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La CFTC de CWT France et MEO vous informe : Anti-Booking : Zoé le bot intelligent qui disrupte la résa hôtellière

Mardi 8 mai 2018

Zoé réserve des chambres d’hôtel, des places au restaurant et des taxis

Actuellement pour réserver une chambre d’hôtel, les clients passent par des plateformes, mais The Colossal Factory propose de rendre captive la clientèle avec Zoé, son bot dotée d’une Intelligence Artificielle, grosse comme ça. Rencontre avec Daniel Doppler, le fondateur de The Colossal Factory.

Le Zoe parle le français, l’anglais, bientôt l’espagnol et le mandarin.

 

« Nous sommes les seuls à proposer ce service en Europe, et sans doute dans le monde » voici comment présente Daniel Doppler, le fondateur de The Colossal Factory.

Le nom de la start-up pourrait être prétentieux, mais il est vient en contradiction avec la taille de la structure qui se veut la plus petite et agile possible.

La jeune pousse a mis en vente une solution dans l’air du temps : le bot destiné aux hôteliers. « A l’origine les responsables d’établissement que je rencontrais, se posaient la question de la captation des réservations parties vers Booking. Comment faire pour attirer la clientèle, sans être débordés par les e-mails et la paperasse ?« . C’est ainsi qu’est née Zoé.

La surcouche d’Intelligence Artificielle présente sur les sites internet et développée en partenariat avec Microsoft, permet de répondre à « plus de 150 thématiques, et non questions. Par exemple, prenons celle de la réservation d’une chambre par un client, nous avons référencé 41 manières différentes de poser la question. Je vous mets au défi d’en trouver 5. »

Défi relevé, mais échoué (tentez au bureau). Alors que certains professionnels du tourisme semblent pour le moment septiques sur l’intérêt de cette technologie, il en sera peut-être différent à la lecture de l’article.

 

Mais qui est Zoé ?

La voix sera le prochain défi de Zoé, les équipes de The Colossal Factory planche actuellement sur le sujet – Crédit photo : The Colossal Factory

« Zoé est un bot, que nous connectons avec le système de gestion automatisés (PMS) de l’hôtel, ce qui nous permet alors de réaliser des réservations sans intervention humaine  » explique Daniel Doppler. Et sans aucun frais de réservation, un avantage certain par rapport aux plateformes, ponctionnant parfois jusqu’à 20% par transaction.

Ce n’est pas tout puisque le bot, peut répondre à de nombreuses questions et elle pourra dans quelques semaines booker les tables dans les restaurants, ou alors les trajets vers les aéroports, le tout en français et anglais. « Puis en espagnol à la fin du mois, le portugais en juin, et en septembre le mandarin » annonce le responsable.

Pour en arriver à une telle sophistication, les développeurs de la start-up ont analysé plus de 15 000 conversations, à partir de là « nous avons constaté que la loi de Pareto s’implique aussi à ce niveau. Ainsi, près de 80% des questions sont les mêmes, et ce partout dans le monde. » Pour le reste il y a l’humain, que ce soient les réceptionnistes ou les concierges « car le digital n’est pas empathique » pour le moment.

La technologie est arrivée à une telle finesse, qu’il est possible pour le bot « de comprendre les interjections anglo-saxonnes, l’argot, et même les fautes d’orthographe« . Et l’humain dans tout ça ? « Il ne faut pas croire que l’IA apprend par elle-même loin de là. Le machine learning dont on entend parler à longueur de journée est tout simplement de la science-fiction » ainsi les interactions sont travaillées par une équipe de développeur.

Zoé subit une mise à jour quotidienne « nous apprenons chaque jour« , puis la base de connaissance est commune à tous les hôtels, permettant une mise en commun des avancées.

 

Où en est la start-up ?

Plus les hôtels seront nombreux et plus l’IA fera parler tout son potentiel.

Pour le moment une quarantaine d’établissements ont signé pour s’adjoindre les services de Zoé, »Nous générons de l’argent ce qui est déjà bien. Nous ambitionnons de signer 300 établissements à la fin de l’année 2018, et nous sommes confiants sur la réalisation de ce chiffre« . Alors que les bots ont le vent en poupe depuis quelques mois, dans le tourisme mais aussi dans d’autres secteurs, la start-up est démarchée par des sociétés éloignées de l’hôtellerie.

Nous sommes exclusivement tournés vers cette clientèle, quand vous voyez le dynamisme d’un secteur présent sur l’ensemble du globe, pourquoi chercher ailleurs ? » demande Daniel Doppler. De plus, pour permettre à Zoé d’être performante il est indispensable de connaître parfaitement le domaine, les contacts ont été noués avec un assureur pour qui la solution sera vendue, à lui de développer l’Intelligence Artificielle.

The Colossal Factory a réalisé sa première levée de fonds pour un montant de 500 000 euros, et attendra l’année prochaine pour voir plus haut avec la conquête des marchés en dehors de l’Europe. Avant de regarder vers d’autres continents, le responsable cherche à proposer le meilleur produit possible « qui se doit d’être le plus simple, car l’IA n’est pas un luxe, mais sera à l’avenir une commodité comme le smartphone. » La prochaine étape sera la voix.

En l’état, la start-up sera à l’équilibre à la signature du 450e contrat, mais sa plus grande satisfaction étant « quant à la fin d’une discussion les gens répondent : merci Zoé. Ils en oublient qu’elle n’est pas réelle« . Dans l’ancien et le nouveau monde, les règles restent les mêmes.

TouMaG – 07/05/2018

La CFTC de CWT France et MEO vous informe : Europe – quelles perspectives pour le tourisme en 2030 ?

Vendredi 4 mai 2018

L’UE espère 762 millions d’arrivées en 2030

Le rapport conjoint entre l’Union européenne (UE) et l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) sur l’état du marché du tourisme en Europe, et ses perspectives (2020/2030) est sorti. Voici les points importants à retenir.

Le tourisme en Europe représente la 4e industrie exportatrice.

 

Un marché de l’aérien en plein boom, 500 millions d’habitants pouvant circuler librement, une monnaie commune, l’Europe est la première région du monde à accueillir le plus grand nombre de touristes.

Le rapport conjoint entre l’Union européenne (UE) et l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) sur l’état du marché du tourisme en Europe permet de mettre en lumière l’industrie touristique, mais aussi les avantages de l’intégration à l’espace Schengen sur la libre circulation des hommes. En effet sur les 500 millions de touristes ayant foulé les terres du Vieux Continent en 2016, près de 73% sont des Européens.

Alors que des nouveaux pays devraient venir grossir le nombre de nations sous la bannière étoilées, le secteur du tourisme représente la quatrième industrie exportatrice. Après les produits chimiques, automobiles et l’alimentation, le voyage génère 10% du PIB, et 9% de l’emploi. Les centaines de millions de touristes ont entraîné des recettes équivalentes à 342 milliards d’euros en 2016, soit 31% du total des entrées d’argent.

Au-delà de ces chiffres donnant le tournis, quelles sont les perspectives pour le marché du tourisme en 2030 ? Le rapport tente d’apporter une réponse.

 

Le tourisme mondial en plein expansion

Selon le rapport intitulé « Les tendances du tourisme international dans l’UE des 28 pays membres » le taux de croissance des arrivées étrangères est espéré à 1,5% chaque année, pour la période 2020-2030.

Dans le même temps, et sur l’ensemble du monde la croissance de ses arrivées devrait elle atteindre 3,3%. Toutes les zones du globe ne seront pas logées à la même enseigne, car si l’Europe connaîtra une croissance relativement faible, l’Asie et le Pacific bénéficieront d’une expansion exponentielle dans les décennies à venir. Les arrivées augmenteront de 337 millions de visiteurs, pour atteindre 545 millions.

Dans l’ensemble, le tourisme devrait alors toucher 1,8 milliard de personnes d’ici à 2030, l’Europe accueillera alors 762 millions de touristes annuellement.

La main mise des pays du Vieux Continent sur le tourisme sera légèrement remise en cause, avec une part de marché passant de 51% à 42%, alors que celle de l’Asie et du Pacifique atteindra 30% (contre 20%).

En Europe les croissances des zones d’arrivée seront différentes, avec une augmentation moyenne de l’Afrique de 4,3%, suit la zone asiatique (+3,1%). La région émettrice avec la plus faible progression sera celle du continent Américain (1,6%).

TourMaG – 04/05/2018

 

La CFTC de CWT France vous informe : Agences de voyages – comment optimiser votre page Facebook

Vendredi 4 mai 2018

L’agence Travel Insight dévoile son livre blanc digital destiné aux acteurs du voyage : Communiquer sur Facebook. Si le réseau social numéro 1 est utilisé par la grande majorité des professionnel, il reste encore peu ou mal exploité par certains. Voici quelques conseils pour optimiser votre page et booster votre audience. 

Avec plus de 1,3 milliard d’utilisateur à travers le monde, Facebook est LE réseau social le plus consulté par les internautes. Autrefois utilisé à des fins personnelles, la plateforme est aujourd’hui une véritable vitrine pour les professionnels et les marques. Marketing, prospection, communication… la page Facebook est un outil  indispensable, notamment dans le secteur du voyage. Mais comment créer une page performante ? L’agence digitale spécialisée dans le tourisme Travel Insight propose un mini livre blanc pour aider les acteurs de la profession à améliorer leur communication.

 

1 – Personnaliser sa page

Il est primordiale de créer une page qui soit à l’image de votre marque. Pour ce faire, il est conseillé d’insérer son logo en qualité HD, de poster une vidéo ou photo inspirante en guise de couverture, de bien renseigner les principales informations et d’y inviter le maximum de personnes. L’objectif : créer une communauté qui vous ressemble et pouvoir être facilement contacté. 

 

2- Communiquer sur Facebook

On ne le répétera jamais assez, le contenu est un point essentiel. Il doit être adapté à la cible, engageant pour la communauté, varié et apporter de l’information. Aujourd’hui de nombreux formats existent (photo, vidéo, liens, carrousels, Canvas…) et permettent de proposer plusieurs expériences à l’utilisateur. Lorsque le contenu est validé, il est essentiel de définir le « bon horaire » de publication selon son audience et être régulier dans ses posts sans être dans le « trop » (max 3 fois par semaine). L’objectif : gagner en visibilité, séduire de nouveaux abonnés et les fidéliser. 

 

3 – Animer sa communauté

Il est important de se montrer disponible et à l’écoute de l’internaute. Malgré la vitrine « digitale », ce dernier apprécie qu’on lui porte de l’attention. Il ne faut donc pas oublier de commenter et liker les commentaires, répondre rapidement aux messages dans la boîte de réception et répondre aux avis dans la mesure du possible. Les jeux concours remportent également beaucoup de succès et créent  de l’interaction. L’objectif : stimuler la communauté et accroître l’engagement. 

LE QUOTIDIEN DU TOURISME – 04/05/2018

 

4 –  Savoir analyser les résultats de publication

L’analyse des résultats de publication permet de savoir si votre page est performante et vos posts efficaces. Les éléments à analyser sont : le nombre de personnes atteintes, la portée organique, la portée payée, les clics sortants, l’impressions, l’interaction, les posts et publications des internautes et le taux d’engagement. L’objectif : améliorer sa performance. 

La CFTC de CWT France vous informe : le tourisme pèse de plus en plus lourd dans l’économie française

Vendredi 4 mai 2018

A moins de deux mois des vacances d’été, un rapport du Conseil mondial du voyage et du tourisme confirme l’importance du secteur du voyage et du tourisme dans notre économie, un secteur générateur d’emploi et qui favorise la croissance économique. 

Cette place dans l’économie française, souligne le rapport, « ne va cesser de grandir dans les 10 années à venir, portée notamment par la hausse dans les dépenses des visiteurs et l’engagement dans la création d’emploi sur le long terme ; deux éléments qui témoignent de la collaboration entre les secteurs publics et privés en France qui œuvrent ensemble pour créer un modèle de reprise ».

La fréquentation touristique

Avec près de 90 millions de touristes attendus en France en 2018, souligne le rapport du Conseil Mondial du Voyage et du Tourisme, la France demeure la première destination touristique mondiale, et son économie du tourisme occupe le huitième rang mondial. Une fréquentation croissante puisqu’il est prévu que la France accueille plus de 118 millions de touristes en 2028e. Le rapport révèle en effet que le léger recul constaté en 2016 suite aux attentats ne s’est pas confirmé. La fréquentation touristique est donc repartie à la hausse pour retrouver en 2018 son niveau de 2015.

D’ici 10 ans le tourisme représentera 11.2% de l’emploi total

En 2017, 10% des emplois salaries sont lies au secteur du voyage et du tourisme (soit 2,8 millions d’emplois). Un poids dans l’emploi total qui ne cessera de progresser, puisque le rapport prévoit que d’ici 10 ans le tourisme représentera 11.2% de l’emploi total (soit plus de 3,3 millions d’emplois)

Des touristes qui dépensent plus

Les touristes en France ont dépensé 44.3 milliards d’euros en 2017. C’est une augmentation de 50% de plus que la moyenne mondiale (+6.4% par rapport à 2016 quand la croissance moyenne est de 4.3%). En 2028, les dépenses des touristes en France devraient représenter 64,8 milliards d’euros. Au total, sur l’année 2017, le secteur a contribué à l’économie française à hauteur de 204,3 milliards d’euros. Cela signifie que 8,9 % du PIB de la France dépend d’une manière ou d’une autre du secteur du voyage et du tourisme. En 2028, ce poids va continuer à croitre pour atteindre près de 10% du PIB (9,4%).

 

En 2017, le tourisme représente 6,9% du capital investissement total, soit 35,5 milliards d’euros. Ce poids devrait croitre de 2,8% par an au cours de ces dix prochaines années, pour atteindre en 2028 47,9 milliards d’euros (soit près de 8% du capital investissement en France).

A l’échelle mondiale

L’année 2017 a été l’une des années de plus forte croissance du PIB depuis une décennie.

  • 1 emploi sur 10 sur la planète est désormais lié au secteur du voyage et du tourisme (10% du PIB mondial)
  • 20 % des emplois créés dans le monde l’ont été dans le secteur du voyage et du tourisme ces 10 dernières années (soit 313 millions d’emplois dans le monde).
  • Près de 100 millions de nouveaux emplois pourraient être créés dans le secteur dans les dix ans à venir moyennant un soutien approprié apporté par les États

Qu’est-ce-que le Conseil Mondial du Voyage et du Tourisme : 

Le Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC) est l’autorité mondiale de référence en matière de contributions économiques et sociales du voyage et du tourisme. Il plaide pour une croissance durable pour le secteur et collabore avec les gouvernements et les institutions internationales dans le but de créer des emplois, d’encourager les exportations et de favoriser la prospérité. Chaque année, le WTTC s’associe à Oxford Economics pour publier un important Rapport d’impact économique qui étudie les avantages socioéconomiques liés au secteur du voyage et du tourisme à l’échelle des pays, des régions et du monde. Cette année, le rapport présente des chiffres portant sur 25 regroupements régionaux et 185 pays.

LE QUOTIIEN DU TOURISME – 04/05/2018

La CFTC de CWT France vous informe : jour du dépassement – la France vivra écologiquement à crédit à partir de ce samedi

Vendredi 4 mai 2018

EMPREINTE ECOLOGIQUE Le think tank Global Footprint Network a fait le calcul : si le monde vivait comme les Français alors ce samedi 5 mai, nous aurions déjà consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète peut renouveler en un an…

Les deux tiers de l’empreinte écologique d’un Français provient de son alimentation, des dépenses d’énergie de son logement et de ses déplacements.

  • Chaque année, Global Footprint Network calcule le jour du dépassement mondial  date à laquelle l’humanité a consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète peut renouveler en un an. L’an dernier, c’était le 2 août.
  • Mais le think tank décline aussi l’opération pour plus de 200 pays et territoires. Et pour la France, ce jour du dépassement tombe ce samedi 5 mais, soit trois mois avant le jour mondial planétaire.
  • Non seulement la France fait chuter la moyenne, mais depuis 2015, son  empreinte écologique est repartie à la hausse en raison notamment de la   baisse du prix du pétrole qui dope la consommation de carburant.

Ce samedi, la France entrera en déficit écologique. Dit autrement, si le monde entier vivait comme les Français, alors ce samedi 5 mai, nous aurions déjà consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète peut renouveler en un an. C’est bien simple, il faudrait 2,9 terres si toute l’humanité vivait comme les Français. Et si on s’intéresse strictement au territoire français, nous demandons 1,8 fois plus à la nature que ce que les écosystèmes de nos zones terrestres et marines sont en mesure de nous fournir.

Trois mois avant le jour du dépassement mondial

Chaque année, le think-tank Global Foot Print Network calcule cette date pour plus de 200 pays et territoire et communique généralement sur le « Jour du dépassement mondial », journée à partir de laquelle l’humanité vit à crédit sur Terre. C’était le 2 août l’an dernier, fin septembre en 1997, le 5 novembre en 1985… Et pour rappel, avant 1970, la balance biocapacité de la planète versus empreinte écologique de l’humanité était chaque année excédentaire.

La France, qui entre donc en déficit écologique trois mois avant le Jour du dépassement planétaire, contribue à faire chuter la moyenne et faire que cette date intervient chaque année plus tôt dans le calendrier. Cela fait tache pour un pays qui a poussé à la signature de l’Accord de Paris sur le climat et qui prétend au leadership en matière de lutte contre le changement climatique. Ce que ne manque pas de pointer WWF France, partenaire de Global Footprint Network, qui choisit cette année de mettre l’accent sur cet autre déficit de la France.

L’ONG veut envoyer un signal fort à un moment politique clef où plusieurs lois et décisions sont attendues sur l’alimentation, les mobilités, l’énergie ou la biodiversité ou encore la lutte contre la déforestation importée », précise-t-elle. Autant de domaines par lesquels, en se montrant suffisamment ambitieux, la France pourrait réduire son empreinte écologique.

Pas le bonnet d’âne mais pas glorieux pour autant

Certes, des pays font bien pire que nous. Au Qatar, le jour du dépassement tombe ainsi le 9 février. Aux États-Unis le 14 mars et au Canada quelques jours après, le 17. Nous faisons mieux aussi que la Suède (3 avril), la Russie (20 avril)… Mais la France reste malgré tout dans le peloton de tête des pays européens déficitaires le plus tôt dans l’année aux côtés de l’Allemagne (1er mai), du Royaume-Uni (7 mai). L’Espagne (10 juin) et le Portugal (15 juin) font bien mieux. Et que dire de la Colombie (16 novembre), du Maroc (16 décembre) ou du Vietnam (20 décembre).

Plus dérangeant, l’empreinte écologique de la France est sur une mauvaise pente, pointent WWF et Global Footprint Network. Six catégories de demandes sont prises en compte pour ce calcul.

  • L’empreinte cultures désigne la demande en terre nécessaire à la production de l’alimentation et des fibres destinées à la consommation humaine, des aliments pour animaux etc.
  • L’empreinte pâturage désigne la demande en prairies nécessaires à l’élevage du bétail procurant la viande, le lait, le cuir et les produits laineux.
  • L’empreinte zones de pêches désigne la demande en écosystèmes aquatiques marins et intérieurs nécessaires à l’obtention de la production primaire annuelle assurant les prises de produits marins et dulcicoles (vivant en eaux douces).
  • L’empreinte produits forestiers désigne la demande en forêt fournissant le bois de  chauffage, la pâte à papier et les produits dérivés du bois.
  • L’empreinte espaces bâtis désigne les zones biologiquement productives recouvertes par des infrastructures (logements, structures industrielles, infrastructures de transport).
  • L’empreinte carbone désigne les émissions de carbones issues de la combustion des énergies fossiles (pour les transports, le chauffage etc) et la      production de ciment. Elle est évaluée en termes de surfaces forestières nécessaires pour séquestrer durablement le carbone qui n’est pas absorbé par les océans.

Une empreinte carbone qui repart à la hausse

Aujourd’hui, l’empreinte carbone représente plus de la moitié (56 %) de l’empreinte écologique de la France, devant les empreintes culture (20 %), « produits forestiers » (11 %), pâturage (5 %), « espaces bâtis » et « zones de pêche » (4 % tous les deux). De 2008 à 2015, la France avait fait reculer son « jour du dépassement » grâce à une réduction de son empreinte carbone. Des réductions similaires ont été observées dans d’autres pays européens, notamment méditerranéens. Global Footprint Network l’explique alors surtout par la crise économique subie depuis 2008.

Évolution des dates du Jour du dépassement en France depuis 1961. – / Graphique Global Footprint Network

Mais la tendance s’est depuis à nouveau inversée : l’empreinte écologique de la France a augmenté de 5 % en trois ans, de 2015 à 2018. WWF et Global Footprint Network y voient la conséquence essentiellement de la baisse de prix des produits pétroliers poussant à leur utilisation accrue dans les transports, le bâtiment ou la production d’électricité. De quoi faire repartir à la hausse les émissions de gaz à effet de serre dans ces trois secteurs.

« Mettre en place une stratégie de désendettement écologique »

Plus largement, WWF estime aussi que cette nouvelle augmentation de l’empreinte écologique de la France témoigne « d’une transition écologique encore trop à la traine et à la marge dans le pays », notamment sur le rythme des rénovations des bâtiments existants et sur les changements à opérer dans les transports. « Il est plus que temps de mettre en place une stratégie de désendettement écologique », appelle Pascal Canfin, directeur général du WWF France en faisant une analogie avec le monde de l’entreprise : « chacun sait qu’une entreprise qui dépense chaque année plus qu’elle ne gagne va au-devant de graves problèmes ».

20 MINUTES – 04/05/2018

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