Archive de la catégorie ‘CWT Meetings & Events’

Les voyages d’affaires mettent la priorité sur la sécurité et le bien-être

Jeudi 22 février 2018

Avec la croissance économique qui accélère au niveau mondial, le voyage d’affaires connaît depuis deux ans un rebond marqué de son activité

Formation via e-learning sur les réflexes sécurité dans les zones dangereuses, valises autonomes ou application mobile pour offrir des hôtels adaptés aux goûts des salariés : l’Opinion décrit cinq grandes tendances à l’oeuvre dans un secteur du voyage d’affaires en plein renouveau.

Bonne nouvelle pour la croissance. Les entreprises ont recommencé à envoyer leurs équipes aux quatre coins du globe. Pour les sociétés basées en France, les destinations demeurent à peu près toujours les mêmes : l’Europe occupe la première place, avec plus de 50 % des déplacements. Pour le reste, le continent américain arrive au second rang, suivi par l’Asie. « On enregistre une vraie dynamique depuis 2 ans, et la tendance s’amplifiera en 2018 », analyse Michel Dinh, le directeur général d’Havas Voyages. Un constat partagé par American Express Global Business Travel dans son dernier baromètre de 2017 : « la demande Travel – voyage d’affaires – a connu une reprise l’année dernière et devrait augmenter au cours des 12 prochains mois, avec des gains notables attendus en Europe et en Asie, à commencer par l’Inde et la Chine ».

En parallèle de cette reprise, le « marché du voyage d’affaires est en pleine transformation », confirme l’enquête dévoilée en septembre par le Salon IFTM Top Resa, le rendez-vous annuel des professionnels. C’est l’effet des nouveaux usages des voyageurs combiné aux technologies numériques de pointe. La vision des entreprises, enfin, évolue : « la focalisation sur le coût a tendance à céder le pas sur les impératifs de bien-être et de sécurité des voyageurs », résume Elyes Mrad, Senior Vice President et Managing Director de Global Business Travel international, une société partiellement détenue en joint-venture par le groupe Amex. Michel Dinh renchérit : « La recherche d’économies demeure d’actualité dans un contexte où l’offre de services est opulente, mais cette contrainte n’est plus incompatible avec les conditions d’un déplacement efficace alliant confort et sécurité ».

Cinq grandes tendances ont émergé ces derniers mois.

Usages : l’open Booking gagne du terrain

Lassés par les prestations ultra-standardisées et enclins à recycler leurs « bons plans » testés dans le privé, les voyageurs d’affaires délaissent les plateformes spécifiques pour réserver via des sites grand public. Les voyagistes ont déjà commencé à répliquer en intégrant l’économie collaborative dans leurs formules. TravelSolution, d’Havas Voyages, s’est ainsi enrichie des offres de Magic Stay, une start-up spécialisée sur le créneau des appart-hôtels et hôtels authentiques, et de VizEat, son alter ego pour la restauration gastronomique chez l’habitant. Le groupe Accor a acquis la start-up de location de résidences de luxes One Fine Stay, le « Airbnb de luxe ».

Hôtellerie : la recette du « bleisure »

La frontière entre le voyage d’affaires (« business travel ») et le déplacement d’agrément (« leisure ») a tendance, sinon à s’effacer, du moins à s’atténuer. Les hôteliers, en particulier, font assaut d’offres mixant les deux univers. C’est l’émergence du « bleisure ». Il se concrétise par les « à côté » de la prestation « affaires » : afterworks, expériences conviviales, formules diverses de restauration.

Applications mobiles : simplification et personnalisation

L’intelligence artificielle permet de concilier les exigences contradictoires du voyageur d’affaires du XXIe siècle : digitaliser les processus de bout en bout, mais préserver la relation personnalisée. Avec l’application Roomit, le groupe Carlson Wagonlit Travel (CWT) met à la disposition de ses clients, sur leur mobile, une offre d’hébergement adaptée à leurs goûts. TravelSolutions, d’Havas Voyage, inclut la technologie Ialbatros de réservation hôtelière qui mixe les paramètres liés à la politique voyages des entreprises et les goûts de ses collaborateurs. L’application Xpenditure simplifie la gestion des dépenses de voyage. Elle autorise le smartphone à photographier les pièces justificatives et à les envoyer automatiquement au service comptable de l’entreprise.

Sureté-sécurité : pourquoi s’en priver ?

Dans ce domaine, les services foisonnent. Chez Amex GBT, la solution Expert Care permet à l’entreprise d’informer en temps réel son collaborateur à l’autre bout du monde, voir de modifier automatiquement ses prestations en fonction des aléas extérieurs. Outre ce type de fonctionnalités déjà opérationnelles, CWT travaille à une application pour classer ses hôtels selon des critères d’accessibilité et d’environnement. Le must est le service global et inédit de la société Anticip : fourniture d’informations froides (fiches pays) et chaudes (événements imprévus, y compris dans le domaine des transports) ; une formation en e-learning aux comportements à adopter dans les zones à risque ; la géolocalisation en temps réel des voyageurs (modulable par le voyageur) ; un service assistance-évacuation-exfiltration. Au cas où.

Nouveaux objets : du ballon revisité à la valise autonome

Le « bien-être » a gagné les salles de réunion des hôtels d’affaires, où le « Wellness Ball » fait fureur. Compagnon des pauses, ce ballon en tissu au dessin ergonomique a tendance à évincer les chaises autour des tables. Il est bon pour l’équilibre, la souplesse et la colonne vertébrale… A l’autre bout du spectre, apparaissent les premières valises connectées et autonomes. Grace à leur caméra et leur intelligence artificielle, elles suivront pas à pas leur propriétaire dans les aéroports. La CX-1, présentée par ForwardX au CES de Las Vegas, affiche une vitesse de 11,7 km/h.

L’Opinion – 22/02/2018

CWT France s’oriente vers un PSE

Mardi 20 février 2018

Les négos sur la rupture conventionnelle collective n’ont pas abouti

Les négociations concernant la rupture conventionnelle collective proposée par la direction de CWT (Carlson Wagonlit Travel) n’ont pas abouti. Désormais l’entreprise s’oriente vers un PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi). Les syndicats attendent l’ouverture de la procédure et les modalités.

Les organisations syndicales attendent l’ouverture de la procédure et les modalités du futur PSE.

La suppression de 74 postes chez CWT France ne se fera donc pas sous la forme d’une rupture conventionnelle collective. Les négociations concernant cette procédure n’ont pas abouti.

La CGT et CFTC ont refusé le projet de rupture conventionnelle collective. De son côté SNEPAT-FO ne souhaitait pas s’engager seul sur cette voie.

Résultat, l’entreprise s’oriente vers la mise en place d’un Plan de Sauvegarde de l’emploi. Selon SNEPAT-FO, « la direction a déjà fait savoir que 62 postes de la filière opérations et une douzaine d’autres postes étaient dans le viseur. »

Désormais les organisations syndicales attendent l’ouverture de la procédure et les modalités du futur PSE.

Pour rappel, la direction a proposé lundi 29 janvier 2018 en CCE (Comité Central d’Entreprise) un plan de départ volontaire dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective qui concernerait 74 CDI du service opérationnel.

Cette procédure a été introduite par la réforme du Code du travail d’Emmanuel Macron fin 2017.

Déjà en 2017, un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) avait entraîné 132 suppressions de postes, 48 départs « naturels » et la fermeture des sites de Toulon et Nantes.

TourMaG – 20/02/2018

CWT mise sur l’intelligence artificielle, le prédictif et la Blockchain

Mardi 20 février 2018

CWT Digital Campus

Carlson Wagonlit Travel a organisé son premier CWT Digital Campus le 13 février dernier. L’occasion de revenir sur la stratégie de développement technologique adoptée par CWT, avec Régis Pezous, directeur Product Incubation chez Carlson Wagonlit Travel.

TourMaG.com – Pourquoi organiser cet événement, le CWT Digital Campus ?

Régis Pezous : CWT France souhaitait rétablir un grand rendez-vous avec ses clients et partenaires, leur proposer un programme riche et pertinents pour leurs activités avec des thèmes tels que la transformation digitale, la data, l’hôtel, l’intelligence artificielle, les Chatbots, l’expérience voyageurs et participants, la Route du Rhum…

Le CWT Digital Campus permet d’échanger, d’apprendre, de réfléchir et d’avancer ensemble sur tous les enjeux du Business Travel et de l’Event.

 

TourMaG.com – Comment l’intelligence artificielle impacte-t-elle le tourisme ?

Régis Pezous : Le tourisme utilise depuis longtemps des mécanismes liés à l’IA (à commencer par les systèmes de pilotage automatique des avions !).

La nouveauté qui agit comme effet de levier sur son impact, c’est le Machine Learning (ML). Par exemple pour construire un algorithme de recommandation le ML permet d’aller beaucoup plus vite et dans une certaine économie de moyens (moins de jours de développement).

 

TourMaG.com – Comment l’utilisez-vous au sein de votre entreprise ?

Régis Pezous : Les principaux cas d’usages que nous investiguons sont la personnalisation des offres (filtrer et trier une liste d’options de vols pour la rendre la plus pertinente possible).

Ensuite, la recherche d’économie, notamment à travers l’accompagnement des voyageurs avec des outils de prédiction ou de monitoring des prix.

Et l’ouverture de nouveaux canaux de discussions avec les voyageurs, chatbot (100% IA) ou bot hybride (mixant IA et humain).

 

TourMaG.com – Où en êtes-vous de la mise en place de votre stratégie CWT 3.0 ?

Régis Pezous : Un des axes importants de la stratégie 3.0 de CWT est la nouvelle division dédiée à la distribution des offres hôtelières : RoomIt qui simplifie le processus de réservation d’hôtel et centralise les meilleures options d’hébergement.

L’hôtel représente un axe de développement fort pour CWT. L’objectif de cette division RoomIt by CWT est de créer et proposer une expérience nouvelle et innovante avec un panel d’hébergements proposés dans le monde entier, ainsi qu’un accès personnalisé aux offres.

Avec la solution RoomIt qui a nécessité un investissement technologique important, les voyageurs d’affaires ont accès à plus d’un million de tarifs, 26 000 hébergements en France et plus de 600 000 dans le monde.

 

TourMaG.com – Quelles sont les technologies sur lesquelles CWT travaille actuellement ?

Régis Pezous : Principalement : Chatbot, réservations aériennes sur mobile (CWT To Go), recherche d’économies sur les billets déjà réservés.

Grâce à notre partenariat avec Yapta, nous avons proposé l’outil Price Tracker à nos clients. Le principe est simple. Une fois que vous réservez un voyage, que ce soit un billet d’avion ou une chambre d’hôtel, nous nous chargeons de monitorer le prix grâce à l’API développée par Yapta qui repose sur de l’intelligence artificielle prédictive. Si le prix augmente ou reste identique, nous le gardons en l’état.

Par contre s’il est amené à baisser, Yapta nous alerte pour que nous puissions l’optimiser. Par exemple si le tarif baisse de 250 $, ce qui arrive plus souvent que l’on ne croit, et que les frais de changement de billet sont de 80 $, nos équipes CWT vérifient qu’il n’y a pas eu d’évolution du prix entre temps, et convertissent le billet.

8% des transaction aériennes seront ainsi optimisées, et l’optimisation permettra de générer entre 1% et 2% d’économie.

 

TourMaG.com – Selon vous, quelles sont les technologies émergentes à surveiller ?

Régis Pezous : Les technologies qui reconnecte digital et monde physique. Les beacons et la géolocalisation peuvent par exemple permettre de fluidifier l’expérience de check in dans les hôtels.

Ensuite, il y a les nouveaux usages du mobile. On regarde de près les macro tendances d’utilisation des mobiles : de moins en moins de téléchargements de nouvelles applications, la création d’écosystème entier autour de Wechat en Chine par exemple ou encore de nouveaux cas d’ usage comme le paiement.

Enfin, la Blockchain. Cette technologie pourrait avoir un impact dans la façon dont nous interagissons avec nos fournisseurs, l’hôtellerie notamment, car elle pourrait permettre de réduire les intermédiaires et de rétablir de la confiance dans des secteurs encore fragmentés.

 

TourMaG.com – Est-ce qu’à terme l’IA va remplacer l’humain ?

Régis Pezous : Non et il suffit de travailler concrètement sur un projet d’IA pour s’en rendre compte très vite… Par contre on peut imaginer des gains de productivité très importants.

NDLR : A noter que la direction de CWT en France a proposé lundi 29 janvier 2018 en CCE (Comité Central d’Entreprise) un plan de départ volontaire dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective qui concernerait 74 CDI du service opérationnel.

Déjà en 2017, un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) avait entraîné 132 suppressions de postes, 48 départs « naturels » et la fermeture des sites de Toulon et Nantes.

TourMaG – 20/02/2018

CWT Digital Campus : « jusqu’à 2% d’économies sur le voyage d’affaires grâce au prédictif »

Mardi 20 février 2018

 

Pour conclure le CWT Digital Campus, Patrice Simon, CTO de CWT en visioconférence depuis Minneapolis et Régis Pezou, Responsable Produit de CWT (présent sur scène), ont présenté la stratégie de développement technologique adoptée par CWT. L’IA, le prédictif et la Blockchain constituent les sujets principaux en cours de développement en collaboration avec un écosystème de startups.

« Chez CWT nous travaillons actuellement sur 3 grands axes de développement technologique. L’optimisation de l’expérience client constitue une première thématique importante pour nous. Pour cela, nous comptons sur l’exploitation de l’IA, au développement de services de messaging — s’inspirant du modèle chinois avec WeChat notamment — mais aussi sur l’instauration de nouveaux moyens de paiements, plus flexibles, comme les cartes et porte-monnaie virtuels. Le thème numéro deux, c’est la data. Notre objectif est d’être capable de fournir à nos clients de l’optimisation en temps réel, sur les tarifs aériens et hôteliers notamment. Des startups comme Yapta et FLYR se sont spécialisées dans ce domaine, et leurs services seront bientôt intégrés à notre plateforme en Europe. Le troisième axe de développement chez CWT est lié à l’exploitation des objets connectés pour développer de nouveaux services en mobilité pour le voyageur d’affaires, mais aussi d’imaginer comment tirer profit des nouvelles bases de données décentralisées, qu’on appelle Blockchain. Ces deux sujet constituent les points à développer pour imaginer le voyage d’affaires de demain », a expliqué Patrice Simon, CTO de CWT, en visioconférence depuis Minneapolis pour clôturer cette édition du CWT Digital.

Pour mener ces différents projets de développement, les équipes travaillent en collaboration avec l’univers des startups au travers de leurs partenariats avec deux incubateurs : le Plug and Play à San Francisco et le Welcome City Lab à Paris. L’objectif ? Créer un écosystème plus agile pour développer et tester des POC rapidement. Le CTO a également insisté sur les progrès réalisés par CWT en matière d’analyse de données. En 2017, la collaboration avec la startup Yapta a permis à CWT de faire économiser 40 millions de dollars à ses clients basés aux États-Unis. « En 2018, nous visons 100 millions de dollars d’économies. L’objectif à terme? 250 millions de dollars », a précisé Patrice Simon.

« Price-tracker » : Yapta et FLYR bientôt déployés en Europe

À la suite de la présentation de Patrice Simon, Régis Pezou, a pris la parole sur scène pour illustrer à l’aide de cas concrets, comment les partenariats initiés avec des startups comme Yapta et FLYR permettent à CWT de proposer à ses clients des fonctionnalités prédictives de « Price-tracking », en vue de réaliser des économies sur leurs dépenses dans l’aérien et l’hôtelier. « Grâce à notre partenariat avec Yapta, nous avons proposé l’outil Price Tracker à nos clients. Le principe est simple. Une fois que vous réservez un voyage, que ce soit un billet d’avion ou une chambre d’hôtel, nous nous chargeons de monitorer le prix grâce à l’API développée par Yapta qui repose sur de l’intelligence artificielle prédictive. Si le prix augmente ou reste identique, nous le gardons en l’état. Par contre s’il est amené à baisser, Yapta nous alerte pour que nous puissions l’optimiser. Par exemple si le tarif baisse de 250 $, ce qui arrive plus souvent que l’on ne croit, et que les frais de changement de billet sont de 80 $, nos équipes CWT vérifient qu’il n’y a pas eu d’évolution du prix entre temps, et convertissent le billet », a expliqué Régis Pezou.

Grâce à sa collaboration avec Yapta aux États-Unis, CWT déclare convertir en moyenne 65 % des billets de ses clients sur l’aérien. Régis Pezou s’est ainsi montré rassurant auprès de l’auditoire en annonçant le développement du service dans les prochains mois sur le vieux continent. « L’importation du service de Yapta a été compliquée. D’une part à cause de contraintes technologiques, d’une autre part pour des questions de connaissances. Il est plus difficile d’envoyer une alerte qui a du sens que de simplement monitorer un prix. Or actuellement, les conditions et contraintes de modification d’une réservation dans les GDS, que ce soit pour de l’hôtelier ou de l’aérien, ne sont pas toujours claires et structurées », s’est justifié Régis Pezou. Pour souligner l’avantage de cet outil de price tracking, Régis Pezou s’est appuyé sur les résultats obtenus aux États-Unis. La solution permet en moyenne aux clients CWT d’économiser 1,8 à 2 % sur leurs postes de dépenses voyages. Elle sera intégrée à Amadeus et Sabre en mars et implémentée à Travelport en mai.

Le prédictif au service de l’optimisation des dépenses

La prochaine étape pour CWT est d’être capable d’optimiser les dépenses de ses clients avant même qu’ils effectuent leurs réservations. « Nous travaillons également avec FLYR, startup basée aux États-Unis, pour aller encore plus loin dans l’optimisation des dépenses liées au voyage. Avant même d’être bookée, nous envoyons la réservation à FLYR, qui dans à peu près des 30 % des cas est capable de savoir si le prix va baisser », a expliqué Régis Pezou. CWT informe alors son client et lui propose deux choix : réserver le billet ou procéder à un monitoring pour tenter de trouver un billet moins cher les jours suivants. Si le voyageur est flexible dans ses dates, il choisira la deuxième option. Et dans l’éventualité où le voyage ne peut absolument pas être déplacé, CWT réserve directement le premier billet. Là encore, les résultats permettent aux clients CWT de réaliser entre 1 et 2 % d’économie en moyenne. En combinant l’offre de Yapta et FLYR, CWT espère faire encore augmenter les économies réalisées par ses clients. Le déploiement des services de FLYR en Europe n’a cependant pas été communiqué lors de la conférence. Mais Régis a confié à TOM que l’intégration du service doit s’effectuer courant 2018.

TOM – 20/02/2018

Recrutement: le patron de Kuoni tire la sonnette d’alarme

Mardi 20 février 2018

Le tour-opérateur lance une opération différente pour étoffer ses équipes. Emmanuel Foiry, président de Kuoni France, s’interroge sur l’attractivité de la profession. Les agences de voyages font face à du turn-over et surtout  une difficulté à recruter.

« Tout le monde recherche du staff! » déclare Emmanuel Foiry, président de Kuoni France. Le tour-opérateur lance une journée de recrutement le 8 mars à Paris pour ses 14 agences intégrées. Avec trois rendez-vous dans la journée (9h, 13h et 18h), il compte pouvoir trouver des vendeuses et vendeurs « pour 4 ou 5 postes ».

 

Bien sûr, il va y avoir bientôt « l’ouverture de l’agence Kuoni de Vincennes » qui justifie ce rendez-vous d’une journée. Mais pas seulement. « On a aussi un départ en retraite, d’autres personnes qui veulent bouger… » indique le patron du TO.

Donner envie de postuler

Avec cette sorte de journée portes ouvertes, Kuoni cherche surtout à « trouver des idées innovantes, avancer dans les méthodes de recrutement ». Aujourd’hui, les employeurs y compris dans le tourisme utilisent différents moyens pour attirer des postulants.

 

« Salon de recrutement, page Facebook pro, LinkedIn et même Instagram, on veut tous essayer de nouvelles méthodes de recrutement, trouver des idées qui auront plus d’effet que les méthodes traditionnelles (petites annonces) » explique Emmanuel Foiry.

 

Spécificité du magasin de ville

Pour le patron de Kuoni, le problème se pose dans tous les secteurs. Etre vendeur en magasin a moins la cote. « Le métier de commerce en off-line souffre énormément. On a beaucoup entendu parler d’une pénurie de bouchers, mais c’est pareil en agences de voyages, on n’arrive pas à avoir assez de vendeuses et vendeurs, de gens qualifiés » commente Emmanuel Foiry.

 

Selon lui, le problème tient aussi à l’agence de voyages en général. « La profession souffre d’une image un peu vieillotte, pas assez dynamique. »  Pourtant le tour-opérateur et ses points de vente « bénéficient d’une belle image. Les agences Kuoni sont exceptionnelles, la qualité de vie est accueillante… Il fait bon vivre chez Kuoni », argumente-t-il.

 

Quid du salaire? Un aspect non négligeable dans l’attractivité d’un poste disent les agents de voyages quand on les interroge. « On est dans les rémunérations du marché », assure Emmanuel Foiry. Tout en reconnaissant que dans l’économie d’une entreprise de tourisme, ce ne sont pas des postes où l’on va trouver « des salaires à 5.000 euros ».

 

Des difficultés liées à la génération Y ?

Si les recruteurs cherchent pour commencer des personnes expérimentées, ils se tournent aussi vers les jeunes diplômés. Où sont donc alors tous les jeunes gens qui sortent du BTS Tourisme, option Ventes et Productions touristiques? « Beaucoup sont attirés par le métier de chef de produit, reconnaît le patron de Kuoni. Ils veulent d’abord voyager. » 

 

Or la vente en boutique est plus sédentaire, même s’il y a des éductours. Et surtout cela signifie travailler à deux ou à trois personnes, avec lesquelles on doit apprendre à composer…  Sans oublier qu’en région parisienne, il faut compter souvent une heure de trajet à l’aller et au retour. « Les gens veulent du télétravail, mais en boutique, ce n’est pas possible. »

 

Il y a aussi un aspect générationnel, Emmanuel Foiry en est convaincu. « En tourisme, on a une difficulté chronique depuis environ cinq ans à recruter et même à se piquer les vendeurs entre nous », admet-il. « La vente en boutique n’est pas considérée par la nouvelle génération comme un avenir. » 

Rendez-vous in situ

 

Les rendez-vous de la journée du 8 mars se dérouleront dans l’agence Kuoni du boulevard Malesherbes à Paris, dans le 8e arrondissement. Une occasion aussi de montrer à quoi ressemble une agence Kuoni récemment rénovée. L’inscription préalable au rendez-vous doit se faire par mail auprès de Kuoni France. Les candidat(e)s devront bien sûr venir avec leur CV.

 

Les 14 agences de voyages intégrées de Kuoni se répartissent entre Paris et la banlieue Ouest (Neuilly, Colombes, Courbevoie…) ainsi qu’à Vincennes.

LE QUOTIDIEN DU TOURISME – 20/02/2018

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