PME de partager leurs principaux objectifs pour 2018. Les résultats étaient en parfaite adéquation avec les échanges que nous avions chaque jour avec nos clients.

En effet, 85 % considèrent que « faire plus d’économies » est un de leurs trois principaux objectifs pour 2018 (et même le premier objectif pour 60 % d’entre eux). Les autres objectifs de ce top 3 sont du même registre puisqu’ « augmenter la productivité des voyageurs » (50 %) et « améliorer la visibilité liée aux dépenses » (40 %) arrivent respectivement en deuxième et troisième position.

 

Améliorer la conformité aux politiques de voyages

De plus, la majorité des objectifs traditionnels que nous avions pour la gestion de voyages appartient désormais au passé pour les PME.

En 2018, « améliorer ou étendre la politique voyages », « améliorer le programme de gestion des risques voyageurs » et « parfaire les accords avec les hôtels et compagnies aériennes » sont les objectifs les moins visés par les Travel Managers des PME.

Ainsi, la fonction de « Corporate Travel Manager » qui a vu le jour dans les grandes entreprises industrielles des années 1970 pour des raisons spécifiques, à commencer par la complexité des procédures de réservation, ne cesse d’évoluer.

A l’époque, un cadre avait besoin d’un agent de voyages pour réserver et gérer les déplacements professionnels. C’est ainsi que sont nées les agences de voyages d’affaires (TMC).

Un modèle qui ne convenait pas à la plupart des PME compte tenu leur volume de réservations et des coûts qu’entraînaient l’embauche d’un Travel Manager ou les services d’une TMC.

Les nouvelles technologies ont désormais rendu caduc ce business model. Aujoud’hui la réservation d’un vol, d’un billet de train, d’une voiture ou d’une chambre d’hôtel sont accessibles en quelques clics et les outils de réservation en ligne se sont multipliés.

Les voyageurs réservent désormais eux-mêmes leurs voyages et les TMC ont adapté leurs offres et développé des outils pour gérer les programmes voyages aussi bien pour les grandes que pour les petites entreprises.

 

La « nouvelle génération » de Travel Managers

De leur côté les Travel Managers (travaillant généralement dans de grands groupes) ont dû repenser leur mission pour améliorer la conformité aux politiques de voyages de l’entreprise et réduire les dépenses voyages.

On en veut pour preuve les premières réponses d’une enquête publiée en janvier 2018 qui démontrent que 50 % des Travel Managers issus de grands groupes considéraient que « faire davantage d’économies » était leur priorité en 2018.

Dans le même temps, les PME se sont rendu compte du ROI qu’elles pouvaient réaliser en engageant un expert en voyages au sein de l’entreprise. En conséquence, ces « nouveaux » Travel Managers ont été intégrés aux achats voyages ou au service finance.

L’enquête d’Egencia auprès des PME révèle aussi que plus de 53 % d’entre elles prévoient une augmentation de leurs dépenses de voyages en 2018.
Selon une enquête effectuée en 2015 par GBTA et Sabre (The Transformation of the Travel Manager’s Role), près de 60 % des Travel Managers de l’Union européenne et de l’Amérique du Nord rendaient reportaient au service finance, comptabilité ou trésorerie.

« Dans ce nouveau contexte, souligne la Directrice Consulting Global, les Travel Managers doivent se tenir informés et s’adapter. Dans le même temps, les entreprises doivent valoriser leurs Travel Managers afin de les aider à gérer le programme voyages, garantir le respect de la politique voyages, s’assurer de la sécurité des voyageurs et gérer les dépenses voyages. »

Bien que la gestion de voyages soit désormais intégrée au service finance ou achats, nous identifions encore des facteurs clés de succès pour la « nouvelle génération » de Travel Managers :

 

Le Travel Management n’est pas mort

« L’insider » – Gérer un programme voyages ne signifie pas seulement faire des achats voyages ou contacter une TMC, c’est aussi avoir affaire à des personnes, c’est pourquoi le facteur humain est primordial.

De plus, un Travel Manager sera probablement plus efficace s’il vient de l’entreprise puisqu’il connaît la culture et les personnes et peut facilement identifier les parties prenantes. Si le Travel Manager ne vient pas de l’entreprise, la direction devra vraiment faire des efforts pour intégrer le « petit nouveau ».

« Formation »
– L’industrie du voyage est très particulière et complexe et utilise un langage spécifique. Maîtriser ce langage est un atout, surtout lorsqu’il est question d’échanges avec d’autres spécialistes du secteur. Par exemple, savoir ce qu’est un GDS est un point essentiel pour comprendre le système de réservation et représente un atout lorsque vous voulez lancer un appel d’offre pour trouver la meilleure TMC.

« Networking » – L’industrie du voyage évolue rapidement. De nouveaux acteurs, technologies et règles émergent chaque jour. Un Travel Manager doit donc avoir les ressources nécessaires pour rester informé, et sera d’autant plus efficace s’il échange avec ses pairs (via des associations, des événements organisés par les TMC, etc.). »

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le Travel Management n’est pas mort, car les TMC développent quotidiennement des solutions et des outils (rapports personnalisés, suivi des voyageurs, formations, aide aux négociations avec les fournisseurs, connaissance du marché, etc.) qui devraient les aider les à faire face à ces nouveaux défis.

TourMaG – 05/03/2018

LA CFTC de CWT FRANCE vous informe : permanence

Vendredi 2 mars 2018

Bonjour,

Elle aura lieu ludi 05 janvier au Kinetic à Boulogne-Billancourt – à partir de 11 H 00 – local syndical CFTC.

LNLM – 02/03/2018

Compte-rendu de la 2ème édition du CWT Digital Campus

Vendredi 2 mars 2018

Quels sont les enjeux de la transformation numérique ? Quel en est l’impact direct sur les métiers d’aujourd’hui et de demain ? Cette journée organisée autour du thème de la transformation digitale a permis d’aborder les sujets de l’intelligence artificielle, son utilisation actuelle et ses perspectives d’évolution, l’impact des nouvelles technologies sur les métiers d’aujourd’hui et de demain au travers d’interventions d’acteurs clés de l’industrie du voyage d’affaires mais également de secteurs comme l’énergie, les assurances ou encore la technologie.

Brigitte Nisio, Directrice Générale de CWT France et Agnès Benveniste, Directrice
Générale de CWT Meetings & Events ont eu le plaisir de recevoir le 13 février 2018 :

  • Oussama Amar, co-fondateur de The Family
  • Florence Estra, VP Digital Markeking d’Air France
  • Romain Liberge, CDO à la MAIF
  • Sylvie Joseph, Directrice de la transformation interne chez La Poste
  • Caroline Flaissier, CDO chez Total, Gas, Renewables & Power Total
  • Maxime Bozec, Travel Manager chez COVEA
  • Eneric Lopez, Strategy Director chez Microsoft
  • Guillaume Laporte, CEO de Destygo
  • Thomas Coville, Marin de l’année 2017, vainqueur de la Transat Jacques Vabre
    2017

Et au sein de CWT :

  • Laurent Comte, Vice President en charge des Opérations Service clients pour l’Europe, Middle East et Afrique.
  • Christophe Renard, Vice Président de CWT Solutions Group
  • Maxime Marembaud, Senior Director Products & Innovation de CWT Solutions Group
  • Regis Pezous, Director Product Incubation de CWT
  • Patrice Simon, CTO Strategy and New Product Development de CWT
  • Franck Quevillon, Director Global Hotel Strategy de RoomIt by CWT

Un changement en profondeur au sein des organisations
Le principal enjeu de la transformation numérique est d’accompagner la construction du monde de demain. Le digital impose de se réinventer sans cesse, nous assistons à une amélioration continuelle des services allant de pair avec une demande croissante d’hyperpersonnalisation. La transformation s’opère avec de nouveaux métiers. Les entreprises ont impérativement dû s’adapter et ont été amenées à repenser leur organisation interne, mais également à se réinventer et se transformer. Cela s’est traduit dans le secteur aérien, par une adaptation des offres avec l’arrivée des Low Cost, ainsi qu’une amélioration de l’expérience client face à des services comme Uber ou Airbnb.

« CWT met l’innovation au service du client et mise sur le digital avec une expérience individuelle et personnalisée. Tous les métiers sont transformés de l’intérieur car les besoins changent », explique Laurent Comte, VP Operations de CWT.

Il faut inventer de nouveaux services en permanence pour reconquérir des parts de marché, comme Total qui a ouvert une branche dédiée à la transformation digitale.

L’intelligence artificielle au profit de la productivité et de l’expérience client
« Nous parlons de l’intelligence artificielle sans en comprendre réellement le sens », Explique Eneric Lopez, Director of Program Management de Microsoft France. « Elle se manifeste réellement par une automatisation des tâches qui sont jugées répétitives. L’IA amplifie l’intelligence humaine en permettant d’optimiser le temps de travail pour se concentrer sur des tâches desquelles les employés tirent profit et intérêt personnel. »

CWT met l’intelligence artificielle au service l’expérience client et employé, notamment via des chatbots de plus en plus intelligents, intuitifs et rapides –à condition d’être entretenus et entrainés-, qui savent répondre à des questions simples. Dès lors que le dialogue évolue avec le client, celui-ci est redirigé vers un être humain qui saura répondre à des demandes plus complexes. L’échange sera ainsi plus épanouissant pour l’employé qui aura également plus de temps à consacrer à sa productivité.

L’IA joue ainsi ici un rôle essentiel sur la productivité des employés, desquels elle restera toujours en complément sans les remplacer, l’échange avec un être humain reste primordial pour l’expérience client.

CWT mise également sur l’IA en s’associant avec des startups comme Yapta et FLYR, afin d’optimiser les dépenses voyages de ses clients : « Le Price Tracker lancé en partenariat avec Yapta aux USA arrive cette année en France et en Europe permettra d’optimiser les dépenses voyages des clients de CWT en monitorant les prix dès la réservation, et de les modifier automatiquement si le prix baisse suffisamment pour éviter d’éventuels frais. On sait que l’optimisation des prix va générer entre 1% et 2% d’économies sur la totalité d’un budget voyages. On cherche ainsi la prochaine frontière de l’économie », conclut Régis Pezous, Director Product Incubation, CWT. La solution sera intégrée à Amadeus et Sabre en Mars, et implémentée à Travelport en mai prochain.

CW L’analyse prédictive au cœur des enjeux du voyage d’affaires
L’avenir du voyage d’affaires passera pas une analyse de la data toujours plus poussée, qui permettra de mieux gérer et maîtriser la dépense travel : « La dépense Travel & Expense est stratégique et représente aujourd’hui entre 1 et 3% des revenus de l’entreprise. Il y a deux façons de voir le travel management : soit comme un poste de coût pour l’entreprise : soit comme quelque chose au service des objectifs de l’entreprise. Il faut en comprendre le retour sur investissement. Et voir en quoi le voyage contribue aux objectifs business de l’entreprise ». Explique Christophe Renard, Vice Président de CWT Solutions Group.

RoomIt : la nouvelle division hôtelière de CWT
L’événement était également l’occasion pour CWT de présenter RoomIt, sa nouvelle division dédiée à la distribution des offres hôtelières. RoomIt, qui est un des axes importants de la stratégie 3.0 de CWT, simplifie le processus de réservation d’hôtel et centralise les meilleures options d’hébergement. RoomIt donne accès à plus d’un million de tarifs et 26 000 hébergements en France. L’objectif de cette division RoomIt by CWT est de créer et proposer une expérience nouvelle et innovante aux voyageurs avec un panel d’hébergements proposés dans le monde entier, ainsi qu’un accès personnalisé aux offres tarifaires les plus pertinentes. RoomIt construit de la personnalisation, du one to one grâce à des Data Scientists. CWT et RoomIt répondent ainsi à la montée en puissance de la Data, qui permet de mieux prédire les intentions des voyageurs et de mieux créer. Elle est au cœur de la stratégie des entreprises qui ont désormais besoin de data quantitative et qualitative.

« La première grosse étape de RoomIt a été de passer de 200 000 hôtels dans un GDS à 600 000 hôtels grâce à des partenariats forts comme Booking.com ou Expedia ou des contenus plus locaux. »
Franck Quevillon, Director Global Hotel Strategy de RoomIt by CWT

La transformation digitale, technologique et économique de la course au large
L’événement a également mis en avant La Route du Rhum qui fête cette année ses 40 ans. En effet, OC Sport a choisi CWT pour l’hébergement et le transport d’une des plus grandes courses au large en France et dans le monde. Avec 120 marins cette année, ce « formidable temps fort sportif populaire » sera un véritable événement pour les entreprises partenaires de bateaux ou de la course, comme l’explique Joseph Bizard, Sponsorship & Marketing Manager Offshore Sailing chez OC Sport. Grâce à la création d’une gamme de produits et de services spécifiques, les entreprises vivront cette expérience avec leurs clients et leurs prospects.

Cette journée s’est donc clôturée avec l’intervention de Thomas Coville qui a partagé la façon dont le digital a transformé les courses et la relation avec son sponsor Sodebo.

Marin de l’année. Record de distance parcourue en 24 heures. Premier marin à passer la barre des 700 miles en 24 heures. Record du tour du monde à la voile en multicoque. Thomas Coville cumule les records et les titres. En 2016, il réalise un tour du monde en solitaire en 49 jours. Il y a 18 ans, ce tour du monde avait été réalisé en 71 jours, avec 7 personnes à bord. L’écart de performance est saisissant. Sans rupture technologique et sans courir après un rêve impossible, cela n’aurait justement pas été possible.

Thomas Coville a expliqué que le pendant de l’intelligence artificielle était la bienveillance : « On a tendance à se focaliser sur l’aspect technologique, mais le point le plus important de cette révolution numérique est de ne pas oublier le facteur humain, les employés étant la richesse interne de l’entreprise. Ils accompagnent la transformation et ne doivent pas la subir. » Le monde de la navigation a été un des premiers touchés par la transformation numérique avec la digitalisation du vent, permettant de se projeter dans les heures suivantes et anticiper au maximum ses déplacements sur l’eau. Pour Thomas Coville, « Il faut investir dans l’échec pour réussir. »

« La transformation digitale ne fait que commencer. On va toujours chercher à faire encore plus et les métiers vont se développer. On va vers un besoin d’efficacité constant derrière lequel il faut mettre du sens. L’agence de voyage va encore évoluer, la data laisse aujourd’hui un champ de possibilités extraordinaire, puisqu’énormément de données du voyage d’affaires ne sont pas encore exploitées. » Concluait Laurent Comte, VP Operation – CWT.

TendaceHotellerie – 02/03/2018

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