Archive de la catégorie ‘Adhérents CFTC de CWT’

2017, année du siècle pour l’industrie du tourisme

Jeudi 28 décembre 2017

Tour-opérateurs, agences de voyages, incoming… l’année 2017 aura été particulièrement encourageante pour le secteur du tourisme. Au Seto, on n’avait pas vu d’aussi bons résultats depuis dix ans et aux Entreprises du Voyage, sur le segment de la vente de billets d’avion, Jean-Pierre Mas, président du syndicat, souligne que « c’est le meilleur résultat de l’histoire ». Il ne s’agit toutefois pas de se reposer sur ses lauriers: 2018 est déjà là avec son lot d’obstacles.

« Les meilleurs résultats depuis 10 ans »

A Deauville, les 13 et 14 décembre, lors du Forum du Seto, les sourires s’affichaient largement. Déjà parce que, comme chaque année, les membres du syndicat prennent visiblement plaisir à se voir et à échanger. Ensuite, et ce n’est pas le cas chaque année, parce que les chiffres annoncés pour l’exercice 2016-2017 sont particulièrement bons, « les meilleurs depuis 10 ans » selon René-Marc Chikli, président du Seto. Du 1er novembre 2016 au 31 octobre 2017, le volume d’affaires réalisé  par les membres du Seto s’est établi à 4,039 milliards d’euros, soit une hausse de 5,2% sur un an.

Les tour-opérateurs auront fait voyager 3.817.405 clients (+1,8%) pour un panier de 1.058 euros contre 1.030 euros lors de l’exercice précédent. En agences, les chiffres sont tout aussi bons.

4% de clients supplémentaires dans les agences de voyages

A fin novembre 2017, par rapport à l’année précédente, les agences de voyages physiques et en ligne auront eu, quant à elles,  4% de clients supplémentaires toutes offres confondues : le long-courrier (+ 8%) et le moyen-courrier (+1%) tirent la croissance tandis que la France stagne (+1%). Et, bonne nouvelle, la saison hiver s’annonce excellente. En novembre, les réservations « tourisme », selon le dernier baromètre Entreprises du Voyages, sont en effet allées bon train en agences de voyages avec une croissance respective de 12% et 12,5% pour le nombre de passagers et le volume d’affaires par rapport à l’an dernier. La Turquie reprend des couleurs en novembre avec une progression de 106% du nombre de passagers réservés et un volume d’affaires en hausse de 103%. Maroc (5e) et Tunisie (6e) se portent de mieux en mieux avec pour l’un des réservations en hausse de 78% et, pour l’autre une spectaculaire hausse de 148%.

Une activité en hausse malgré Irma

Il est donc logique de retrouver chez les tour-opérateurs les mêmes bons chiffres : les prises de commandes jusqu’à fin novembre pour la saison hiver 2017-18 (départs entre le 1.11.2017 et le 30.4.2018) montrent pour les voyages à forfait une hausse de +7,3% en volume d’affaires, malgré Irma et Maria sur trois destinations majeures du long-courrier (Antilles, Cuba et République dominicaine).

Notons, aussi, que la sous-capacité et l’augmentation des prix pratiquée en Europe du Sud ont sans doute poussé les Français à reprendre le chemin du Maroc, d’Oman, de la Turquie et de la Tunisie, même si, pour cette dernière, précise René-Marc Chikli, « nous sommes encore loin des chiffres que nous avions avant le printemps Arabe ». Le président du Seto, qui s’apprête d’ailleurs à briguer un nouveau mandat, précise que « si le manque de capacité sur l’Europe du Sud n’avait pas freiné les ventes, la saison été 2017 déjà très bonne aurait été un cru exceptionnel ».

Autre point notable cette année, « l’engouement de la clientèle pour les destinations long-courriers ». Le Seto observe ainsi « une croissance du trafic vers la République dominicaine (+10,8%, première destination long-courrier), la Thaïlande (+8,4%) et une très forte croissance vers certains pays d’Afrique comme le Kenya (+168,8%), l’Afrique du Sud (+84,2%) et le Cap-Vert (+46,6%) ».

« La meilleure année pour Air France depuis 13 ans »

Air France va peut-être bien boucler la meilleure année de son histoire. C’est en tout cas ce que semble penser Jean-Marc Janaillac, le PDG d’Air France KLM. Il a eu l’occasion de le dire aux professionnels du secteur à l’occasion des Journées des Entreprises du Voyage : « L’année 2017 va être une excellente année. Sans doute la meilleure qu’aura connue le groupe depuis sa création il y a 13 ans. Deux raison à cela, une augmentation du trafic, avec environ 6% de passagers en plus depuis le début de l’année alors que notre offre a augmenté, mais pas dans les même proportions. D’une part les voyageurs lointains qui avaient boudé la France à cause des évènements dramatiques de Paris et de Nice sont revenus, qu’ils s’agissent des Asiatiques, des Américains ou des Sud-Américains, d’autre part les marchés européens et en particulier le marché français, à cause d’une situation économique meilleure, ont connu un dynamisme qu’on n’avait pas vu ces dernières années. Par ailleurs, du côté des coûts, nous avons eu un dollar bas, des taux d’intérêt bas et un prix du pétrole bas : les étoiles étaient alignées. Ce qui devrait faire de cette année à la fois pour Air France et pour le groupe une année très positive ».  Cette tendance  positive chez Air France, on la retrouve globalement au niveau de l’industrie dans les mêmes proportions. En effet, en nombre de documents émis, le BSP progresse de 5,56% à fin octobre. Au global, en 2017, les agences de voyages auront édité quelque 25.000.000 billets d’avion, soit, selon Jean-Pierre Mas, « le chiffre le plus élevé de notre histoire ».

Tourisme à Paris : un nouveau record en vue ?

Après une année 2016 fortement impactée par les attentats de 2015 et 2016, Paris renoue en 2017 avec un dynamisme sans pareil. En septembre 2017 le cumul de fréquentation hôtelière des 12 derniers mois dans le Grand Paris a dépassé le record enregistré en 2012 en atteignant 23,1 millions d’arrivées hôtelières. Pour l’OT de Paris, l’année 2017 devrait connaître une progression de la fréquentation touristique comprise entre 10 % et 12 % par rapport à 2016 et entre 5 % et 7 % par rapport à 2015, dépassant pour la première fois les 23 millions d’arrivées dans les hôtels. L’explication principale de cette formidable reprise est la concomitance du retour du marché français dans le Grand Paris, fortement tiré par le tourisme d’affaires, avec celui de nombreuses clientèles étrangères.

Du côté du tourisme de loisirs, des marges de progression sont encore possibles : les nuitées hôtelières de la clientèle de loisirs n’ont pas encore retrouvé leur niveau d’avant les attentats de 2015 (entre 7 et 8 millions de nuitées de différence), même si ce constat est atténué par la forte progression parallèle des nuitées en meublés de tourisme dont le succès ne se dément pas dans la capitale.

LE QUOTIDIEN DU TOURISME – 28/12/2017

Globéo Travel : « Pourquoi certains ferment alors que nous ouvrons ? »

Vendredi 22 décembre 2017

Spécialisée dans le voyage d’affaires, Globéo Travel a ouvert, en février dernier, un  business center à Nantes. Et puisqu’elle affiche un chiffre d’affaires en hausse de 25%, l’entreprise s’y sent pousser des ailes…

Globéo Travel : 25% de croissance en 2017

Pourquoi Nantes ? L’histoire pourrait inspirer un scénario.  « Nous étions salariés chez CWT », raconte Camille. « Avec mes collègues Thomas et Julie, certaines décisions du siège commençaient à nous déplaire. Dans un article, nous avions vu que l’entreprise Globéo Travel, basée à Paris, marchait bien. Alors, au printemps 2016, nous leur avons envoyé un mail où nous leur proposions de travailler pour eux  en Home Office ».

 

En août, Grégory Mavoian, cofondateur, avec Laurent Brillant, de Globéo Travel,  se rend pour la première fois de sa vie à Nantes. Séduit par la proposition de ces 3 professionnels et par l’environnement de la métropole de l’Ouest, il les embauche et, dès septembre, y ouvre un bureau. Quelques mois plus tard, en février 2017, c’est tout un business center qu’il aménage. Parallèlement, il recrute 20 agents.

 

« C’est clairement parce que Camille et ses collègues nous ont lancé cet appel que nous avons créé ces 20 emplois à Nantes », sourit Grégory Mavoian.

20 emplois, c’est pour commencer. Car dans ce business center situé en plein cœur rénové de l’île de Nantes, ce sont 60 postes d’ordinateurs qui sont déjà installés !

 

« Globéo Travel a atteint 100 millions d’ € de chiffre d’affaires en 2016 et nous avons fait 25% de croissance cette année. Nous en espérons autant pour 2018 surtout que nous venons de signer pour 17 millions de contrats avec deux grands comptes. Alors il est clair que nous allons nous développer et que c’est à Nantes que nous allons le faire », confie Grégory Mavoian.

 

Une chance pour les agents de voyage business du territoire, car, hasard du calendrier, c’est justement à Nantes que CWT a choisi de fermer l’un de ses plateaux affaires. Carlson y employait jusqu’à 90 personnes !

 

« Pourquoi certains ferment alors que nous ouvrons ? Peut-être parce que, même si la technologie est au centre des enjeux pour les clients, le côté humain reste pour nous le plus important et nous capitalisons donc dessus », reprend  Grégory Mavoian. Plus la technologie est présente, plus la réponse humaine est importante et a de la valeur. Nos clients notent en temps réel la prestation de nos agents et, s’ils en sont satisfaits, nos logiciels font en sorte qu’à leur prochaine demande, ils puissent, dans la mesure du possible, retrouver le même interlocuteur. Cela ajoute une vraie plus-value. Notre devise, c’est faire déplacer plus vite, avec plus de services et pour moins cher ».

 

Les principaux domaines d’activités de Globéo Travel couvrent les transports (du taxi à l’avion), le logement et les locations de salles. Une activité plus pointue qu’il n’y paraît peut-être. « Nous organisons parfois des déplacements pour plus d’un millier de personnes qui partent de n’importe où dans le monde pour se rendre au même moment au même endroit, explique le fondateur. Plus le temps passe et plus nous sommes en capacité de répondre à des appels d’offres de très grandes envergures ».

LE QUOTIDIEN DU TOURISME – 22/12/2017

La proposition phare CFTC : un socle commun multicritères pour tous les labels agricoles

Vendredi 22 décembre 2017

Aux Etats généraux de l’alimentation, la CFTC a proposé d’intégrer aux labels agricoles un socle commun de critères issus de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Ces critères sont à la fois économiques, sociaux et environnementaux. L’objectif ? Promouvoir une agriculture vertueuse.

La fédération Agriculture de la CFTC propose que l’ensemble des labels agricoles existants, tels que « AB », « Label rouge » ou « AOC », respectent un socle commun de critères issus de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Ce terme désigne l’intégration des préoccupations environnementales, sociales et économiques dans les activités des entreprises.

Cette proposition CFTC a été formulée dans le cadre des Etats généraux de l’alimentation, qui ont réuni, depuis fin août et jusqu’au 29 novembre 2017, tous les acteurs de la filière agroalimentaire. Emmanuel Macron en a rappelé les objectifs le 11 octobre, à Rungis : « Le premier, permettre aux agriculteurs de vivre du juste prix payé, de permettre à tous dans la chaîne de valeur de vivre dignement ; et le second, de permettre à chacune et chacun d’avoir accès à une alimentation saine, durable, sûre. »

Un socle commun global pour des labels abordables

Pierre Jardon, délégué national de la fédération CFTC Agriculture, a fait le constat que les labels existants ne prennent en compte qu’une seule dimension de l’activité agricole : respect de l’environnement, conditions d’élevage, provenance du produit… Et que la dimension sociale en est presque totalement absente.
Si bien qu’un producteur peut, par exemple, être labellisé « bio » et faire travailler ses salariés dans des conditions déplorables. Très peu de labels, en effet, prennent en compte les conditions de travail, le dialogue social ou les rémunérations.

Le socle commun RSE proposé par la CFTC, lui, serait global. Mais ce n’est pas tout. Pierre Jardon souhaite aussi que les produits labellisés ne soient pas réservés, à l’instar des produits « bio », aux consommateurs les plus fortunés. C’est pourquoi il propose qu’ils soient soutenus par des avantages fiscaux, comme par exemple une TVA réduite.

Une expérimentation par la Plateforme RSE ?

La Plateforme RSE a fait cet été un appel à candidature auprès des PME pour l’expérimentation de labels RSE, par secteur d’activité, donc notamment dans l’agriculture. Initiative soutenue par la confédération CFTC. Cette plateforme, attachée au Premier Ministre, produit des avis et recommandations concernant la « responsabilité sociétale des entreprises » (RSE). Y participent, notamment, les partenaires sociaux, dont la CFTC, représentée par Geoffroy de Vienne.

La CFTC Agriculture voit cette expérimentation comme un apport pour déterminer les critères d’une labellisation RSE. La réflexion a déjà commencé dans l’un des quatorze ateliers des états généraux. Et pourrait se poursuivre au-delà, au sein d’un groupe de travail pérenne qui reste à créer. C’est en tout cas ce qu’a demandé la CFTC au ministère de l’Agriculture (voir vidéo ci-dessous).

La CFTC demande qu’on investisse dans le capital humain

Outre le label « agriculture responsable », la CFTC, présente dans tous les ateliers, demande aussi que les agriculteurs soient accompagnés dans les évolutions, en cours et à venir, que sont les transitions écologique et numérique et le développement des circuits courts. Elle réclame à cette fin des études qui mesurent les impacts de ces changements sur l’emploi, les compétences, les conditions de travail, l’environnement et la santé.
Cela afin d’investir en conséquence dans le capital humain : l’enseignement agricole, la formation professionnelle et l’amélioration des conditions de travail.

LNLM – 22/12/2017

LA CFTC vous informe : pour la mise en place d’un label RSE dans l’agriculture

Vendredi 22 décembre 2017

Annoncés par le Président de la République en juin, les Etats Généraux de l’Alimentation se sont ouverts en France ce mois-ci. Dans le même temps Le CETA, traité de libre-échange conclu entre le canada et l’Union européenne est mis en œuvre depuis le 21 septembre. Ces deux évènements impacteront fortement l’avenir de la filière agricole française. La CFTC propose des pistes de réflexion pour promouvoir une agriculture vertueuse.

 

Les Etats Généraux de l’Alimentation ont pour but de « relancer la création de valeur et en assurer l’équitable répartition ; permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes ; Accompagner la transformation des modèles de production pour mieux répondre aux attentes des consommateurs ».

De son côté, le CETA est jugé « décevant et franchement absent  sur les questions environnementales et sanitaires » par le rapport de la commission ad hoc chargée d’analyser son impact. Au regard des conclusions apportées par cette commission, un collectif a demandé la suspension provisoire de l’application du CETA.  La CFTC s’est jointe à cette demande.

 

Profitant de la focale médiatique mise sur les Etats Généraux de l’Alimentation, la CFTC réclame la création d’un groupe de travail qui réfléchirait à la mise en place d’un label RSE dans l’agriculture.

 

Pour la CFTC, préparer l’avenir de l’alimentation nécessite de développer une agriculture innovante et réactive, capable de répondre aux enjeux actuels mais aussi d’anticiper ceux futurs (robotique et numérique, transition écologique, bien-être animal, qualité des produits, juste rémunération de tous les acteurs de la filière). L’agriculture de demain se doit aussi d’être vertueuse, que ce soit sur les plans économique, environnemental et social.

Ces objectifs ne seront atteints qu’en investissant dans le capital humain et en encourageant les bonnes pratiques.

 

Priorité à l’Humain

 

Les évolutions des modèles économiques de production et de vente (circuits courts et de proximité), ainsi que les transitions écologique et numérique, nécessitent la mise en place d’une politique ambitieuse d’accompagnement au changement.

 

Dans ce cadre, nous demandons en premier lieu que des études soient réalisées pour mesurer les impacts de ces évolutions sur l’emploi, les besoins en compétences, les conditions de travail, ainsi que sur l’environnement et la santé. Les données récoltées doivent servir à adapter et à investir dans l’enseignement agricole et la formation professionnelle, tout en veillant à l’amélioration des conditions de travail.

 

Promouvoir une agriculture vertueuse

 

Afin d’être généralisées, les meilleurs pratiques économiques, sociales et environnementales doivent davantage être encouragées.

 

Le développement d’outils et de certifications, tels que des chartes éthiques ou un label « agriculture responsable », pourrait contribuer à les valoriser. C’est pourquoi, la CFTC propose la mise en place d’un groupe de travail pour réfléchir à la création d’un label RSE dans l’agriculture. Ces réflexions pourraient être menées par les partenaires sociaux dans le cadre de l’appel à candidature lancé par la plateforme RSE pour expérimenter un label sectoriel.

 

L’objectif d’une telle démarche n’est pas de créer une certification de plus dans le domaine alimentaire, mais bien de pallier un manque actuel. En effet, les labels existants ne prennent généralement en compte qu’une seule dimension : le respect de l’environnement ou les conditions d’élevage ou la provenance du produit… Or, les attentes des acteurs de la filière (du producteur au consommateur) sont plurielles, tous comme les risques pesant sur le secteur.

 

Pour s’en prémunir, il apparaît donc nécessaire de développer un label plus complet, qui tienne en compte de façon équilibrée des questions environnementales, économiques et sociales. Ce dernier volet est d’ailleurs le grand oublié, puisqu’il n’existe pas de labels garantissant des pratiques sociales vertueuses, que ce soit en termes de dialogue social, de conditions de travail ou de rémunérations. Pour ces raisons, la CFTC souhaite un label « agriculture responsable » global et équilibré.

 

Sur le volet économique, la CFTC insiste sur l’importance d’une juste répartition de la valeur ajoutée entre les acteurs de la filière, sans oublier l’investissement productif, ainsi que sur la nécessité de garantir des échanges commerciaux sains.

 

Sur le volet social, l’évolution des besoins de compétences et d’une offre de formation initiale et continue adaptée, l’amélioration des conditions de travail, de juste revenus, ainsi qu’une participation aux bénéfices, sont des critères qui doivent être pris en compte.

 

Sur le volet environnemental et sanitaire, il s’agit de mettre en place des mesures pour favoriser la transition écologique, garantir le bien-être animal, la qualité et la sécurité des produits, ainsi qu’une utilisation raisonnée des intrants.

 

La CFTC insiste enfin pour que les produits labellisés soient accessibles à tous. Or, ceux-ci, à l’image des produits certifiés bio, sont coûteux et réservés à une partie de la population. C’est pourquoi la CFTC est favorable à l’adoption d’avantages fiscaux, comme par exemple une TVA réduite sur ces produits.

our la mise en place d’un label RSE dans l’agriculture

Annoncés par le Président de la République en juin, les Etats Généraux de l’Alimentation se sont ouverts en France ce mois-ci. Dans le même temps Le CETA, traité de libre-échange conclu entre le canada et l’Union européenne est mis en œuvre depuis le 21 septembre. Ces deux évènements impacteront fortement l’avenir de la filière agricole française. La CFTC propose des pistes de réflexion pour promouvoir une agriculture vertueuse.

 

Les Etats Généraux de l’Alimentation ont pour but de « relancer la création de valeur et en assurer l’équitable répartition ; permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes ; Accompagner la transformation des modèles de production pour mieux répondre aux attentes des consommateurs ».

De son côté, le CETA est jugé « décevant et franchement absent  sur les questions environnementales et sanitaires » par le rapport de la commission ad hoc chargée d’analyser son impact. Au regard des conclusions apportées par cette commission, un collectif a demandé la suspension provisoire de l’application du CETA.  La CFTC s’est jointe à cette demande (cf communiqué).

 

Profitant de la focale médiatique mise sur les Etats Généraux de l’Alimentation, la CFTC réclame la création d’un groupe de travail qui réfléchirait à la mise en place d’un label RSE dans l’agriculture.

 

Pour la CFTC, préparer l’avenir de l’alimentation nécessite de développer une agriculture innovante et réactive, capable de répondre aux enjeux actuels mais aussi d’anticiper ceux futurs (robotique et numérique, transition écologique, bien-être animal, qualité des produits, juste rémunération de tous les acteurs de la filière). L’agriculture de demain se doit aussi d’être vertueuse, que ce soit sur les plans économique, environnemental et social.

Ces objectifs ne seront atteints qu’en investissant dans le capital humain et en encourageant les bonnes pratiques.

 

Priorité à l’Humain

 

Les évolutions des modèles économiques de production et de vente (circuits courts et de proximité), ainsi que les transitions écologique et numérique, nécessitent la mise en place d’une politique ambitieuse d’accompagnement au changement.

 

Dans ce cadre, nous demandons en premier lieu que des études soient réalisées pour mesurer les impacts de ces évolutions sur l’emploi, les besoins en compétences, les conditions de travail, ainsi que sur l’environnement et la santé. Les données récoltées doivent servir à adapter et à investir dans l’enseignement agricole et la formation professionnelle, tout en veillant à l’amélioration des conditions de travail.

 

Promouvoir une agriculture vertueuse

 

Afin d’être généralisées, les meilleurs pratiques économiques, sociales et environnementales doivent davantage être encouragées.

 

Le développement d’outils et de certifications, tels que des chartes éthiques ou un label « agriculture responsable », pourrait contribuer à les valoriser. C’est pourquoi, la CFTC propose la mise en place d’un groupe de travail pour réfléchir à la création d’un label RSE dans l’agriculture. Ces réflexions pourraient être menées par les partenaires sociaux dans le cadre de l’appel à candidature lancé par la plateforme RSE pour expérimenter un label sectoriel.

 

L’objectif d’une telle démarche n’est pas de créer une certification de plus dans le domaine alimentaire, mais bien de pallier un manque actuel. En effet, les labels existants ne prennent généralement en compte qu’une seule dimension : le respect de l’environnement ou les conditions d’élevage ou la provenance du produit… Or, les attentes des acteurs de la filière (du producteur au consommateur) sont plurielles, tous comme les risques pesant sur le secteur.

 

Pour s’en prémunir, il apparaît donc nécessaire de développer un label plus complet, qui tienne en compte de façon équilibrée des questions environnementales, économiques et sociales. Ce dernier volet est d’ailleurs le grand oublié, puisqu’il n’existe pas de labels garantissant des pratiques sociales vertueuses, que ce soit en termes de dialogue social, de conditions de travail ou de rémunérations. Pour ces raisons, la CFTC souhaite un label « agriculture responsable » global et équilibré.

 

Sur le volet économique, la CFTC insiste sur l’importance d’une juste répartition de la valeur ajoutée entre les acteurs de la filière, sans oublier l’investissement productif, ainsi que sur la nécessité de garantir des échanges commerciaux sains.

 

Sur le volet social, l’évolution des besoins de compétences et d’une offre de formation initiale et continue adaptée, l’amélioration des conditions de travail, de juste revenus, ainsi qu’une participation aux bénéfices, sont des critères qui doivent être pris en compte.

 

Sur le volet environnemental et sanitaire, il s’agit de mettre en place des mesures pour favoriser la transition écologique, garantir le bien-être animal, la qualité et la sécurité des produits, ainsi qu’une utilisation raisonnée des intrants.

 

La CFTC insiste enfin pour que les produits labellisés soient accessibles à tous. Or, ceux-ci, à l’image des produits certifiés bio, sont coûteux et réservés à une partie de la population. C’est pourquoi la CFTC est favorable à l’adoption d’avantages fiscaux, comme par exemple une TVA réduite sur ces produits.

 

 

LNLM – 22/12/2017

La CFTC vous informe : la remise du bulletin de paie : une obligation légale

Mercredi 20 décembre 2017

Tout salarié doit recevoir un bulletin de paie lors du paiement du salaire, quels que soient le nombre d’employeurs, le montant et la nature de ses rémunérations, la forme ou la validité de son contrat (article L. 3243-1 du Code du travail). La remise se fait soit en main propre, soit par courrier, soit par voie électronique (avec accord du salarié) (article L. 3243-2 du Code du travail). Si l’employeur ne remet pas le bulletin régulièrement, il peut être condamné à des dommages et intérêts et à une amende pénale. Dans certains cas l’absence de bulletin de paie, peut être considérée comme du travail dissimulé. Enfin, en plus des bulletins réguliers, l’employeur est tenu de remettre à l’employé un récapitulatif annuel de salaire, qui peut figurer sur le dernier bulletin de paie ou sur un document à part (article R. 3243-3 du Code du travail).

Vous pouvez faire une demande de référé au Tribunal des Prud’hommes si vous n’arrivez pas à obtenir votre dû.

 

LNLM – 20/12/2017

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