Archive de la catégorie ‘Adhérents CFTC de CWT’

Sécurité sociale : le forfait hospitalier va augmenter de 18 à 20 euros en 2018

Jeudi 28 septembre 2017

ECONOMIE Le gouvernement a annoncé ce jeudi la hausse du forfait hospitalier dans le cadre de son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018…

Le forfait hospitalier, destiné à financer les frais d’hébergement des patients, passera de 18 à 20 euros et de 13,5 euros à 15 euros pour les séjours en psychiatrie dès 2018, selon le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) présenté ce jeudi par le gouvernement.

L’augmentation du forfait est « équivalente » à l’inflation constatée depuis 2010, date de sa dernière revalorisation, précise le gouvernement. Elle doit permettre un gain pour les hôpitaux de 200 millions d’euros.

« Ce sont les complémentaires santé qui vont payer », a également martelé ce jeudi sur RMC Olivier Veran, député de l’Isère LREM et rapporteur général de la Commission des Affaires Sociales.

4 milliards d’euros d’économie dans le domaine de la santé

Le projet de budget présenté ce jeudi prévoit une réduction de 3 milliards d’euros en un an du déficit de la Sécurité sociale, pour atteindre 2,2 milliards d’euros en 2018, Au menu, le gouvernement prévoit de demander un effort « important » à la branche maladie en limitant la hausse naturelle des dépenses de santé – liée notamment au vieillissement de la population, aux coûts des innovations thérapeutiques et à l’augmentation des maladies chroniques – à 2,3 %, soit une dépense totale de 200 milliards d’euros.

Il prévoit d’économiser dans le domaine de la santé plus de 4 milliards d’euros dont pratiquement 1,5 milliard grâce à des actions sur la baisse des prix des médicaments et de leur consommation ou encore à travers la promotion des génériques. La restructuration de l’offre de soins (optimisation des achats, économies dans les hôpitaux) doit permettre, elle, d’économiser 1,46 milliard d’euros.

20 MINUTES – 28/09/2017

Havas Voyages référence MagicStay.com

Mercredi 27 septembre 2017

MagicStay.com, plateforme spécialisée dans la location d’appartements courte durée pour les voyageurs d’affaires va être distribuée par les agences Havas Voyages.

L’offre de Magic Stay sera accessible en temps réel sur toutes les solutions de réservation du réseau de distribution : TravelSolutions, TravelMaker, TravelAssistant.

TourMaG – 27/09/2017

Face au numérique, les agences de voyages affûtent leurs armes

Mercredi 27 septembre 2017

Partagées entre des impératifs contradictoires de sécurité et de simplicité, attaquées sur leur modèle économique par des start-up plus agiles, les grandes agences de voyages hâtent leur mutation.

Fournir aux entreprises un outil de réservation de voyages d’affaires aussi simple que ceux du grand public, et élargir l’offre en y intégrant Uber, Airbnb et autres fournisseurs absents des systèmes classiques : c’est le pari de Tristan Dessain-Gelinet et Betty Seroussi, cofondateurs de Travel Planet. Créée à Lille il y a trois ans sur les bases d’une ancienne agence de voyages, cette « place de marché » a l’ambition ni plus ni moins de concurrencer les agences de voyages historiques, les « travel management companies » (TMC). « Pendant des années, le voyage d’affaires donnait plus de possibilités que le voyage privé. Aujourd’hui, c’est l’inverse ! Trop rigides, trop compliquées, trop chères, les TMC déçoivent. Alors, pour se différencier, on a choisi de changer le logiciel en plaçant le voyageur au même niveau que l’acheteur », explique Tristan Dessain-Gelinet. Et ça marche ! En trois ans, Travel Planet est passé de 8 à 80 collaborateurs, a développé un centre de R&D à Paris, ouvert une succursale en Australie et engendré 100 millions de chiffre d’affaires en 2016.

Un succès, certes, mais une goutte d’eau dans l’océan du voyage d’affaires, marché de 28 milliards d’euros annuels encore largement dominé par une poignée d’acteurs. Seules entités capables, à ce stade, de s’adresser aux multinationales en offrant des solutions harmonisées d’un pays à l’autre, les TMC n’ont pas dit leur dernier mot. Ringardes, vous pensez ? « Disons plutôt qu’elles sont prises en étau entre deux tendances contradictoires : d’un côté, les impératifs de sécurité et de maîtrise des coûts imposés par les entreprises, et, de l’autre, le besoin de personnalisation et de simplicité exprimé par les voyageurs. Elles font aussi face à un handicap majeur : celui de leur taille. Mais elles font des efforts indéniables pour évoluer », estime Michel Dieleman, président de l’AFTM (Association française du travel management).

Priorité au « physital »

La première réaction des acteurs historiques a été de passer au « physital », stratégie consistant à automatiser ce qui peut l’être, et à renforcer la valeur ajoutée sur des voyages complexes nécessitant une intervention humaine. « Aujourd’hui, 70 % de nos transactions sont réalisées en ligne par les voyageurs, et, sur celles-ci, 90 % ne nécessitent aucune retouche humaine, détaille Valérie Sasset, directrice générale de BCD. Résultat : la part des agents de voyages dans notre groupe a diminué de façon importante au profit d’autres métiers : développeurs, data scientists, etc. »

Ensuite, pour innover, les TMC se sont lancées dans des programmes d’accompagnement, d’incubation ou de rachat de jeunes entreprises innovantes. C’est notamment le cas de CWT, qui a signé deux partenariats : l’un à Paris avec un incubateur de start-up spécialisées dans la promotion du tourisme, le Welcome City Lab, et un autre dans la Silicon Valley avec l’accélérateur Plug & Play consacré au voyage et à l’hébergement. « Plutôt que de faire la politique de l’autruche, on a intérêt à créer des relations avec les start-up, explique Régis Pezous, directeur Product Incubation chez Carlson Wagonlit Travel. Les start-up répondent à des problématiques partielles. Aucune n’apporte de solution globale. C’est donc dans la collaboration grands comptes-TMC-start-up que nous avançons le mieux. »

Enfin, pour résister aux coups de griffe des start-up, rien de mieux que de passer soi-même en mode start-up. C’est ce que tente de faire Havas Voyages. Le groupe collabore actuellement avec six start-up, dont l’éditeur de logiciels iAlabatros, passé dans l’escarcelle du géant Sodexo en mars 2017.

Apprendre des start-up

Selon Michel Dinh, directeur général d’Havas Voyages, cette proximité avec de jeunes entrepreneurs a profondément changé la culture de l’entreprise. « Les start-up sont très orientées usage client, tandis que nous sommes traditionnellement orientés process. Ce rapprochement nous a permis de mettre de la vitesse dans ce que nous faisons, et de nous débarrasser de certains vieux réflexes, comme celui de ne pas lancer un projet avant qu’il soit définitif. Désormais, nous avons des cycles d’innovation beaucoup plus courts qui impliquent de ne pas être parfaits, d’apprendre de nos erreurs et de recommencer différemment. On doit changer de rythme. On n’a pas le choix, et c’est plutôt motivant. »

LES ECHOS – 27/09/2017

Union Européenne : les salariés français parmi les plus exposés à la dégradation des conditions de travail

Mardi 26 septembre 2017

SOCIAL La France est l’un des pays de l’UE les plus touchés par la dégradation des conditions de travail avec la Grèce et l’Espagne, d’après une étude publiée ce mardi…

« Une dégradation lente mais persistante des conditions de travail, engendrant ainsi une vulnérabilité face aux risques liés au travail supérieure à la médiane européenne ». La nouvelle étude comparative intitulée « Mesurer la vulnérabilité à la dégradation des conditions de travail dans les pays européens », dresse un tableau très sombre de la situation des salariés français.

La France parmi les trois pays les plus exposés

Selon cette étude publiée ce mardi par le Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET), la France fait partie avec la Grèce et l’Espagne, des trois pays de l’UE où les salariés sont les plus exposés à une dégradation de leurs conditions de travail.

La vulnérabilité est définie « comme le degré d’exposition des travailleurs à des risques cumulés sur le lieu de travail, ayant des effets néfastes pour le bien-être et la santé ». Elle est calculée par le CEET sur la base d’un indicateur agrégeant des facteurs liés à l’environnement de travail, « qu’il soit physique ou social » et des facteurs liés « au contenu et à l’organisation du travail (forte intensité du travail, faible complexité, horaires atypiques). Cet indicateur est alimenté pardes données des cinq dernières éditions de l’enquête européenne sur les conditions de travail (EWCS).

Des salariés des pays nordiques mieux lotis

Dans trois pays (Grèce, Espagne et France), la probabilité ainsi mesurée dépasse largement la moyenne entre 1995 et 2015. Elle est également importante au Portugal, en Italie, au Royaume-Uni et en Finlande.

Au contraire, les pays nordiques, à l’exception de la Finlande, ainsi qu’une grande majorité des pays d’Europe centrale se distinguent par de meilleures conditions de travail et par une moindre vulnérabilité de leurs travailleurs, souligne l’étude.

Inégalités selon l’âge et le sexe

Selon cette étude, le risque de voir ses conditions de travail dégradées varie selon le sexe. « Les femmes sont ainsi plus vulnérables que les hommes, toutefois cette tendance n’est pas commune à tous les pays : en France et en Irlande, le risque de dégradation des conditions de travail est plus prononcé pour les hommes que pour les femmes », écrivent les auteurs.

Outre le sexe, la probabilité de connaître des conditions de travail dégradées varie « considérablement par tranche d’âges » et est, en moyenne, plus élevée pour les moins de 25 ans et les plus de 55 ans.

D’autres variables sont le type d’emploi et le niveau de qualification : « les travailleurs indépendants et ceux pourvus de contrats de travail à durée déterminée sont plus exposés au risque de mauvaises conditions de travail. De même, les travailleurs non ou faiblement qualifiés, travaillant dans le secteur privé au sein de petites entreprises sont en moyenne plus vulnérables à la dégradation de leurs conditions de travail » écrivent les auteurs.

20 MINUTES – 26/09/2017

Réforme du Code du travail : un projet «déséquilibré» qui nécessite d’être «ajusté», estime la CFDT, la CFTC et l’Unsa

Mercredi 20 septembre 2017

SOCIAL Le gouvernement doit « ajuster les ordonnances et décrets d’application qui viendront afin de donner les moyens » au dialogue social, réclament les trois syndicats…

Les syndicats réformistes sont mécontents et le font savoir. Le projet de réforme du Code du travail est « déséquilibré », se fait « au détriment des salariés » en « facilitant les licenciements » ou « en imposant » une instance unique de représentation des personnels dont les moyens ne sont pas garantis, ont dénoncé ce mardi les numéros un de la CFDT, de la CFTC et de l’Unsa.

Le gouvernement doit « ajuster les ordonnances et décrets d’application qui viendront afin de donner les moyens » au dialogue social, réclament Laurent Berger (CFDT), Philippe Louis (CFTC) et Luc Bérille (Unsa), dans une tribune parue sur le site des Echos.

Le gouvernement « peut encore – et il doit – changer de trajectoire »

« Le gouvernement avait toute légitimité de légiférer par ordonnance pour réformer le marché du travail. Mais il l’a fait au détriment des salariés », écrivent les trois leaders, trois jours avant la présentation des ordonnances en Conseil des ministres. Le gouvernement « peut encore – et il doit – changer de trajectoire », insistent-ils.

Les trois syndicalistes dénoncent le fait que les ordonnances vont « faciliter » les licenciements, « au point d’imposer à la justice prud’homale une limitation des indemnités versées aux victimes de licenciements illégaux ». Autre critique : la décision de fusionner des instances représentatives des personnels, « sans garantir les moyens » que l’entité fusionnée et ses élus « auront pour exercer leurs missions ». Dernier exemple : la possibilité de négociation sans organisation syndicale dans les entreprises jusqu’à 50 salariés.

Ces mesures « déséquilibrent le texte au détriment des salariés », critiquent-ils. Ce « déséquilibre détourne la loi d’une de ses fonctions protectrices : rétablir des conditions de justice (…) car, de par le lien de subordination qui les relie, salarié et employeur ne sont pas dans une relation d’égalité et il revient à la loi et aux organisations syndicales, par leur présence dans les entreprises, de le compenser ».

20 MINUTES – 20/09/2017

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