Archive de la catégorie ‘L’air du temps…’

Inégalités salariales : à quelle heure les femmes arrêtent-elles d’être payées ?

Jeudi 27 octobre 2016

Des milliers d’Islandaises ont symboliquement cessé de travailler lundi à 14 h 38 pour protester contre les inégalités salariales entre hommes et femmes. Cet horaire, à partir duquel elles ne sont plus théoriquement rémunérées si on compare leur salaire à celui de leurs collègues masculins, diffère d’un pays à l’autre.

Lundi à 14 h 38 exactement, des milliers d’Islandaises ont arrêté de travailler à l’appel de syndicats et d’organisations féministes pour protester contre les inégalités salariales entre hommes et femmes. Pourquoi cet horaire ? Car les salariées de l’île étant rémunérées 14 % de moins que leurs collègues masculins, selon les dernières données de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), elles arrêtent d’être payées après cette heure précise alors que les hommes, eux, le sont jusqu’à 17 heures (le calcul a été effectué sur une journée de huit heures).

La date n’a pas été choisie au hasard : le 24 octobre 1975, 9 Islandaises sur 10 s’étaient mises en grève pour rejoindre la capitale Reykjavik, et manifester pour le «Kvennafrídagurinn» («le jour de repos des femmes» en V.F.). Les Islandaises avaient de nouveau abandonné leur poste de travail en 2005, à 14 h 08, puis à 14 h 25 en 2008. Ce recul progressif de l’heure de sortie traduit une réduction des inégalités salariales, mais légère, puisque en onze ans, de 2005 à 2016, seulement trente minutes ont été gagnées.

A quelle heure les salariées espagnoles, américaines, israéliennes ou japonaises devraient-elles aussi quitter leur travail en fonction des inégalités de salaires en vigueur dans leur pays ? A Libération on s’est posé la question. Et comme on aime bien se prendre la tête, on a fait le calcul, à partir des données de l’OCDE, accessibles en ligne et datées de 2010, dernière année où des données sont disponibles pour la France.

Les Turques à 13 h 37

La Commission européenne publie également des statistiques sur les écarts de salaires entre femmes et hommes, mais l’Islande n’est pas membre de l’UE, et sa définition est différente de celle de l’OCDE (la première prend en compte «la différence moyenne de rémunération horaire brute entre les travailleurs de sexe féminin et masculin», la seconde «la différence entre le salaire médian des hommes et des femmes rapportée au salaire médian des hommes»). A noter qu’en 2010, l’écart de salaires entre les deux sexes en Islande n’était pas de 14 % mais de 14,3 % : pour la cohérence de l’ensemble, on fera comme si les Islandaises étaient descendues dans la rue non pas à 14 h 38, mais à 14 h 35.

Résultat : ce sont les salariées coréennes qui travaillent le plus longtemps gratis, à partir de 10 h 48 très exactement. L’écart de salaires hommes-femmes y atteignait 36,6 % en 2010. Les travailleuses espagnoles sont en revanche payées jusqu’à 15 h 59, le taux n’étant que de 6 % (il a depuis un peu augmenté). En vrac, les salariées britanniques cessent d’être rémunérées à 13 h 45, les Grecques à 14 h 57, les Turques à 13 h 37 et les Françaises à 14 h 38.

Voilà ce que ça donne, sur quelques pays membres de l’OCDE :

Un autre moyen de mettre en scène l’inégalité salariale entre les sexes consiste à calculer à quelle date dans l’année les salariées cessent virtuellement d’être rémunérées. La Commission européenne avait ainsi annoncé l’année dernière, sur la base de ses données, que les femmes européennes ne touchaient plus de salaires à partir du 2 novembre au soir – 59 jours de moins que leurs homologues masculins. L’institution avait alors expliqué dans un communiqué que si l’écart entre les salaires ne se réduisait pas plus vite, il faudrait encore soixante-dix ans pour atteindre l’égalité salariale entre hommes et femmes.

L’écart de rémunération ne dit cependant pas tout et doit être mis en relation avec d’autres indicateurs, par exemple sur le taux d’emploi des femmes, leur niveau de qualification ou le recours au temps partiel, qui permettent d’appréhender de manière plus complète les inégalités femmes-hommes sur le marché du travail.

LIBERATION – 27/10/2016

Le gouvernement simplifie le renouvellement du passeport

Mercredi 26 octobre 2016

C’est l’une des 210 mesures de simplification pour les particuliers présentées ce jour par le gouvernement.

 

La reconnaissance des empreintes digitales va suffire pour renouveler son passeport. © Studio Mike/Fotolia.com

Le gouvernement a décidé de simplifier le renouvellement des papiers d’identité des citoyens français, une bonne nouvelle pour les voyageurs… et les voyagistes.

Ainsi, pour renouveler son passeport, il ne sera plus nécessaire de remplir un nouveau formulaire, la reconnaissance des empreintes digitales suffira. Le dispositif, déjà expérimenté par la préfecture des Yvelines, doit se généraliser ce mois-ci, rapporte Europe 1.

Dès le début de l’année prochaine, la procédure sera également simplifiée pour l’obtention de la carte nationale d’identité. Il sera possible de préparer sa demande en ligne afin de gagner du temps en mairie : il suffira ensuite de communiquer au guichet de la mairie le numéro de prédemande en ligne, ce qui permettra de récupérer l’ensemble des données déjà remplies sur Internet

Il s’agit de deux mesures présentées ce jour en conseil des ministres par le secrétaire d’État chargé de la Réforme de l’État, Jean-Vincent Placé, parmi 210 mesures de simplification pour les particuliers.

TOUR HEBDO – 26/10/2016

Etat civil, santé, retraite… Les 30 mesures du gouvernement pour simplifier la vie des Français

Mercredi 26 octobre 2016

ADMINISTRATION Cela porte à 210 le nombre total de mesures de simplification pour les particuliers…

Au premier trimestre 2017, il sera possible de préparer sa demande de carte d’identité en ligne.

L’objectif est d’améliorer la qualité du service publicLe gouvernement va présenter ce mercredi 30 nouvelles mesures de simplification pour les particuliers. Présentées deux jours après un nouveau train de mesures de simplification pour les entreprises, ces mesures ne sont « pas destinées à faire des économies » mais « davantage à un gain de temps » dans les démarches, explique-t-on au secrétariat d’Etat chargé de la réforme d’État et de la simplification.

Ces 30 nouvelles mesures, qui portent le nombre total de mesures de simplification pour les particuliers à 210, feront l’objet d’une présentation ce mercredi en conseil des ministres du secrétaire d’État chargé de la Réforme de l’État, Jean-Vincent Placé.

Pour l’état civil

Parmi elles, la possibilité, à horizon du premier trimestre 2017, de préparer sa demande de carte d’identité en ligne : il ne sera plus nécessaire de remplir en mairie le formulaire Cerfa. Il suffira de communiquer au guichet de la mairie le numéro de prédemande en ligne, ce qui permettra de récupérer l’ensemble des données déjà remplies en ligne.

Le renouvellement du passeport est lui aussi allégé, grâce aux seules empreintes digitales.

Concernant le délai de déclaration de naissance, il sera, à horizon 2017, prolongé de deux jours, passant de trois à cinq jours suivant l’accouchement pour déclarer la naissance d’un enfant auprès de l’officier d’état civil.

Pour la santé

On note également que les procédures d’admission et de prolongation ou de renouvellement en affection de longue durée (ALD) sont allégées pour les près de sept millions de bénéficiaires. Les durées d’exonération sont allongées, passant de deux ou cinq ans à trois, cinq ou dix ans.

Quant aux bénéficiaires de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH), dont le handicap est particulièrement grave et stable et dont le taux d’incapacité est supérieur à 80 %, ils pourront bénéficier de l’allocation pour une durée pouvant aller jusqu’à 20 ans (contre 10 ans actuellement).

Pour les retraites

Au chapitre des retraites, il sera possible de bénéficier d’un outil d’orientation personnalisé des assurés tout au long du parcours de demande de retraite (orientation, démarches, délais, etc.)

20 MINUTES – 26/10/2016

Prendre les transports en commun en Ile-de-France, c’est faire du sport

Samedi 17 septembre 2016

ETUDE Les 29 % de Franciliens qui utilisent les transports en commun au quotidien effectuent en moyenne 27 minutes d’activité physique par jour…

Les usagers des transports en commun d’Ile-de-France font en moyenne une demi-heure d’activité physique par jour, par le simple fait de marcher jusqu’aux stations ou en se déplaçant dans les couloirs et les escaliers pour les correspondances, souligne vendredi une étude.

Cette étude a été réalisée par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et le Syndicat des transports en commun d’Ile-de-France (Stif). Elle est destinée à mesurer l’activité physique liée aux déplacements quotidiens des Franciliens. Elle montre que si le vélo reste « à l’origine de l’activité physique dite modérée ou vigoureuse la plus importante dans le cadre des déplacements quotidiens » (48 minutes d’activité physique quotidienne en moyenne), les transports en communs franciliens arrivent en deuxième position.

Une dépense moyenne de 180 kcal

« Les 29 % de Franciliens qui utilisent les transports en commun au quotidien effectuent en moyenne 27 minutes d’activité physique par jour avec ce mode de transport, soit une dépense de 180 kcal », selon l’étude.

Cela s’explique par le fait que les usagers qui utilisent le bus, le métro, le tramway, le train, le RER (ou plusieurs d’entre eux pour le même déplacement) « font généralement une partie du trajet à pied. Les transports en commun offrent de nombreuses occasions aux voyageurs de marcher, que ce soit entre le point de départ ou d’arrivée d’un déplacement et les stations de transport en commun ou pour les correspondances », note l’étude.

Elle souligne également qu’en moyenne, les déplacements en transports en commun génèrent « davantage d’activité physique au quotidien pour leurs utilisateurs que les déplacements effectués uniquement à pied puisque les personnes qui utilisent la marche à pied réalisent en moyenne 16 minutes d’activité physique par jour ».

Les Parisiens les plus actifs

Parmi les usagers des transports en commun, les Parisiens s’avèrent « les plus actifs avec 29 minutes d’activité physique effectuées chaque jour lors de leurs déplacements », puisque « 30 % de leurs déplacements se font en transports en commun et plus de la moitié à pied ». Les Franciliens de la petite et grande couronne effectuent respectivement 22 minutes et 18 minutes d’activité physique pendant leurs trajets journaliers.

L’Ile-de-France compte quotidiennement 41 millions de déplacements, soit 3,87 déplacements par jour et par personne en moyenne.

L’étude concerne les Franciliens âgés de 35 à 83 ans. Elle est basée sur le croisement des résultats de l’étude Record GPS menée en 2012-2013 par l’Inserm, qui s’appuie sur une mesure de l’activité physique réalisée au cours des déplacements par accélérométrie, et de l’Enquête globale transport 2010, de l’Observatoire de la mobilité en Île-de-France (Omnil).

20 MINUTES – 16/09/2016

Comment les nouvelles technologies réinventent le commerce en ligne

Samedi 17 septembre 2016

E-COMMERCE Les professionnels se tournent vers la réalité augmentée, l’intelligence artificielle et l’imprimante 3D pour doper leurs ventes…

Réalité augmentée, intelligence artificielle ou encore imprimante 3D… Ces nouvelles technologies viennent déjà réinventer la vente à distance. 20 Minutes a profité de son passage au Paris Retail Week, salon dédié au commerce de détail qui se tient jusqu’à ce mercredi à Paris Porte de Versailles, pour sélectionner trois innovations.

Le décorateur d’intérieur virtuel
« Comment rassurer un client sur le choix d’un article de déco ? Comment lui garantir que cet objet s’intégrera bien avec son intérieur ? ». Pour répondre à cette question, la plateforme de matching décoration What a nice place, dont le siège est à Lille, a développé en partenariat avec l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) un « coach déco virtuel ». Leroy Merlin le teste déjà sur son rayon luminaire.

Concrètement, vous pouvez sur le site ou l’application de Leroy Merlin télécharger une photo de votre salon ou de votre chambre. Le coach virtuel, qui est une intelligence artificielle, va analyser votre image et sélectionner les lampes – seize au maximum – qui s’intègrent le mieux à votre déco. « Le plus difficile a été d’apprendre à cette intelligence artificielle à penser comme un décorateur d’intérieur », expliquent Anne et Isabelle, les fondatrices de What a nice place. En pratique, le coach analyse différentes données – les couleurs, les styles et les prix du mobilier existant ou encore l’espace disponible. Anne et Isabelle espèrent bientôt étendre les compétences de ce coach au mobilier avant de créer son équivalent pour les accessoires de mode (chaussures, sacs, bijoux, etc.).

Sa cuisine en réalité virtuelle
Keyneosoft, société lilloise spécialisée dans l’architecture du point de vente connecté, a développé pour l’enseigne Ikea une nouvelle application pour Smartphone – pour l’instant encore en test – permettant aux clients de configurer leur propre cuisine.

Concrètement, l’application permet de prendre les mesures de sa pièce, d’en importer la photo, puis de sélectionner les modules de cuisine désirés. A partir de là, le téléphone mobile doit être placé sur des lunettes spéciales – Ikea envisage de les faire parvenir gratuitement ou presque aux clients commandant à distance. Lorsque le client les chausse, il se retrouve projeté dans sa future cuisine, déjà virtuellement aménagée. Il y est plongé en totale immersion et avec une vue à 360°. Il peut dès lors modifier la couleur des modules, mais aussi changer leur disposition ou les supprimer. Une fois le projet terminé, la commande peut être passée d’un seul clic.

Le talon imprimé en 3D
C’est une innovation imaginée par la start-up lilloise Unistudio et le chausseur Eram. Leur « Atelier 27 » permet de fabriquer, en une heure, un talon sur-mesure, imprimé en 3D. Techniquement, il ne s’agit pas vraiment d’un talon, mais plutôt d’une coque de talon en plastique à positionner sur un talon déjà existant. « Réalisé en amidon de maïs, ce plastique, qui est extrêmement solide, est pour l’instant le seul matériau disponible mais nous travaillons au développement de nouvelles matières », assure Thiphaine, responsable marketing client chez Eram.

Eram a pour l’instant travaillé sur l’habillage d’un seul modèle de talon pour lequel il propose pas moins de six cents combinaisons possibles, en variant la largeur, la texture, la couleur ou encore les motifs. Des impressions géométriques en volume – comme un nœud ou une tête de mort – sont également possibles. Pour l’instant en test, cet Atelier 27 pourrait prochainement trouver sa place dans certains magasins Eram, ou être sollicité via la vente en ligne. Le coût d’un tel talon ? Il n’est pas encore déterminé, mais il devrait être limité à quelques euros.

20 MINUTES – 14/09/2016

 

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