Archive de la catégorie ‘Adhérents CFTC de CWT’

Le MICE a sa filière, lancée par Bercy !

Jeudi 26 novembre 2015

Lors des premières Assises des Services qui se sont déroulées le 17 novembre 2015, Emmanuel Macron a lancé la filière «Rencontres d’Affaires et Événementiel», en copilotage avec le secrétariat chargé du Commerce Extérieur. Elle sera pilotée par Renaud Hamaide, Directeur Général de Comexposium.

Le Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique a officiellement lancé les trois grandes filières de services, dont celle «Rencontres d’Affaires et Événementiel». Le communiqué publié par l’unimev explique que « Ces filières, qui ne se substituent pas aux branches, seront des lieux d’échange, de partage et de décisions pour l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur (associations, entreprises, donneurs d’ordres, prestataires, syndicats, etc.) avec les pouvoirs publics ». Pour la filière Rencontres d’affaires et événementiel, c’est Renaud Hamaide, Directeur Général de Comexposium, qui s’engagera comme pilote pour faire avancer les missions prévues.

Pour Renaud Hamaide, la création d’une structure permanente et pérenne « vient consacrer notre filière au même titre que les filières industrielles. Cette filière sera la seule à travailler à la fois avec le Quai d’Orsay – via le Commerce Extérieur – et Bercy ; indéniablement nos activités œuvrent à la fois au développement des autres filières économiques mais également au rayonnement de la France et de ses entreprises à l’international. Je suis fier de porter ce projet fédérateur et constructif qui rassemblera toutes les forces vives intéressées au succès de nos métiers ».

Les premières réunions de comités stratégiques avec présentation de listes d’actions auront lieu d’ici le printemps 2016 pour une mise en œuvre de propositions de contrat de filière dès l’été 2016.

DEPLACEMENTS PRO – 25/11/2015

L’approche « direct connect » de Lufthansa est problématique, selon CWT

Jeudi 26 novembre 2015

Jusqu’à présent Carlson Wagonlit Travel (CWT) s’était fait plutôt discrète sur l’ »Affaire Lufthansa » et sa taxe GDS de 16€. Toutefois, la mise en place du Direct Connect, annoncée le 4 novembre dernier, a fait sortir l’agence de son silence. Elle estime que l’approche instaurée par le groupe allemand pose des problèmes fondamentaux pour le travel management.

Pour CWT, la décision de Lufthansa de s’affranchir des GDS – et les mesures qui en découlent – compliquent le travail des agences de voyage et le travel management. Scott Brennan, Executive Vice President & Head of Global Supplier Management explique: « En dépit des réserves formulées directement auprès de Lufthansa par CWT et de nombreux autres acteurs de l’industrie, Lufthansa continue de bouleverser le processus de réservation des clients et des voyageurs avec l’ajout d’un supplément de 16 € pour chaque réservation GDS ». Il souligne que « En tant qu’agence de voyages, l’une des missions essentielles de CWT consiste à faire en sorte que nos clients accèdent à des offres de voyage complètes et compétitives. CWT estime que les connexions directes instaurées par Lufthansa posent un certain nombre de problèmes fondamentaux ».

L’agence liste plusieurs points noirs concernant les solutions mises en place par le groupe germanique :
• La fragmentation du contenu, qui entraîne des recherches et des réservations manuelles complexes
• Une offre comparative incomplète, qui réduit la visibilité sur les tarifs concurrentiels
• Des limites dans la communication des agences de voyages faite aux voyageurs et dans l’assistance apportée en cas de changement de programme ou de situation d’urgence
• Le fractionnement des données nécessaires au reporting et au suivi des voyageurs
• Un coût supplémentaire, même sans les 16€ de frais, pour la réintégration des réservations effectuées directement auprès de Lufthansa dans le programme voyages des entreprises ainsi que pour traiter les problèmes d’inefficacité et de complexité dus aux modifications, aux échanges, aux remboursements, à la facturation et au reporting

Scott Brennan estime ainsi que « Pour CWT, il est impossible qu’une solution viable puisse éviter le paiement des 16 € de frais de distribution sans entraîner en parallèle une hausse des coûts pour maintenir le niveau de service actuel et la valeur offerte aux clients ». Il conclut: « En conséquence, CWT continue de penser que le GDS demeure la solution de distribution la plus efficace, la plus complète et la plus économique pour l’industrie du voyage d’affaires ».

DEPLACEMENTS PRO – 25/11/2015

MARCHE POUR LA PLANETE

Mercredi 25 novembre 2015

Bonjour,

Le 12 novembre la C.F.T.C. vous avait indiqué qu’une marche pour le climat était prévue le dimanche 29 novembre.

Malheureusement suite aux tragiques événements toutes manifestations sont actuellement interdites.

Cependant un dispositif de mise en relation des marcheurs pour le climat dans le monde entier a été mis en ligne ce mercredi.

Un marcheur «empêché» pourra entrer en relation avec un marcheur quelque part dans le monde.

Pour cela il faut s’inscrire sur www.march4me.org en téléchargeant une photo de lui et en indiquant son prénom et son pays.

En face des citoyens du monde entier pourront offrir de représenter ce marcheur.

Ils seront alors mis en relation et pourront échanger des photos les mettant en scène côte à côte comme s’ils marchaient ensemble.

Merci pour la planète !

Aéroports : quels contrôles sont effectués lors des recrutements ?

Mercredi 25 novembre 2015

Les attentats qui ont frappé Paris le 13 novembre ont remis la question de la sécurité dans les aéroports au centre des débats. Christophe Blondel-Deblangy, secrétaire général des services du Préfet délégué pour la sécurité et la sûreté de Roissy et du Bourget, fait le point avec nous sur les contrôles auxquels sont soumis les employés des plates-formes aéroportuaires.

L’Echo touristique : Les perquisitions à Roissy suite aux attentats du 13 novembre ont ravivé le débat sur la sûreté dans les aéroports. Selon le site M6info,  les enquêteurs ont découvert que plusieurs employés d’Air France Cargo, fichés « S » pour des soupçons de radicalisation islamiste, disposaient d’un badge d’accès à la piste. Confirmez-vous cette information ?
Christophe Blondel-Deblangy :
Non. C’est faux d’un bout à l’autre.

Toute personne travaillant dans l’enceinte d’un aéroport fait-elle l’objet d’une enquête approfondie ?
Pour les employés travaillant en zone publique, c’est-à-dire la partie de l’aéroport située avant les contrôles de sûreté et de police, il n’y a pas d’enquête. En revanche, pour toute personne travaillant en zone réservée, située sous douane, une enquête est réalisée par les services du préfet. C’est lui qui délivre une habilitation pour une durée allant de 6 mois à 3 ans, ou 1 an maximum pour les intérimaires. Pour les personnes concernées, l’enquête est systématique, que ce soit pour une première demande d’habilitation ou un renouvellement. Depuis le début de l’année 2015, 50 habilitations ont été refusées à des individus présentant des antécédents judiciaires.

En quoi consiste ce contrôle ?
Il s’agit d’un examen individuel de chaque dossier, avec interrogation du STIC (ndlr: Système de traitement des infractions constatées qui regroupe les informations concernant les auteurs d’infractions interpellés par les services de la police nationale), et des fichiers de police spécialisés (FPR, DGSI…).

Comment le profil des agents de sûreté est-il vérifié ?
Ils font l’objet d’un contrôle très poussé. A Roissy, il y a environ 4500 agents de sûreté embauchés par des sociétés sous contrat avec ADP. Leur recrutement fait l’objet d’une procédure stricte et leur agrément est délivré par le Conseil national des activités privées de sécurité.

Une personne fichée « S » peut-elle se voir accorder une habilitation ?
Cet élément n’est pas déterminant dans l’attribution d’une habilitation car une personne peut être fichée « S » pour plusieurs raisons (ndlr : militantisme anti-OGM, hooliganisme…), pas uniquement pour des faits de radicalisation religieuse.

Comment sont délivrés les « badges rouges » d’accès aux pistes ?
Une fois que la personne a obtenu son habilitation du préfet, la demande de badge est adressée auprès du bureau local de la sûreté d’Aéroports de Paris. A Roissy, environ 82 000 badges d’accès aux pistes sont en circulation.

Avez-vous été amenés à retirer des habilitations pour des faits de radicalisation ?
En 2015, 10 habilitations ont été retirées à des personnes qui travaillaient déjà sur la plate-forme de Roissy en raison d’éléments nouveaux sur leur radicalisation. C’est un chiffre qui se détache très nettement des années précédentes, ce qui s’explique notamment par une vigilance accrue de l’ensemble des services chargés de la sûreté.

LES ECHOS TOURISTIQUES – 25/11/2015

Fram : Promovacances désigné repreneur

Mercredi 25 novembre 2015

LBO/Promovacances hérite de Fram, vient d’annoncer le tribunal. Voici sa feuille de route pour le redressement du groupe toulousain.

C’est l’épilogue d’un long feuilleton pour les quelque 1300 salariés de Fram dans le monde : le tribunal de commerce de Toulouse accorde sa confiance au fonds LBO France et à sa filiale Karavel/Promovacances.

Les deux autres candidats en lice, pour la reprise globale de l’entreprise en redressement judiciaire depuis le 30 octobre, n’ont pas convaincu. NG Travel était devenu moins disant au niveau financier et social depuis la bonification de la proposition de LBO. Le spécialiste de la gestion immobilière DocteGestio, qui a renchéri avec un plan de continuation que d’aucuns jugeaient fantaisiste, avait l’appui de Georges Colson, mais pas celui du tribunal.

Réduire les sièges vides

Quelle est la feuille de route de Karavel/Promovacances, qui sera le bras opérationnel du fonds ? Avec LBO France, qui a promis 10 millions d’euros pour la reprise de 4 entités (Voyage Fram, Fram Agences, Plein Vent Voyages et Fram Nature), le groupe rompu au redressement d’entreprises en cessation de paiement va restructurer l’activité.

LBO a promis de conserver 429 salariés en CDI en France, soit un taux de 85% du périmètre cible, et l’intégralité des CDD. Le PSE qui en découle concernera 77 personnes, avec une priorité de réembauche d’une durée de 24 mois. Avec un tel dessein social, Promovacances avait les faveurs de nombreux salariés, mais pas de tous.

Selon l’offre de reprise déposée au tribunal, que L’Echo touristique a consultée, Alain de Mendonça veut « réduire massivement le nombre de sièges vides qui pénalise fortement la rentabilité actuelle de Fram (environ 800 000 sièges vides en 2014, pour un coût de 20M€)« . Il est question de mettre en commun les capacités aériennes de Fram et de Karavel, dans « un plan de transport construit de façon coordonnée », de développer la vente directe « via les différents sites web de Karavel », qui de surcroît étendra son yield management.

Céder les activités hôtelières

Deuxième volet de la stratégie, le groupe d’Alain de Mendonça veut développer le chiffre d’affaires par le digital bien sûr – alors que le nombre actuel de 51 agences Fram sera réduit -, le « boost » du long-courrier, et celui des Framissima, et la consolidation des départs de province.

Par ailleurs, deux leviers d’optimisation sont identifiés, au niveau de l’organisation (avec « mutualisation de certaines fonctions support » notamment) et des réceptifs. S’agissant des réceptifs filialisés, deux options pourront être envisagées : « basculer les volumes Karavel vers le réceptif maison et en réduire les coûts ou céder l’activité et la confier à un prestataire tiers externe ».

Enfin, le groupe parisien s’est engagé à poursuivre la stratégie de désengagement des activités hôtelières. « Ces activités mobilisent des ressources qui pourraient être utilisées à meilleur escient sur les activités cœur de métier de production et de distribution », explique Karavel dans sa feuille de route au tribunal.

Une nouvelle page s’ouvre

Dans un communiqué, publié à l’issue de l’audience, la direction de Fram a commenté : « Le groupe Fram ouvre un nouveau chapitre de son histoire. Cette décision, positive pour le groupe et ses salariés, met fin à une période d’incertitude.  Le groupe, désormais adossé à un acteur majeur et solide, va pouvoir bénéficier de nouveaux moyens lui permettant d’envisager sereinement son avenir. Le groupe remercie les clients, les partenaires notamment pour leur soutien tout au long de cette procédure. Mais également l’ensemble des équipes internes impliquées qui ont au cours des derniers 18 mois beaucoup travaillé pour trouver une solution solide et pérenne pour le groupe. »

Dans la nouvelle configuration qui se dessine, Marie-Laurence Vieuille -Féral, actuelle présidente du directoire, quitterait l’entreprise. LBO France /Promovacances n’était pas a priori le dossier qu’elle soutenait puisqu’elle avait, de même que Georges Colson, donné un accord de principe à DocteGestio pour la cession de ses parts dans l’entreprise.

L’ECHO TOURISTIQUE – 25/11/2015

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