Archive de la catégorie ‘Des chiffres !’

Budget 2017 : ce qu’il faut retenir du projet de loi de finances 2017

Vendredi 30 septembre 2016

ECONOMIE Le gouvernement a présenté ce mercredi matin sa recette budgétaire pour faire passer le déficit public sous la barre des 3 % en 2017…

Un dernier budget avant la présidentielle et une mesure fiscale « historique ». Le ministre de l’Economie et des Finances Michel Sapin n’a pas mâché ses mots ce mercredi matin lors de lors de la présentation à Bercy du projet de budget pour l’année prochaine. Au menu : des baisses d’impôts quelques ruses fiscales mais surtout l’adoption du prélèvement à source de l’impôt sur le revenu. 20 Minutes fait le point sur les principales nouveautés de ce PLF 2017.

Le « prélèvement à la source » de l’impôt sur le revenu

Après des décennies d’atermoiements, le gouvernement a enfin franchi le pas : la France s’apprête à adopter le prélèvement à la source » de l’impôt sur le revenu, déjà en vigueur dans de très nombreux pays. Objectif : supprimer le décalage d’un an entre la perception des revenus et leur imposition.

Cette réforme, prévue pour entrer en vigueur au 1er janvier 2018, mais qu’une partie de la droite promet de supprimer, sera soumise au Parlement à l’automne a rappelé ce mercredi le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, assurant qu’elle « bénéficiera à tous les Français », leur permettant « de mieux affronter (…) certains moments importants de leur vie ».

Concrètement l’adoption de cette réforme obligera les entreprises à se préparer dès 2017, en adaptant par exemple leurs logiciels de paye. Chez les salariés, l’impôt sera prélevé directement par l’employeur sur la base d’un taux transmis par le fisc. Chez les retraités, la collecte sera réalisée par la caisse de retraite. Les travailleurs indépendants verseront quant à eux un acompte mensuel ou trimestriel, calculé en fonction de leurs revenus des mois précédents.

Nouvelles baisses d’impôts

En finir avec le « ras-le-bol fiscal », suscité par les fortes hausses des impôts du début du quinquennat. C’est l’autre objectif de cet ultime budget. Le PLF 2017 prévoit ainsi une baisse de l’impôt sur le revenu d’un milliard d’euros ciblée sur les classes moyennes, qui touchera cinq millions de foyers fiscaux, mais aussi une extension à tous les ménages du crédit d’impôt pour les services à la personne.

Ce geste s’ajoutera à un nouveau train de mesures en faveur des entreprises, dans le cadre du pacte de responsabilité. D’un montant de cinq milliards d’euros, ce paquet fiscal prendra la forme d’un renforcement du Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) et d’une baisse ciblée de l’impôt sur les sociétés, pour un montant de cinq milliards d’euros. Les artisans bénéficieront quant à eux d’environ 100 millions d’allégements de charges.

Des dépenses ciblées (mais en hausse)

L’Etat devrait dépenser 381,7 milliards d’euros en 2017, soit 7,4 milliards de plus qu’en 2016. En cause : les multiples mesures annoncées depuis le début de l’année face aux priorités de l’actualité, comme le plan pour l’emploi, et le renforcement de la sécurité sur le territoire après les attentats.

Le projet de loi de finances prévoit la création nette de 13.847 emplois de fonctionnaires d’Etat. Dans le détail,11.712 postes seront créés dans l’Education nationale, l’enseignement supérieur et la recherche, 2.100 à la Justice et 1.746 à l’Intérieur. Les autres ministères verront leurs effectifs réduits de 2.521 postes, dont 1.540 pour le seul ministère des Finances.

La hausse des dépenses prévue dans le cadre du projet de budget 2017 profitera principalement à l’enseignement et la recherche, dont l’enveloppe grimpera de 2,1 milliards d’euros, et à l’emploi, qui verra son budget augmenter de 1,8 milliard. La sécurité, la justice et la défense, en première ligne depuis les attentats, gagneront quant à elles 440 millions, 290 millions et 600 millions.

Des économies surtout à la Sécu

Pour les compenser, Bercy prévoit des efforts supplémentaires du côté de la Sécurité sociale (1,5 milliard d’euros).

Bercy prévoit pas moins de 1,2 milliard d’économies supplémentaires en 2017 sur la charge d’intérêt de la dette. Les taux d’emprunt de la France à 10 ans sont aujourd’hui au plus bas, à 0,3 %. Michel Sapin se base sur un « scénario prudent de remontée du taux » à 1,25 % fin 2017.

Le gouvernement table aussi des rentrées d’argent plus fortes que prévu dans la lutte contre la fraude fiscale. : Avec un secret bancaire sur le point de disparaître, en raison de la prochaine application de l’échange automatique d’informations, le retour de capitaux s’est accéléré ces dernières années. Les propriétaires de comptes non déclarés à l’étranger accourent désormais à Bercy pour régulariser leur situation. Cette année, l’Etat table sur 1,9 milliard de recettes supplémentaires issues de la lutte contre la fraude fiscale. Il maintient le même objectif pour l’année prochaine.

L’objectif de 50 milliards d’euros d’économies en trois ans, promis à Bruxelles en 2014, ne sera pour sa part pas tenu, mais atteindront « 46 milliards entre 2015 et 2017″, selon Bercy.

Des astuces fiscales

Pour boucler son budget, Bercy mise également sur des astuces fiscales. Le recours au CICE pour remplacer la suppression de la C3S (contribution sociale de solidarité des sociétés) initialement prévue, permettra ainsi à l’Etat d’économiser 3,3 milliards d’euros, les crédits d’impôt pour l’année 2017 étant dus… en 2018.

Le montant du dernier acompte de l’impôt sur les sociétés, versé en décembre, sera quant à lui augmenté pour les grandes entreprises. Ce qui permettra de faire glisser sur 2017 près de 400 millions d’euros qui auraient normalement dû être touchés l’année suivante.

Un cadrage serré

Malgré le scepticisme du Haut conseil des finances publiques (HCFP), qui a jugé mardi la prévision de croissance du gouvernement (1,5 %) « optimiste » et l’objectif de 2,7 % de déficit public « improbable », le ministre des Finances Michel Sapin, a de nouveau vanté ce mercredi le « sérieux budgétaire » du gouvernement. « Il n’y aura aucun dérapage des finances publiques dans ce budget, dans tous les cas tant que nous en aurons la responsabilité », a promis le ministre, qui s’est engagé à ramener le déficit public sous la barre des 3 % imposée par Bruxelles.

L’équation apparaît néanmoins serrée. L’activité s’est contractée au deuxième trimestre, pour atteindre -0,1 %. Et le vote en faveur du Brexit a fait naître une série d’inquiétudes, poussant les grandes organisations à revoir à la baisse leurs prévisions pour 2017, à l’image du FMI (qui prévoit 1,2 %) et de l’OCDE (1,3 %).

« L’élan pris par la croissance va se poursuivre », martèle de son côté Michel Sapin. Qui juge que les « moteurs internes » de la croissance française restent « vigoureux ».

20 MINUTES – 28/09/2016

Carlson Wagonlit Travel France s’apprête à supprimer 30 emplois !

Lundi 6 juin 2016

nouveau PSE en préparation

 

Un nouveau plan de sauvegarde de l’emploi est actuellement en préparation du côté de Carlson Wagonlit Travel France. Le groupe américain souhaite supprimer une trentaine d’emplois salariés en France.

Carlson Wagonlit Travel (CWT) va de nouveau tailler dans ses effectifs en France.

Le groupe prépare actuellement un 5e plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) dans le cadre de l’externalisation de certains services et d’une démarche de réorganisation globale.

Selon nos informations, le plan porte sur un total de 30 postes. Ce sont les services Finance, Ressources Humaines et les services généraux (entretien, maintenance des locaux, administratif) qui sont concernés.

Les premières informations communiquées aux représentants du personnel dans le cadre du comité d’entreprise (CE) font état de 14 suppressions de postes sur le site de Lyon de CWT France, 15 au siège (Kinétik) de Boulogne-Billancourt et un licenciement à Belfort.

Ce nouveau PSE fait également suite à la délocalisation, en Pologne, d’une dizaine d’emplois du service Informatique, il y a quelques semaines. Il s’agissait de salariés qui étaient déjà employés par une société externe mais qui étaient basés au siège jusqu’à début 2016.

 

Difficultés financières ?

La direction nous a annoncé ce nouveau PSE immédiatement après les dernières élections des représentants du personnel« , raconte Zilda Couteau, déléguée centrale CGT chez CWT France.

Elle s’étonne de cette décision car, selon elle, le groupe ne devrait pas connaître de difficultés financières.

« En février 2016, nous avons déménagé dans un nouveau siège, tout neuf, avec du mobilier tout neuf également. Par ailleurs, CWT a vendu, en novembre 2015, Havas Voyages et ses 800 salariés. Cela a dû rapporter beaucoup d’argent« , estime la déléguée CGT.

De son côté, Bertrand Mabille, exécutive vice-président de CWT France, précise que les motivations de ce plan ne sont pas financières : « il concerne uniquement des fonctions support car le groupe tend à globaliser certaines de ces fonctions à l’échelle mondiale. »

Le groupe « essaie de diminuer au maximum ses coûts de structure, traduit, quant à lui, Jérémy Jacq, délégué syndical central FO chez CWT France.

L’objectif est évidemment d’améliorer les résultats pour ensuite redistribuer des dividendes et d’autres formes de rémunération aux actionnaires. »

Toujours est-il que, pour Zilda Couteau, « ils avaient la possibilité de mettre en place un plan de départs volontaires plutôt qu’un PSE« .

Sur ce point, Bertrand Mabille se montre rassurant. Il précise que « pour l’heure, c’est une procédure d’information-consultation qui est engagée avec les partenaires sociaux. Cela devrait, in fine, se traduire par un plan de départs volontaires. »

 

« Graves conséquences sociales »

Mais ce qui l’inquiète le plus, c’est le profil des salariés touchés par les licenciements à venir. Surtout leur âge moyen qui dépasse 45 ans.

« Certains sont dans l’entreprise depuis plus de 20 ans. Ils risquent d’avoir énormément de mal à retrouver un emploi, estime-t-elle. Ce plan aura de graves conséquences sociales. »

« La variable d’ajustement des choix stratégiques de la direction est, malheureusement, toujours le personnel, regrette son homologue de FO. En revanche, au niveau stratégique, nous ne savons pas vraiment où va le groupe. Il s’agit du 5e PSE en moins de 10 ans. Les gens se demandent « à qui le tour ? »"

Autre problème pour les représentants du personnel : les indemnités proposées pour les employés de CWT France qui partiront sont inférieures à ce qui avait été mis en place lors du dernier PSE.

« Nous ferons en sorte que les compensations soient conformes à la loi et les solutions de reclassement suffisantes pour tous les salariés concernés« , répond Bertrand Mabille.

Les 3 syndicats de l’entreprise demandent à la direction l’élargissement du périmètre du PSE et, surtout, la mise en place du glissement qui permettrait d’éviter au maximum les départs contraints.

Ils sauront si leurs propositions sont acceptées mardi 7 juin 2016 lors de la prochaine réunion du CE. En tout état de cause, l’inspection du travail (DIRECCTE) remettra son avis et le plan sera bouclé d’ici fin juin 2016.

TOUR MAG – 05/06/2016

La rentrée universitaire toujours plus chère pour les étudiants

Vendredi 14 août 2015

Toujours plus chère et pour tous les étudiants de France, la rentrée universitaire continue de plomber le budget des jeunes sans qu’aucune nouvelle mesure sociale ne soit prévue en 2015, déplore l’Union nationale des étudiants de France (Unef).

Cette année, le portefeuille des étudiants sera encore plus léger qu’en 2014. Avec une augmentation de 1,1%, soit environ quatre fois l’inflation, les jeunes sont tous touchés, assure le premier syndicat étudiant dans un rapport publié vendredi.

«Il ne serait pas acceptable que, au nom de l’austérité budgétaire, la rentrée 2015 soit la première du quinquennat sans mesure pour soutenir le pouvoir d’achat étudiant», s’insurge l’Unef.

Un tiers des étudiants ne reçoit aucune aide financière des parents, mais seul un quart d’entre eux sont boursiers, note le syndicat qui signale que depuis le début du quinquennat, «le coût de la vie des étudiants a augmenté de 8,4%».

Combien ça coûte d’être étudiant ? 800 euros par mois en moyenne, quand on a son propre logement, soit près de la moitié (48%) du revenu médian français, selon l’Unef.

Quand Papa et Maman ne peuvent pas financer les études, les étudiants doivent travailler : la moitié d’entre eux doit exercer une activité salariée au cours de l’année universitaire, soit onze heures en moyenne par semaine qu’ils ne peuvent consacrer à leurs cours ou à leurs révisions.

- Paris moins touché -

Petite particularité pour cette année : même si Paris reste une des villes les plus chères, la hausse y est davantage contenue que dans le reste de la France grâce à la loi ALUR (pour l’accès au logement et un urbanisme rénové).

Appliqué depuis le 1er août, l’encadrement des loyers «a déjà un effet dissuasif et permet une stagnation du prix des petites surfaces», précise ainsi le syndicat. De plus, la réglementation des frais d’agence «permettra cette année de faire économiser en moyenne 495 euros à un étudiant qui emménage».

Et, dernier point positif pour les Franciliens : le passage de l’abonnement imagin’R à un tarif unique va faire économiser 128 euros par an à un étudiant qui doit se déplacer entre Paris et la banlieue pour ses études (abonnement zone 1-3).

Dans le reste de la France, «les étudiants sont les plus pénalisés puisqu’il font les frais à la fois de hausses des loyers et d’augmentations significatives du prix des transports», souligne le rapport.

Si les loyers grimpent partout, avec une hausse moyenne de 0,3% hors Ile-de-France, certaines villes comme Le Havre enregistrent 6,6% d’augmentation, Nancy 2,6% ou Strasbourg 1,8%.

Côté transports, les étudiants doivent débourser en moyenne 246 euros par an hors Ile-de-France : «de 100 euros à Toulouse jusqu’à 335 à Brest (un abonnement plus cher qu’en Ile-de-France !)», relève l’Unef, qui ajoute que Lille a par exemple supprimé son offre pour les étudiants boursiers.

En matière de tarifs réglementés (sécurité sociale étudiante, ticket de restauration universitaire et EDF), les jeunes sont en revanche tous égaux.

Touchés de plein fouet par une double augmentation des tarifs EDF (+7% au total), ils doivent également subir une hausse pour la sécurité sociale (+0,9%), amenant à 471 euros les frais pour un étudiant en master, ainsi qu’une augmentation des prix de la restauration universitaire (+1,6%).

Inquiet de cette «précarisation» des étudiants, le syndicat réclame «un plan d’action sociale pour la rentrée», avec notamment «un élargissement du système des bourses», une revalorisation de celles-ci de 5%, un doublement des aides d’urgence à destination des étudiants autonomes de leurs parents ainsi qu’un investissement dans le service public des CROUS pour lui permettre de remplir ses objectifs de construction de logement étudiant et garantir une restauration à tarif social.

20 MINUTES – 14/08/2015

Soldes d’été: bilan très mitigé malgré un coup de pouce de la météo

Mardi 4 août 2015

Les soldes d’été, qui se terminent mardi soir, se concluent sur un bilan très mitigé, la météo caniculaire et les rabais importants ayant aidé à faire augmenter les volumes de ventes chez certains commerçants, mais sans pour autant permettre de redresser les recettes.

«Ce n’est pas très bon. On devrait finir entre 0 et -3% en valeur», estime Aude de Moussac, experte consommation du cabinet Kurt Salmon.

«La chaleur en juillet a certes aidé certains commerçants, notamment dans les centres commerciaux, mais en a pénalisé d’autres, particulièrement dans les centres de villes petites et moyennes, où faute de magasins climatisés, les clients ont souvent préféré rester chez eux», indique-t-elle.

Trois semaines après le début des soldes, lancées le 24 juin, l’Institut français de la mode faisait état d’un recul global de 3% des recettes.

Pour les grandes chaînes, «on devrait finir sur une tendance stable par rapport à l’an dernier», juge Didier Simon de Bessac, président de la Fédération des enseignes de l’habillement (FEH).

«Après un début un peu poussif (-10% sur les cinq premiers jours), la chaleur a probablement aidé à redresser un peu la barre, mais sans pour autant permettre un retour à une tendance positive», dit-il.

«Pour nos marques, les soldes ont marché très moyennement et le bilan risque d’être négatif de plusieurs points», estime Daniel Wertel de la Fédération du prêt-à-porter féminin.

- Panier moyen en baisse -

Seuls les commerçants parisiens observent «une certaine embellie» par rapport à des saisons précédentes jugées catastrophiques, note la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Paris-Ile de France : 55% se déclarent satisfaits de leur activité, contre 44% l’an dernier.

Cette année, le beau temps et les fortes chaleurs ont clairement aidé, de même que les touristes. Ces éléments ont permis aux grands magasins, dont les Galeries Lafayette, ou aux magasins d’usine haut de gamme, comme One Nation, d’afficher des bilans positifs.

Mais c’est surtout la taille des rabais qui a dopé les ventes. «Plus de la moitié des commerçants parisiens ont proposé des -50% dès les premiers jours, seul moyen pour attirer des consommateurs déjà habitués aux promotions toute l’année», explique Julien Tuillier, chargé d’études à la CCI.

Résultat: 51% d’entre eux jugent au final leurs recettes inférieures à l’an dernier, l’effet volume ayant été annihilé par les prix extrêmement bas consentis.

Au niveau national, la fréquentation globale ressort en léger recul, avec 74,3% de Français qui ont fait les soldes, soit 1,9 point de moins qu’en 2014, indique Toluna.

Mais c’est surtout au niveau des paniers moyens que la baisse est plus sensible, avec des chutes d’environ 10% sur les trois premières semaines, puis de 20% en quatrième et cinquième semaines.

Les Français se sont souvent contentés de quelques articles. Et, chaleur aidant, souvent de pièces peu chères (débardeurs, shorts…).

- Pré-soldes -

«Les soldes restent toujours importantes, mais ce n’est plus l’évènement que c’était», souligne M. Tuillier. «Il y a clairement une désaffection depuis quelques années, car maintenant on fait de la démarque toute l’année», renchérit Aude de Moussac. «Les soldes ne sont plus qu’une promotion de plus dans la saison, ce n’est plus vraiment une aubaine pour les consommateurs», estime M. Wertel.

D’ailleurs, beaucoup de commerçants se plient aux désormais traditionnelles ventes privées dans les semaines précédant l’ouverture officielle des soldes, pour stimuler leur activité.

Et cela marche plutôt bien (79% de satisfaction à Paris, +10 points).

Mais le revers de la médaille est que ces achats en pré-soldes ne sont pas réitérés par la suite, amputant d’autant le bilan des «soldes officiels».

Internet a toutefois réussi à tirer un peu mieux son épingle du jeu, avec une hausse des ventes d’environ 6%, selon la Fevad (Fédération de l’e-commerce et de la vente à distance). Une croissance toutefois inférieure à l’an passé (+11%).

Ce canal est surtout tiré par les sites généralistes, comme Amazon qui a lancé son «Premium Day» au milieu des soldes avec des remises allant jusqu’à -60%. Rue du Commerce, avec ses baisses de plus de 70% a enregistré une croissance de 46% de son chiffre d’affaires. Ce qui tend à prouver que seuls les rabais monstres sont encore capables d’attirer des consommateurs rompus à l’art des bonnes affaires toute l’année.

20 MINUTES – 04/08/2015

Gestion Sociale, le 24/04/2014 : Le juste prix pour les services de santé au travail

Mardi 29 avril 2014

Un tabou est en train de tomber : le coût des services de santé au travail interentreprises (SSTI). Jugé excessif mezzo voce par certains petits patrons, il est de plus en plus ouvertement décrié, jusque dans les travées de l’Assemblée nationale. 

Selon les derniers chiffres disponibles, il existe 270 SSTI organisés en associations à but non lucratif chapeautés par le Cisme. Ils interviennent au bénéfice d’1,5 million d’entreprises, dont 80 % ont un effectif de moins de dix personnes, soit 15 millions de salariés sur les 16 millions que compte le secteur privé. En 2013, les employeurs adhérents ont déboursé collectivement 1,2 Md€ pour les financer. Cette enveloppe ne cesse d’augmenter, alors que le nombre de médecins du travail diminue. Sur les quelque 15 000 employés des SSTI, on dénombre moins de 5 300 médecins et 1 200 personnels soignants . « Il s’agit d’une augmentation de la masse salariale non médicale sur laquelle les entreprises n’ont aucun contrôle et qu’elles sont contraintes à financer », observe le député UMP de Lozère, Pierre Morel-A-L’Huissier, tout en demandant des mesures d’ajustement.

Les contestataires trouvent déséquilibré le rapport entre le coût d’adhésion aux services (de 70 à 100 € par an et par salarié) et les services rendus. Ils sont au minimum de trois ordres. Primo, la visite médicale d’embauche, obligatoire. Elle représente un peu plus de la moitié de l’activité. Secundo, le contrôle périodique, bisannuel. Enfin, les SSTI assurent les visites de reprise, dès lors que le congé thérapeutique atteint 30 jours. En outre, les services peuvent engager des actions de prévention. Les sceptiques relativisent l’impact des visites. « À l’embauche, 98 % des candidats sont déclarés aptes, et un tiers des contrôles périodiques n’a pas lieu pour diverses raisons », argumente l’un d’entre eux. Pire, soutient le député PS de Gironde, Florent Boudié,« il arrive que le service de santé au travail ne se déplace plus sur le lieu de travail. Il revient alors aux salariés de se rendre dans un centre fixe, ce qui pose la question de l’accès », de nombreux services s’exonérant de l’obligation légale sans disposer de la moindre dérogation. Et, pour couronner le tout, le mode de tarification des SSTI est contesté. Le coût d’adhésion est calculé par salarié. Or, plaide la députée UMP Catherine Vautrin,« cette proportionnalité paraît inadaptée aux missions qui tendent, depuis la réforme de 2011, à devenir de plus en plus collectives, se situant sur la prévention primaire, la traçabilité des expositions et la veille sanitaire ». L’élue de la Marne verrait bien un prélèvement assis sur la masse salariale. Le ministère du Travail lui rétorque que le principe d’une cotisation per capita ne fait pas obstacle à ce que chaque SSTI définisse son propre taux par salarié, librement décidé par l’AG des adhérents. Par ailleurs, il est loisible à un service de différencier les taux selon la nature des expositions des salariés.

Source : http://www.wk-rh.fr

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