Archive de la catégorie ‘Adhérents CFTC de CWT’

Calendrier scolaire : les vacances de printemps changent de dates

Vendredi 6 octobre 2017

Trois académies de la zone B ont décidé de modifier les dates des vacances de printemps 2018 pour tenir compte des jours fériés de mai. Désorganisation en vue et grosse colère des pros.

 

Nantes fait partie des trois académies a avoir modifié les dates des vacances scolaires de printemps 2018.

Cela s’appelle de la dernière minute ! A quelques jours d’intervalle et alors que les calendriers scolaires sont théoriquement établis trois ans en amont les académies d’Orléans-Tours, de Caen et de Nantes ont décidé de modifier les dates des vacances de printemps 2018.

Elles se dérouleront du mercredi 25 avril après la classe au lundi 14 mai (reprise des cours le matin) au lieu du 21 avril au 7 mai. Ce changement a été acté après validation par le Ministère de l’Education nationale.

Une mesure exceptionnelle

Ce dernier explique sur son site que « cette disposition est prise à titre exceptionnel, après consultation au niveau régional selon les modalités habituelles. Elle permettra d’éviter les inconvénients initiaux d’une semaine de rentrée perturbée par les deux jours fériés des mardi 8 et jeudi 10 mai. Avec ce nouveau calendrier, les élèves bénéficieront strictement du même nombre de jours de cours que prévu initialement ».

Sur le papier, la décision des académies semble relever du bon sens en évitant un fort absentéisme sur une semaine de reprise  « à trous » pour cause de mardi 8 mai et de jeudi 10 mai fériés. Mais la prise de conscience est bien tardive. Quid des parents, voire des enseignants, ayant déjà réservé des vacances sur les dates initiales ? Comment décaler des voyages scolaires prévus longtemps à l’avance ? Sur les forums, la grogne monte.

Chez les professionnels du tourisme, ce changement provoque également beaucoup d’émoi. « C’est complètement irréaliste sur le plan économique », tonne René-Marc Chikli, président du Syndicat des Entreprises du Tour-Operating. Le sujet a été abordé en Comex le 6 octobre et la Confédération va s’en emparer.

Une situation anarchique

Certes, il ne s’agit que de trois académies mais celle de Nantes est un gros porteur, la quatrième en nombre d’élèves derrière Versailles, Créteil et Lille et un effet domino est possible. D’autres académies pourraient vouloir rejoindre la nouvelle zone B-bis. Celles de Rennes et Rouen sont évoquées. Celle de Bordeaux a fait savoir qu’elle s’en tiendrait aux dates initiales.

« C’est l’anarchie la plus totale, déplore René-Marc Chikli. Comment les professionnels du tourisme peuvent-ils s’organiser dans ces conditions ? On nous consulte trois ans à l’avance, on discute avec le Ministère et tout change au dernier moment sans préavis ? Ce n’est pas sérieux. Comment programmer des départs quand on ne connaît pas les dates ? Il y a là un vrai préjudice pour notre business et pour tous les consommateurs qui ont déjà réservé. On les adressera au médiateur de l’Education nationale quand ils réclameront ! Sérieusement, il y a là un vrai sujet d’inquiétude. »

Vers des vacances à la carte ?

Pour les hôteliers et les TO ayant prévu des opérations renforcées, notamment le week-end du 21-22 avril, la situation est effectivement inédite et inconfortable. Il va falloir revoir les tarifications, adapter les tableaux de prix et repenser certains plans de vols.

Au-delà de ces perturbations logistiques et économiques, se pose aussi la question d’une future régionalisation du calendrier scolaire. Le Café pédagogique, site d’informations qui a révélé la décision de l’académie d’Orléans, première à monter au créneau le 22 septembre, parle de « signal politique » adressé par le ministère à des recteurs autorisés à concevoir leur propre calendrier. A suivre…

TOUR HEBDO – 06/10/2017

La C.F.T.C. vous informe : le passage à l’heure d’hiver 2017

Vendredi 6 octobre 2017

Le passage à l’heure d’hiver aura lieu dans la nuit du samedi 28 octobre au dimanche 29 octobre 2017.

La montre doit être reculée d’une heure : à 3 heures, il est 2 heures.

LNLM – 06/10/2017

CHSCT : chronique d’une mort annoncée ?

Lundi 2 octobre 2017

 

Depuis l’annonce du contenu des ordonnances visant à réformer la loi du travail, on nous annonce la fin des CHSCT :  que faut-il en penser ?

 

Rappelons les faits… :

Tout d’abord, que, a priori, c’est une réalité puisque le nouveau cadre légal fait état d’une fusion entre les instances représentatives du personnel en une instance unique : le comité social et économique (CSE) (Il s’agit de l’ordonnance « relative à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise et favorisant l’exercice et la valorisation des responsabilités syndicales).

 

La fusion signifie qu’il n’y aura plus 3 instances différentes: elles ne seront plus qu’une. Il n’y aura plus donc de CHSCT, ni de CE ni de DP mais bien un seul CSE.

 

Ce qui d’emblée paraît étrange, à l’observateur, ce sont tout ces articles, qui n’évoquent en définitive que la fin du CHSCT.

Tout se passe comme si, cela était un fait accompli que le nouveau CSE ne serait dédié qu’aux seules questions relatives au DP et/ou CE.

 

On évoque rarement la fin du CE ou des DP, pourquoi ?

 

Il pourrait s’agir là, d’une volonté de mettre en avant la validation par l’Etat, des mauvaises conditions de travail d’ores et déjà existantes dans certaines organisations, cette décision venant renforcer celle déjà controversée à l’égard de la pénibilité ?

 

Ou bien, serait-ce une résurgence d’un manque d’intérêt généralisé lié à la complexité des missions du CHSCT, et à l’absence de budget dédié.  Le CHSCT a longtemps été considéré comme le parent pauvre des instances. A ce titre, lors des formations des élus, on entend parfois cette idée récurrente : « on n’a pas de budget, alors c’est pas simple pour agir ».

On constate, par ailleurs, que dans beaucoup de CHSCT, le dialogue est basé comme dans les réunions de DP sur des bases de questions/réponses qui occultent d’ores et déjà l’action conjointe autour de la prévention des risques et l’amélioration des conditions de travail.

Mais aussi , on observe souvent que s’il existe bien un suivi minutieux de la sécurité, l’amélioration des conditions de travail reste un chantier en jachère.

 

Alors, oui, peut-être qu’il y aurait également de la part des dirigeants, une inquiétude de voir les CHSCT prendre de « l’amplitude ». Les formations obligatoires deviennent de plus en plus pragmatiques et les élus gagnent en compétences avec le temps sur un domaine longtemps enlisé dans ses aspects purement légaux. Rappelons également que les élus sont amenés à se rendre dans l’entreprise auprès des salariés : ils peuvent enquêter et cette présence légale, peut parfois être source de craintes….

 

Si l’on reprend les 3 fonctions principales :

  • le DP réclame
  • le CHSCT protège
  • le CE débat et gère

=> Le CSE protégera, débattra, gèrera et réclamera….

 

Il nous semble absolument nécessaire que les représentants des salariés dans cette nouvelle instance, saisissent l’ensemble de ces fonctions pour le bienêtre de tous au travail. Le plus grand danger, dans ces fusions, reste évidemment la question de l’égarement de certaines fonctions  . La perte de moyens est à craindre : en temps, en nombre de représentants, etc…

 

Après la bataille dans laquelle certains se sont engagés, une grande vigilance de tous au sein des entreprises, élus des IRP et des salariés est donc à prévoir, afin de maintenir les missions et prérogatives du CHSCT.

Le rôle des cabinets va-t-être fondamental dans l’accompagnement de cette période de transition vers un dialogue social qui ne devra pas en sortir affaibli. La nouvelle loi et la façon dont elle est promue, inquiètent à juste titre.

Toutefois, si elle pose un cadre rigoureux, ce sont les actions des hommes au sein des organisations qui feront la différence ….

LNA – 02/10/2017

 

Sécurité : ce que le PNR européen va changer pour les pros du tourisme

Lundi 2 octobre 2017

Jeudi dernier, pendant l’IFTM Top Resa, l’Assemblée nationale a voté la transposition du Passenger Name Record (PNR) dans la loi française.

 

230 compagnies aériennes opérant depuis/vers la France seront reliées à une plate-forme gouvernementale courant 2018.

C’est l’un des gros dossiers sur lesquels les professionnels du voyage vont devoir plancher en 2018. L’API-PNR (Advance Passenger Information – Passenger Name Record), formalisée dans une directive européenne en 2016, vient d’être adoptée dans sa version française par l’Assemblée nationale. Cette loi vise en effet à collecter des données personnelles sur les passagers des compagnies aériennes, afin de prévenir de nouveaux attentats terroristes.

Les voyagistes et les agences de voyages seront ainsi tenus de transmettre aux compagnies aériennes les données des voyageurs après une réservation. Les transporteurs transmettront ensuite l’ensemble de ces informations aux gouvernements de chaque pays de l’Union européenne.

Dans un premier temps, 230 compagnies aériennes qui opèrent à partir et vers la France seront ainsi raccordées à une plate-forme gouvernementale qui traitera ces données. « Les vols charters représentent jusqu’à 20% des passagers transportés vers/depuis des destinations dites sensibles, c’est pourquoi elles seront particulièrement ciblées », explique-t-on au cabinet du Premier ministre.

Des frais et des procédures supplémentaires

Le choix du mode de transmission (via les GDS, un prestataire technique) reste à leur discrétion. Une procédure supplémentaire qui risque de complexifier le travail tant pour les points de vente physiques qu’en ligne puisqu’elle suppose, par exemple, de remplir dès la réservation l’ensemble des champs liés aux pièces d’identité.

Elle suppose aussi d’investir possiblement dans un outil de transmission de ces données ou de recourir à un prestataire technique. Pour Damien Paries, fondateur de Deolan, une plate-forme de transmission de données, cette nouvelle législation va « perturber le processus de vente » notamment « pour les TO qui opèrent des vols charters, qui n’ont pas lieu toute l’année ».

La situation est moins complexe du côté des compagnies aériennes, assure la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) puisqu’elles ont toujours récolté des données sur leurs passagers, ne serait-ce que pour le manifeste de vols ou pour échanger des informations avec d’autres compagnies en cas de correspondances. Elles auraient donc moins d’investissements à faire dans des outils de transmission. La législation concernant le PNR doit entrer en vigueur au printemps 2018, ce qui suppose tout de même d’être réactifs !

TOUR HEBDO – 02/10/2017

Comme Darty, les tour-opérateurs français vont s’engager auprès de leurs clients

Lundi 2 octobre 2017

Réunis au sein du Seto, les voyagistes ont élaboré une charte en 10 points. L’enjeu est de valoriser les services rendus aux clients dont la sécurité et le temps. Tous les tour-opérateurs membres du syndicat vont la signer en décembre prochain.

 

Deux ans pour une charte commune

Il aura fallu deux ans aux tour-opérateurs français pour imaginer, élaborer et rédiger une charte de confiance commune. L’objectif? Définir des engagements, des garanties qui rassurent le client et l’encouragent à passer par un tour-opérateur.

 

 

En ateliers de travail, des représentants de TO aussi divers que TUI, Jet tours ou Intermèdes et Asia ont réfléchi à partir d’enquêtes voyageurs (voir encadré ci-dessous). Nom de code : « Vatol » pour valeur ajoutée des tour-opérateurs via un label. Un partenariat « avec  Mondial Assistance pour tous les TO » est aussi concerné.

 

En juin 2017, la charte a été validée par les TO membres. Elle sera signée en décembre lors du prochain forum du Seto, à Deauville. « Tous les membres du Seto vont s’engager, indique René-Marc Chikli. « Il y aura donc deux mondes : les TO du Seto qui s’engagent, et les autres. » Le client pourra donc « identifier qui sont les tour-opérateurs sûrs« .

 

Dix engagements et cinq catégories

En « s’inspirant de Darty » et de son contrat de confiance, les TO ont voulu « poser quelque chose de clair et concis » explique Clémentine Périès, directrice marketing de Soléa. Ils ont donc défini 5 catégories d’engagements :

-la qualité
-l’assistance et la sécurité
-la garantie sur les prix
-le professionnalisme
-le service et le temps gagné.

 

Chacune est déclinée en deux points, soit dix engagements en tout qui seront dévoilés en novembre. « Les tour-opérateurs classiques entrent dans ce cadre. Les spécificités des compagnies de croisières qui ont été prises en compte seront mentionnées avec un astérisque » signale Jurgen Bachmann, secrétaire général du Seto. Parce que « sur un voyage, le tour-opérateur est en charge de A à Z », ces engagements seront aussi portés par les réceptifs.

 

« Aujourd’hui, le premier concurrent des TO, c’est le client » – René-Marc Chikli.

 

Ces engagements ont pour but de « revaloriser l’offre des TO ». Car « aujourd’hui le premier concurrent c’est le client » qui croit qu’il va trouver mieux et moins cher. « Il peut passer des week-ends entiers à essayer d’organiser son voyage, faire des stratégies de choix, explique René-Marc Chikli.  Sauf que s’il s’est trompé, il ne pourra pas refaire son voyage à l’envers. »

 

Certes le tour-opérateur peut être parfois plus cher « d’environ 5% » mais « pas toujours ». Avec cette nouvelle charte, il ne s’agit pas de « garantir le plus petit prix », précise Pauline Rouri, directrice communication et marketing de Thomas Cook/ Jet tours. Mais de dire : « vous en aurez plus pour votre argent ! ».

 

 

Une campagne média en 2018

La charte fera l’objet d’une communication, auprès des réseaux de distribution et du grand public. La campagne média sera relayée sur les réseaux sociaux. Le but est de rassurer le client avant, pendant et après son voyage.

 

« Nous apportons déjà tous des services à nos clients. Chacun dans sa pratique a des gestes commerciaux qui démontrent notre valeur ajoutée en tant que tour-opérateur. La plus grande illustration en a été lors de l’épisode du volcan islandais où nous avons organisé l’hébergement et les nouveaux vols de nos clients. Même chose récemment après les ouragans à Saint-Martin, par exemple. Mais il nous faut le faire savoir », explique René-Marc Chikli, président du Seto.

 

Du côté des agences de voyages, elles seraient d’accord pour s’en faire le relais « à condition que les engagements soient bien tenus » précise Pauline Rouri. Vis-à-vis du grand public, le président du Seto compte bien sur les pouvoirs publics pour financer la campagne.

 

« Après avoir mis nos entreprises par terre en surenchérissant la responsabilité de plein droit, c’est bien le moins que Bercy contribue à faire connaître notre valeur ajoutée » tempête René-Marc Chikli. La campagne de communication doit être lancée début 2018.

LE QUOTIDIEN DU TOURISME – 02/10/2017

 

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