Archive de la catégorie ‘Adhérents CFTC de CWT’

Voyages d’affaires : des tarifs hôteliers et aériens en hausse en 2018

Mardi 18 juillet 2017

Quatrième rapport annuel « Prévisions mondiales sur le voyage en 2018 »

Selon le quatrième rapport annuel « Prévisions mondiales sur le voyage en 2018 » publié par Carlson Wagonlit Travel et la Fondation GBTA, les tarifs de l’hôtellerie, du transport aérien et terrestre vont grimper dans le sillage de l’inflation, du prix du pétrole et des marchés émergents.

D’après le quatrième rapport annuel « Prévisions mondiales sur le voyage en 2018 » publié par Carlson Wagonlit Travel et la Fondation GBTA, le coût des voyages devrait augmenter fortement l’année prochaine, avec une hausse de près de 4% dans certains secteurs.

Les tarifs aériens mondiaux devraient augmenter de 3,5 % l’année prochaine, avec des variations selon les zones géographiques : Amérique du Nord + 2,3 %, Asie-Pacifique +2,8 %, Amérique Latine +0,3 %, Europe de l’Est + 7,1 %, Europe de l’Ouest + 5,5 % (France : 7,1%) et au Moyen-Orient et en Afrique + 3 %.

La grille de prix se complexifie, la segmentation accrue des tarifs de base chez les principales compagnies aériennes complique encore la tarification, indique un communiqué.

Une hausse de 3,7 % est attendue pour les tarifs hôteliers. Pour ce secteur aussi les différences sont sensibles selon les régions.

En Europe, les hausses devraient être importantes (+ 6,6 % en Europe de l’Est, + 6,3 % en Europe de l’Ouest, et seulement +0,6 % au Moyen-Orient et en Afrique), tandis qu’ailleurs elles suivront à peine l’inflation (Asie-Pacifique +3,5%, Amérique latine -1,2%).

 

Enfin, les tarifs des moyens de transport terrestre tels que le taxi, le train et l’autobus ne sera que de 0,6%, soit bien moins que les prévisions d’inflation (3 %).

« L’augmentation des prix reflète la solidité de l’économie et la croissance de la demande », explique Kurt Ekert, President & CEO de Carlson Wagonlit Travel dans un communiqué de presse. « Ces chiffres globaux devraient être considérés comme de forts indicateurs des perspectives 2018 pour les entreprises mondiales, et nous anticipons un accroissement des dépenses ».

TourMaG – 18/07/2017

Roomlt : CWT lance une nouvelle division dédiée à la distribution hôtelière

Lundi 17 juillet 2017

Dans un communiqué diffusé lundi 17 juillet 2017, Carlson Wagonlit Travel (CWT) annonce la création d’une nouvelle division dédiée à la distribution d’offres hôtelières : Roomlt by CWT.

L’objectif du groupe est de « créer et proposer une expérience nouvelle et innovante grâce à un plus large catalogue d’hébergements dans le monde et à accès personnalisé aux offres« , explique un communiqué.

Roomlt propose un outil de réservation « intuitif« , des services de gestion du voyage pour les entreprises de toutes tailles, des outils de recherche et de réservations « plus efficaces pour garantir les tarifs les plus bas« , des outils de suivi, de reporting et de paiement et l’accès aux programmes de fidélisation des voyageurs de CWT et des autres prestataires.

TourMaG – 17/07/2017

Réforme du Code du travail : le gouvernement promet une hausse des indemnités de licenciement

Vendredi 14 juillet 2017

REFORME La ministre du Travail Muriel Pénicaud a accédé ce jeudi à une revendication syndicale, en s’engageant à «augmenter les indemnités légales» de licenciement en septembre, parallèlement à la réforme du Code du travail…

« Je propose (…) à l’ensemble des députés de soutenir la proposition du gouvernement d’augmenter les indemnités légales pour la totalité des salariés qui perdent leur emploi », a déclaré ce jeudi la ministre du Travail Muriel Pénicaud en séance de nuit à l’Assemblée nationale, lors del’examen du projet de loi d’habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances.

Une hausse encore non chiffrée

Techniquement, cette augmentation serait mise en place « en septembre par mesure réglementaire », a-t-elle précisé, demandant par conséquent le retrait d’un amendement du député Aurélien Taché (REM) en ce sens. La ministre n’a toutefois pas précisé l’ampleur de la hausse.

La revalorisation des indemnités de licenciement est une revendication de la CFDT et de FO, alors qu’aujourd’hui, les indemnités de licenciement ne peuvent être inférieures à 1/5 de mois de salaire par année d’ancienneté, auquel s’ajoutent 2/15 de mois par année au-delà de dix ans.

Compenser partiellement le plafonnement des indemnités prud’homales

« C’est une bonne chose », a salué Michel Beaugas (FO) auprès de l’AFP, faisant remarquer que la France est pour l’instant « en dessous de la moyenne européenne ». La question a été évoquée mardi lors d’une rencontre bilatérale entre FO et le cabinet de Muriel Pénicaud et « ça pourrait aller jusqu’au doublement », comme le réclame le syndicat.

Selon Michel Beaugas, cette mesure, qui n’est tout de même « pas la panacée », compenserait en partie leplafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, rejeté par tous les syndicats et qui pourrait « être assez bas ».

Véronique Descacq (CFDT) a, elle, fait part de sa « satisfaction », tout en attendant de « voir quel sera le niveau de l’augmentation ».

Son syndicat demande de « passer les indemnités à 1/2 mois de salaire par année d’ancienneté », soit un peu plus qu’un doublement, et de prévoir des indemnités « même avant un an d’ancienneté », ce qui nécessite « un amendement au projet de loi d’habilitation » selon Mme Descacq.

Medef et CPME inquiets

Plus réservée, la CGT y voit une « mesure de diversion ». « Même si on double ces montants, ce n’est pas du tout « désincitatif » au licenciement, tellement le montant est faible », a estimé Sophie Binet.

Ce geste en direction des syndicats intervient après une série d’annonces à rebrousse-poil. Ces dernières semaines, les organisations syndicales avaient fustigé les décisions du gouvernement sur les fonctionnaires (gel du point d’indice, rétablissement dujour de carence…) et pour simplifier le compte pénibilité.

Les syndicats s’étaient aussi élevés contre la future fusion des instances représentatives du personnel (IRP) et la possibilité, envisagée par le gouvernement, de permettre aux employeurs de PME de négocier avec des délégués du personnel non mandatés par des syndicats.

L’annonce de Muriel Pénicaud a, en revanche, été accueillie fraichement côté patronal. Cela « ne va pas du tout dans la bonne direction et nous inquiète, alors que nous n’avons pas encore la vision cohérente de ce que veut faire le gouvernement », a réagi le Medef auprès de l’AFP.

20 MINUES – 14/07/2017

100 policiers pour réduire les délais d’attente à Orly et à Roissy-CDG

Jeudi 13 juillet 2017

Le ministère de l’Intérieur réagit à la dégradation du contrôle des passeports depuis un mois.

Après une rencontre à Matignon avec les dirigeants de l’Union des aéroports français et de la Fédération nationale de l’aviation marchande, après de nombreuses lettres des patrons de compagnies aériennes, des protestations d’élus, de nombreux reportages et articles de presse, le ministère de l’Intérieur accepte de renforcer le dispositif de la Police aux frontières à Orly et à Roissy-CDG (seulement).

En 2016, les compagnies aériennes ont enregistré sur le seul terminal Sud une dégradation de 500% des retards consécutifs aux contrôles par rapport à 2015. « Dès le week-end prochain et jusqu’au 31 août, ce sont 100 policiers supplémentaires qui seront présents tous les jours sur ces deux sites pour augmenter le nombre de points de contrôle et, ainsi, réduire les délais d’attente », indique un communiqué de presse de M. Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’Intérieur. Les effectifs supplémentaires de 100 policiers sont issus des compagnies républicaines de sécurité́ (CRS). Ce qui permettra aux fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) de se concentrer spécifiquement sur les missions de contrôle transfrontières. Les CRS connaissent les lieux puisqu’il avait été fait appel à eux au début du mois à Orly pour calmer un début d’émeute des passagers dans les files d’attente…

De nouveaux dispostifs à venir

Cent policiers de plus reste une goutte d’eau sur les 10 000 fonctionnaires de la PAF, dont 500 sont détachés à Orly et 1 700 à Roissy-CDG, selon les chiffres donnés à Matignon. Un ratio qui n’est pas proportionnel au trafic actuel avec 2,7 millions de passagers en juin dernier à Orly contre 6,1 million à Roissy-CDG, même si Orly compte beaucoup de vols domestiques. Le ratio serait respecté si les vols à destination des DOM restaient du ressort de la France et non pas de la règlementation Schengen. A Orly, ce serait immédiatement dix mille passagers de moins à contrôler chaque jour.

A terme, le ministre de l’Intérieur promet la mise en place d’« un nouveau dispositif technique de vérification des passeports et cartes d’identité́ qui permettra de réduire de manière significative le délai d’interrogation des bases de données, dont la disponibilité́ opérationnelle a été́ renforcée ». Il s’agit de la reconnaissance faciale par les sas Parafe plus réactive que l’identification des empreintes digitales. Ces retards informatiques et ces disfonctionnements inquiètent aussi les membres du comité en charge de la candidature de Paris aux Jeux olympiques. En pleine négociation des JO de 2024, la France affiche au travers des défaillances des services de contrôle aux aéroports un retard criant d’infrastructures. Beaucoup de progrès restent à accomplir car les sas Parafe ne prennent toujours pas en compte les enfants ou les familles et seulement les passeports biométriques français. Les visiteurs étrangers sont priés de faire la queue. Un handicap pour le tourisme en France.

TOUR HEBDO – 13/07/2017

Attente dans les aéroports : les acteurs de l’aérien montent au front

Mercredi 12 juillet 2017

Matignon a été alerté hier sur la situation chaotique dans les aéroports français où le durcissement des contrôles provoque de longues files d’attente et l’exaspération des passagers.

 

Le renforcement des contrôles provoque une multiplication des files d’attente, des retards de vols et l’incompréhension et la colère des passagers.

Les responsables du secteur aérien et aéroportuaire prennent les choses en main. « Nous avons partagé les réalités du terrain, c’est-à-dire la situation chaotique en matière de contrôle aux frontières aériennes et qui concerne l’ensemble des aéroports« , a expliqué à l’AFP Nicolas Paulissen, délégué général de l’Union des aéroports français (UAF), à l’issue d’une réunion à Matignon aux côtés du président de l’organisation, Thomas Juin, et du délégué général de la Fédération nationale de l’aviation marchande (FNAM), Guy Tardieu.

La mise en oeuvre de l’état d’urgence en France en novembre 2015 à la suite des attentats et la réintroduction de contrôles systématiques sur tous les vols en provenance ou à destination des pays de l’espace Schengen ont considérablement ralenti les opérations de la police aux frontières (PAF) dans les aéroports. La situation a encore été aggravée à la suite du renforcement par l’Union européenne depuis avril des contrôles aux frontières extérieures de Schengen.

Ces deux mesures provoquent une « multiplication des files d’attente, l’allongement des temps d’attente, des retards des vols, et l’incompréhension et la colère des passagers« , a souligné Nicolas Paulissen.

Une série de mesures

La délégation a proposé une série de mesures portant notamment sur le déploiement massif de matériels Parafe (sas de contrôle automatisé des passeports) avec l’accélération de la validation de la reconnaissance faciale, plus rapide que l’actuelle reconnaissance digitale, ainsi que le renforcement des moyens informatiques alloués à la PAF et aux douanes.

D’ici à 2018, 87 sas Parafe seront déployés dans les aéroports parisiens et 40 à l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry (financés par les aéroports concernés) et il faudrait « un complément de 10 à 15 millions d’euros » pour équiper l’ensemble des plates-formes du pays, selon Nicolas Paulissen.

Les acteurs de l’aérien demandent que ces équipements soient financés par les pouvoirs publics à partir du Fond européen de sécurité intérieure (FSI).

Les deux organisations appellent par ailleurs au retour à des contrôles aléatoires et ciblés sur les vols intra Schengen et à accélérer la mise en place du fichier de données des passagers PNR européen en France.

« Il y a un enjeu d’attractivité et d’image » du territoire, a estimé Thomas Juin soulignant qu’ »une grande partie des 15 millions de touristes supplémentaires (d’ici à 2020, ndlr) que vise le gouvernement passent par les aéroports« .

TOUR HEBDO – 12/07/2017

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