Archive de la catégorie ‘Adhérents CFTC de CWT’

Comment Marietton est entré dans la cour des grands

Mercredi 6 janvier 2016

Fondée il y a quarante-sept ans, l’entreprise Marietton s’est fortement développée ces huit dernières années, avec l’arrivée d’un fonds d’investissement. Et ce n’est pas fini…

Depuis la création de l’enseigne familiale Voyages Marietton jusqu’à la constitution d’un groupe de plus de 400 points de vente, le chemin a été long. Installé dans la région lyonnaise, Voyages Marietton a été fondé en 1968, il y a presque cinquante ans, par la famille Abitbol : Gilbert et Claude, respectivement l’oncle et le père de Stéphane et Laurent, les actuels dirigeants.

Pendant trente-neuf ans, jusqu’en 2007, le miniréseau  est passé tranquillement de une à cinq agences. 2007, c’est  l’année où le fonds d’investissement Siparex est entré en scène, via une opération de LBO, portant le capital à 11,5 millions d’euros, aux côtés de la famille Abitbol (57 %).

Depuis cette date charnière, l’entreprise familiale est passée à une dimension industrielle. Les acquisitions se sont succédé à un rythme régulier : le tour-opérateur Aérosun en 2008, les dix-neuf agences MNV en 2010, le miniréseau de huit points de vente Envol Voyages en 2011, les deux agences Cocktail et les 55 agences du groupe Ailleurs-OVP en 2012, suivies du miniréseau Préférence en décembre 2014, composé de quatorze agences et six plateaux d’affaires. Toutes ces acquisitions ont été faites au sein du réseau volontaire Selectour Afat, dont Marietton est un membre historique (Selectour).

 Laurent Abitbol, devenu président du directoire de la holding Marietton Investissements, déclarait : « Nous souhaitons disposer le plus vite possible d’un réseau de distribution de 50 points de vente sur le territoire national, car je crois de plus en plus aux agences de voyages ».

À cette époque, le groupe Marietton réalisait un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros et visait 250 millions pour 2013, soit plus du double. C’est finalement dès la fin 2012 qu’il atteint cet objectif, via le rachat du groupe Ailleurs-OVP.

En tête des groupes intégrés

Début 2013, deux nouveaux partenaires financiers, Edmond de Rothschild Investment Partners (Edrip) et Crédit Agricole Régions Investissement (Calixte-Carvest), entrent au capital, en compensation de la diminution des parts de Siparex. Le capital de 22 millions d’euros se répartit essentiellement entre la famille Abitbol (52 %), Edrip (25 %), Siparex (13 %) et Calixte (6 %).

En 2015, loin de se reposer sur ses lauriers, Marietton poursuit son développement. On l’a dit intéressé par le dossier de reprise de Fram, mais le groupe s’oriente plus franchement vers la distribution. Il finalise le rachat des douze agences Auchan au printemps, et signe en septembre une négociation exclusive pour l’acquisition du réseau Havas Voyages, propriété de l’américain Carlson Wagonlit Travel.

Signée le 19 novembre dernier, l’acquisition est la plus importante jamais effectuée par Marietton. Depuis le 23 décembre 2015, après validation par les autorités de la concurrence, le groupe lyonnais est le nouveau propriétaire de 180 agences en propre à l’enseigne Havas Voyages et de 80 franchisés, représentant 122 agences, d’après les chiffres évoqués par Laurent Abitbol. Le groupe Marietton atteint un volume d’affaires consolidé de 1,2 milliard d’euros, avec 463 agences, selon le président du directoire, ce qui le place en tête des groupes intégrés sur le marché français.

Havas Voyages, marque Premium

Le montant du rachat reste inconnu, financé en partie sur les fonds propres du groupe et en crédit bancaire. Le capital est désormais détenu à 40 % par la famille Abitbol, à 28 % par Siparex, à 22 % par Edrip, à 6 % par Calixte-Crédit Agricole, et le reste par les cadres.

« La marque Havas Voyages redevient française et nous allons capitaliser dessus », dit Laurent Abitbol. La marque va se positionner sur le créneau premium, avec des agences haut de gamme et un service très qualitatif.

Les agences Havas réalisent un volume d’affaires de 850 millions d’euros, dont 650 millions dans le voyage d’affaires pour les PME-PMI. D’où la création d’un GIE spécifique avec le réseau Selectour Afat, pour négocier en commun les achats dans les transports. « D’ores et déjà, nous sommes les premiers acheteurs de la SNCF », se réjouit le président du directoire de Marietton Développement.

Les TO maison, Voyamar et Ailleurs, vont bénéficier de cette force de distribution supplémentaire. Selon Laurent Abitbol, les agences Havas devront réaliser 15 % à 20 % de leurs ventes avec cette production, notamment les nouveaux clubs Naya sur le Bassin méditerranéen.

Avec le rachat de Havas Voyages, Marietton est-il rassasié ? Pas vraiment. « Il nous manque encore 180 agences ! » déclarait Laurent Abitbol en septembre dernier. L’objectif est d’atteindre un périmètre de 650 adresses à terme. La priorité est donnée à la franchise Havas, qui devrait passer de 80 à 180 franchisés d’ici 2017. « Nous cherchons des affaires saines, situées dans des villes de plus de 10 000 habitants. » Avis aux intéressés.

TOUR HEBDO – 06/01/2016

Gaspillage: Les doggy bags obligatoires au restaurant depuis le 1er janvier

Mercredi 6 janvier 2016

CONSOMMATION Depuis le début de l’année, certains restaurateurs ont l’obligation de proposer aux clients de repartir avec leurs restes, afin de réduire le gaspillage…

Adoptée et assumée par plusieurs pays, notamment chez nos voisins anglo-saxons, la pratique du doggy bag se heurte souvent, en France, à la réticence des clients. Mais cela va peut-être changer. Depuis le 1er janvier 2016, les restaurateurs ont l’obligation de proposer aux clients rassasiés de repartir avec les restes de leur assiette.

Objectif : réduire de 50 % le gaspillage alimentaire

Il s’agit du dernier volet de la loi sur les biodéchets, votée en 2011, rapporte Le Parisien. Si l’ensemble des entreprises produisant plus de 10 tonnes de biodéchets par an doivent désormais appliquer des mesures de réduction ou de tri et recyclage, côté restauration, seuls les plus gros établissements, ceux servant plus de 180 repas par jour, seront assujettis à l’obligation, précise de son côté Europe 1. Le but étant de réduire de moitié la quantité de déchets alimentaires d’ici à 2025.

Des initiatives dans ce sens avaient cependant déjà vu le jour. Ainsi, à Paris, des emballages hermétiques conçus par la société TakeAway sont fournis depuis début décembre à une centaine de restaurants de la capitale.

20 MINUTES – 05/01/2016

Taxes, prime d’activité, gilet fluo… Tout ce qui change pour vous le 1er janvier

Mardi 5 janvier 2016

POUVOIR D’ACHAT Comme chaque année de nombreux changements vont impacter la vie des Français au 1er janvier…

Nouvelle carte des régions, Prime d’activité pour les petits revenus, gilet fluo pour les motards, protection universelle maladie : plusieurs changements vont intervenir le 1er janvier dans la vie quotidienne des Français comme chaque année. Et pour une fois, il y a plus de bonnes nouvelles que de mauvaises ? 20 Minutes fait le point.

*Les mauvaises nouvelles

-Plus de taxes sur les carburants

Les taxes sur le gazole augmentent de 3,5 centimes d’euro (taxe carbone et réduction de l’avantage fiscal), et de 2 centimes pour l’essence sans plomb 95. Cette hausse pourrait être compensée par la chute des prix du pétrole.

Carburants : Pourquoi les prix sont-ils si bas (et cela va-t-il durer) ?

-Le prix du timbre grimpe encore

Après une hausse historique de 7 % en janvier 2015, le prix du timbre va de nouveau augmenter, de 3,6 % en moyenne, passant de 76 à 80 centimes pour une lettre rouge et de 68 à 70 centimes pour une lettre verte.

*Les bonnes nouvelles

-Les tarifs de gaz à la baisse

Les tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie (ex-GDF Suez) à 6,4 millions de consommateurs en France, baisseront en moyenne de 2 % hors taxes le 1er janvier. Il s’agit du quatrième mois consécutif de baisse des tarifs réglementés, qui ont baissé en moyenne de 10,9 % depuis le début de l’année. Gros bêmol, la taxe intérieure de consommation sur le gaz naturel (TICGN) enregistrera parallèlement une forte hausse à cette date de 2,64 euros par mégawattheure à 4,34 euros/MWh le 1er janvier.

-Simplifier la vie de certains assurés de la sécu

La protection universelle maladie vise à simplifier la vie des assurés en cas par exemple de divorce ou de déménagement et d’éviter les ruptures de droits. Le statut d’ayant droit disparaît pour toutes les personnes majeures : on ne dépend plus de quelqu’un pour être affilié à la Sécu. Elle comprend aussi une affiliation à titre personnel dès l’âge de 18 ans (ou 16 ans avec accord parental) et la mise en place d’une carte Vitale dès 12 ans, sur demande des parents.

-Prestations d’assurance maladie revalorisées

Les montants des indemnités journalières maternité et des prestations invalidité du régime général sont relevés de 1,5 %, de 0,6 % en cas de maladie.

-Légère augmentation du Smic

Toujours mieux que rien. Le salaire minimum de croissance (Smic) augmente très légèrement, de six euros nets par mois. Il s’élèvera à 9,67 de l’heure soit 1.466,62 euros bruts mensuels, 1.143 nets. A Mayotte, tout jeune 101e département en cours de rattrapage socio-économique, le Smig (g pour garanti) va également augmenter de 0,6 %, à 1.141,30 euros, mais les salariés y sont encore aux 39 heures.

-La prime d’activité fait son arrivée

Cette nouvelle aide aux travailleurs à revenus modestes remplace deux dispositifs jugés trop complexes et peu efficaces, le RSA activité (complément à un petit salaire) et la Prime pour l’emploi (crédit d’impôt). Environ 5,6 millions d’actifs pourraient en bénéficier. Premier versement le 5 février.

Un simulateur pour calculer ses droits à la prime d’activité

-Déduction supplémentaire pour les services à la personne

La réduction passe à 2 euros pour toutes les activités de services à la personne à compter des périodes d’emploi débutant le 1er décembre 2015. Elle était de 1,50 euro pour la seule garde d’enfants de 6 à 13 ans, et de 0,75 euro pour toutes les autres activités.

-Fin de la taxe tampon

La TVA sur les protections hygiéniques féminines va passer de 20 % à 5,5 %. Coût pour l’État, 55 millions d’euros annuels. Reste à voir si cette baisse sera répercutée sur les prix.

-Prêt à taux zéro élargi

Il est élargi et simplifié pour permettre à davantage de ménages d’accéder à la propriété, notamment les jeunes actifs : financement jusqu’à 40 % du logement, plafonds de revenus relevés, durée du prêt peut étendue jusqu’à 20 ou 25 ans, remboursement démarrant à partir de 5, 10 ou 15 ans, utilisable partout en France (neuf ou ancien à rénover).

-Une indemnité kilométrique vélo facultative pour les salariés

L’employeur pourra prendre en charge le coût des trajets domicile-travail en vélo des salariés via une indemnité fixée à 25 centimes d’euro le kilomètre.

-Les clients des banques mieux informés

Les banques devront informer gratuitement leur clientèle, avant prélèvement sur leur compte, du montant et de la dénomination des frais bancaires liés à des irrégularités ou à des incidents de paiement qu’elles compteront leur débiter.

*Par ailleurs

-Un gilet fluo obligatoire pour les deux roues

Comme les automobilistes, les conducteurs de deux ou trois roues motorisés devront disposer d’un gilet jaune « de haute visibilité » à portée de main, et le porter en cas d’arrêt d’urgence. Les contrevenants encourent une amende de 11 euros en cas d’absence de gilet à bord, de 135 euros s’ils ne le portent pas à la suite d’un arrêt d’urgence.

-Complémentaire santé pour tous les salariés

Les entreprises vont devoir proposer à leurs salariés une complémentaire santé (assurance, mutuelle ou institution de prévoyance) qu’elles financeront à hauteur de 50 %.

-Des prix plus lisibles pour réserver son hôtel

Pour les réservations d’hôtel en ligne, les professionnels du tourisme vont afficher des prix de nuitées plus lisibles, en y incluant les taxes et les prestations (petit-déjeuner, wifi).

-LCI sur la TNT

LCI deviendra la 26e chaîne de la TNT gratuite au début de l’année. La chaîne du groupe TF1 a promis de se démarquer de ses concurrents BFMTV, iTÉLÉ et de la future chaîne d’information du service public en proposant davantage de magazines et des sujets plus légers.

-Détecteur de fumée obligatoire

L’obligation d’installation d’un détecteur de fumée dans tous les logements, initialement prévue le 8 mars 2015, entrera finalement en vigueur vendredi. La loi requiert l’installation d’au moins un appareil par habitation par le propriétaire du logement. Le bailleur peut soit fournir l’appareil à son locataire, soit lui rembourser son achat.

Détecteur de fumée : Cinq choses à savoir avant de vous équiper

Détecteurs de fumée : 3 conseils pour éviter les fausses alertes

-Un nouvel Hexagone

La carte de France change. La métropole passe de 22 régions à 13. Certaines sont restées en l’état, dont la Bretagne ou l’Ile-de-France, d’autres ont été fusionnées. Les conseils régionaux ont été élus en décembre : sept sont dirigés par la droite, cinq par la gauche, et la Corse par les nationalistes. Reste à baptiser ces nouvelles collectivités agrandies.

Naissance aussi de la Métropole du Grand Paris qui regroupe la capitale et 130 communes limitrophes.

20 MINUTES – 05/01/2016

Comment le Snav tente de réussir la transition numérique

Mardi 5 janvier 2016

Tour Hebdo a interrogé Frédéric Vanhoutte, le responsable de la commission « voyage connecté », sur les dernières avancées du syndicat concernant les chantiers liés à la technologie.

C’est l’un des grands défis du syndicat et l’une des volontés affichées par Jean-Pierre Mas lors de son arrivée à la présidence du Snav l’été dernier : passer à l’ère du digital, pour mieux y faire entrer les adhérents qui n’auraient pas encore pris la mesure de la mutation en cours.

Il est plus que temps ! La France tente enfin de renforcer l’impulsion nationale dans ce domaine, en annonçant la création officielle de l’Agence du numérique, qui regroupe les différentes missions que s’est fixées l’Etat : le déploiement du très haut débit, la promotion de la French Tech (le dispositif d’aide aux start-up), et la diffusion des usages Internet auprès des citoyens.

Le moment de faire le point sur l’avancée des travaux du syndicat des agents de voyages en matière de numérique, avec Frédéric Vanhoutte, responsable de la commission « voyage connecté » du Snav, qui dégage quatre chantiers prioritaires dans le digital.

1) Refondre le site Internet. Le site Snav.org mériterait un sérieux lifting. « On y travaille pour le rendre plus ouvert, plus interactif », répond Frédéric Vanhoutte, interrogé sur le sujet. Il confirme que le site a été conçu voici plusieurs années par Amadeus, comme le suggère l’url (l’adresse Web du site), http://www.snav.org/Snav/public?controller=fr.amadeuspro.fo.HomeContent.

« Il s’agit de faire cohabiter des sites distincts qui ne se nourrissent pas l’un et l’autre », précise le responsable. Des interactions pourraient également être développées avec Facebook et Twitter (le Snav n’a pas encore de compte sur l’oiseau bleu à ce jour). Pour l’heure, pas d’échéance pour ce chantier jugé majeur, mais qui dépendra des budgets et des ressources qui pourront lui être alloués.

2) Elaborer un « manifeste de la data ». « La data représente un critère économique, mais revêt aussi un volet très important qui concerne la protection de la vie privée, à travers les données personnelles », souligne Frédéric Vanhoutte. L’idée, qui germe depuis la rédaction d’un premier manifeste voici déjà trois ans après un déplacement dans la Silicon Valley, pourrait voir le jour au sein du Snav.

« On pourrait à terme créer un label garantissant un certain nombre d’engagements en la matière, pour se démarquer de certains sites de ventes directes », précise-t-il. Le dossier fait l’objet d’un travail collégial, avec l’appui de managers en charge du e-commerce d’entreprises du secteur, comme Romaric Bau (Transat France), Audrey Eymard (Havas Voyages), Thomas Saison (Kuoni) et Marc Lacouture (Promovacances).

3) Sensibiliser aux modes de paiement online. Le projet consiste à informer les adhérents à propos des différents modes de paiement en ligne, notamment sur le voyage d’affaires, des cartes logées, en passant par les nouveaux modes de paiement dématérialisés que proposent désormais des acteurs comme Visa via une filiale dédiée, ou encore AirPlus. « De quoi faire de précieux gains de productivité », constate Frédéric Vanhoutte.

4) Imaginer un concept de l’agence du futur. Le responsable de la commission voyage connecté rêve de pouvoir élaborer un concept de l’agence du futur, qu’il imagine telle une « sorte d’Apple Store du voyage », pour donner des pistes aux adhérents, et faire comprendre la nécessité, pour les entreprises qui peuvent se le permettre, de se doter des compétences ad hoc, comme de celles d’un data analyst.

« Il faut aussi expliquer les outils technologiques qui sont déjà disponibles sur le marché, et que certains clients utilisent », comme le Beacon en aéroport par exemple, qui permet aux voyageurs d’accéder via leur smartphone, et par géolocalisation, à des parcours fléchés, à des promotions dans les boutiques de proximité, aux informations sur un retard d’avion, etc.

« C’est un chantier global, souligne-t-il, qui implique la formation, la communication, la technologie… et concerne ainsi toutes les composantes du Snav », conclut Frédéric Vanhoutte. Reste à pouvoir mobiliser les ressources humaines et les moyens financiers pour obtenir des avancées concrètes.

TOUR HEBDO – 05/01/2016

Digital : Air France investit 60 M€ cette année dans le parcours client

Mardi 5 janvier 2016

A l’occasion de la 3e édition de ses « Digidays », la compagnie a présenté ses dernières avancées pour numériser le parcours client, avant le vol et à l’aéroport.

 

700 bornes numériques interactives sont en cours de déploiement dans les 180 escales d’Air France, dont 250 à CDG. ©Air France

Pour la troisième édition des #AFDigiDays, l’événement que la compagnie consacre aux annonces à la presse concernant ses nouveautés digitales, Air France a mis l’accent en fin de semaine dernière à Paris sur le « parcours 100% numérique » en aéroport.

Pour améliorer l’expérience client dans ce domaine, la compagnie dit consacrer environ 60 M€ cette année, un investissement peu ou prou identique à celui réalisé l’an dernier pour développer le parcours digital, selon un porte-parole d’Air France. Objectif, rendre l’expérience digitale du passager « la plus lisible, ludique, simple et rapide » possible, « en se basant sur les usages des clients les moins fréquents », souligne Jacques-Olivier Guichard, responsable de la stratégie mobile d’Air France.

Parmi les nouveautés dont le déploiement est prévu courant 2015, les bornes interactives permettent à la fois d’acheter des options sur son vol et d’éditer directement son étiquette bagage (« en deux clics supplémentaires », assure un responsable) avant la dépose automatique du bagage (moyennant le scan de l’étiquette par le passager).

Air France indique que 700 de ces bornes seront installées dans les 180 escales de la compagnie dans le monde, dont 250 à Roissy-Charles-de-Gaulle. L’aéroport de Roissy est pour l’heure équipé de seulement 20 de ces bornes, Air France en prévoyant une cinquantaine d’ici la fin de l’année sur la plate-forme.

Le personnel au sol d’Air France équipé d’iPad pour assister les passagers

La dépose-bagage automatique est censée s’effectuer en « 45 secondes« , sur les deux aéroports parisiens, dont la moitié des zones de dépose-bagage sont automatisées, indique Air France. La compagnie se fait fort de redéployer ses agents, désormais équipés de tablettes tactiles et libérés de ces tâches aujourd’hui automatisées, pour assister les passagers en cas de difficultés.

Quelque 400 iPad seront déployés à CDG et dans les autres aéroports européens. De quoi permettre d’accéder à l’ensemble du dossier réservation du client, pour le modifier (en vue d’un éventuel surclassement) ou acheter des prestations complémentaires, comme l’accès au salon ou un siège à emplacement spécial (issue de secours notamment).

Par ailleurs, Air France teste les portes d’embarquement automatiques (déjà en vigueur à Vienne depuis plusieurs années), une procédure qui a « un impact sur la ponctualité, du fait de la fluidité de l’embarquement« , plaide-t-on à Air France, dans la mesure où, si un problème survient, un agent de réservation intervient pour traiter le problème sur l’une des files, sans bloquer l’ensemble des passagers.

Egalement au programme : l’arrivée de l’appli Air France Presse (accès à une sélection de titres de presse en fonction de sa classe de résa), sur smartphone, en plus des tablettes, disponible 30 heures avant l’embarquement. Enfin, l’arrivée de la technologie Beacon, notamment à l’entrée des salons Air France, permet à la compagnie de « pousser » des propositions géolocalisées en fonction des prestations locales (menus, offres diverses…).

TOUR HEBDO – 05/01/2016

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