Archive de la catégorie ‘L’echo des IRP’

Transport aérien : pour réussir, faut-il virer les syndicats ?

Jeudi 5 novembre 2015

Il serait stupide d’écrire que la réussite d’une compagnie aérienne passe par l’absence totale d’une vision sociale. Idiot de penser que seule l’exploitation au maximum du personnel utilisé suffit à transformer une idée basique en argent sonnant et trébuchant. Tout aussi ridicule d’affirmer par écrit que les syndicats sont les pires ennemis d’un transporteur et que toute tentative pour essayer de les supprimer serait vouée à l’échec. Stupide, idiot, ridicule… et pourtant, Ryanair le fait tous les jours!

Avec 1 milliard d’euros de bénéfices annoncés pour le premier semestre 2015, la compagnie irlandaise pulvérise toutes les prévisions. En entrant dans le cercle des grands du transport aérien, Michael O’Leary fait un pied de nez à ces compagnies régulières qui viennent régulièrement lui donner des leçons. Mais pour atteindre ce résultat, tous les moyens sont bons. Pire, le patron de Ryannair ajoute que « Seuls les imbéciles sont capables de ne pas faire d’argent alors que les prix du pétrole baissent« .

Que n’a-t-on dit des subventions reçues par Ryanair de la part des régions ? Qui se souvient de la bataille des aéroports secondaires prêts à offrir des prix compétitifs pour faire venir Ryanair ? Qui se souvient de ces hôtesses et pilotes qui dénonçaient leurs conditions de travail ? Beaucoup ne sont plus là, virés pour avoir osé s’exprimer en public. La liste est longue de ces coups de canifs aux bons usages. Mais le résultat est là : peu payés, soumis à des contrats privés qui n’en sont pas vraiment, autoentrepreneurs ou presque. Bref, la réussite de Ryanair s’explique aussi par sa gestion quotidienne de son personnel.

Techniquement, Ryanair n’a rien inventé : une flotte unique pour simplifier la maintenance, des rotations nombreuses des appareils et des tarifs attractifs (du moins en prix d’appel). Ajoutez à cela une zone de couverture qui ne dépasse pas les trois heures de vol et vous aurez la recette du succès de base de la low-cost, copiable à l’infini. Ce que des Vueling, Easyjet et consort réalisent, avec brio, tous les jours !

Certes on sourit toujours des sorties médiatiques d’O'Leary. Un provocateur un peu fou ? Détrompez- vous, il y a du calcul dans ses propos. Son attitude va bien au-delà de l’image qu’il se donne. Cette posture d’ultra libéral prêt à tout cache un jeu bien rodé, offrant buz et publicité gratuite. Désormais, on est prêt à quasiment tout accepter de cet homme qui a bâti son empire sur la faiblesse de ses compétiteurs et surtout sur leur vision « politiquement correcte ».

Voilà bien tout le paradoxe de l’approche économique que chacun d’entre nous peut avoir. Nous voulons tous bénéficier des prix les plus bas, d’une réelle protection sociale qui respecte les règles du travail, souvent draconiennes pour ne pas dire excessives, mais à condition qu’elles ne nous concernent pas au quotidien. Le danger, c’est l’autre. Refrain bien connu à une époque ou l’Europe sociale n’existe pas. On attendait de Bruxelles un regard protecteur. Hormis les contraintes, elle n’aura réussi qu’à conduire à la déception. Dommage car le projet est porteur, noble et ambitieux. Encore faut-il vouloir réellement le porter.

Nous, les Français (comme beaucoup d’européens) sommes les premiers à reconnaître que le travailleur doit être protégé mais nous acceptons l’idée que l’on puisse travailler le dimanche, voler dans une low cost, acheter à bas prix tout ce qui fait notre quotidien… Sans forcément regarder la façon dont tout cela est fait. La grande distribution achète en Chine ou au Bengladesh des pantalons et des robes vendus moins de 7 euros chez nous, mais toujours cousus par des enfants ou des femmes enceintes qui sont encore sur leur machine la veille de leur accouchement.

Malraux disait que « les bien-pensants peuvent aussi mourir de leurs bonnes pensées« . Aujourd’hui, on le voit tous les jours, tout est dans son contraire. Nous sommes tous Mister Hyde et Dr Jekyll.  Avancer dans cette réflexion prendrait une tournure politique (au sens premier du mot). Je ne le souhaite pas, ce n’est ni mon rôle, ni le lieu. Seule certitude, si nous voulons sauver Air France et d’autres, il va falloir repenser nos relations sociales et professionnelles, que ce soit en France comme avec nos partenaires européens. Croire que nous sommes encore riches pour construire le futur serait faire abstraction de nos 2000 milliards de dettes.
En avons-nous les moyens ?

Pierre Barre

DEPLACEMENTS PRO – 05/11/2015

Le CDI «est très inquiétant, très anxiogène», assure Pierre Gattaz

Mercredi 4 novembre 2015

ECONOMIE «Ce code du travail est trop compliqué, improductif, il fait très peur et il est incompréhensible des employés et des entrepreneurs», a souligné le numéro un du Medef…

Pierre Gattaz, le Président du Medef le 18 septembre 2015. Le Medef recevait vendredi 16 octobre les représentants des principaux syndicats pour tenter de sauver les retraites complémentaires. – SIPA

Le CDI, Pierre Gattaz n’aime vraiment pas. Le président du Medef a de nouveau attaqué mardi le statut actuel du contrat à durée indéterminée. Il souhaite que la future réforme du code du travail s’inspire fortement du rapport Combrexelle.

« Le CDI tel qu’il est fait, est très inquiétant, très anxiogène. Il faut absolument faire (en sorte) que ce CDI soit beaucoup plus sécurisé », a-t-il déclaré sur France 2. « Nous préconisons que, lorsque nous signons un contrat avec un salarié, on puisse intégrer des clauses de séparation dans le contrat, comme un contrat de mariage », a indiqué Pierre Gattaz.

Le code du travail « fait très peur »

La ministre du Travail Myriam El Khomri doit présenter mercredi ses orientations de réforme du code du travail alors que son projet de loi est prévu pour début 2016. « Ce code du travail est trop compliqué, improductif, il fait très peur et il est incompréhensible des employés et des entrepreneurs », a souligné le numéro un du Medef.

« Aujourd’hui il y a un consensus historique national gauche droite pour ce constat », a-t-il assuré. Pour Pierre Gattaz, « la solution passe par des accords prioritaires d’entreprises ».

« Cela veut dire qu’un chef d’entreprise pourrait négocier directement avec ses salariés la durée et l’organisation du travail sans en référer soit aux branches, soit à un code du travail devenu beaucoup trop compliqué ».

« Cinq ou dix ou quinze métiers dans notre vie »

Le rapport Combrexelle « va permettre, je l’espère, d’améliorer la législation du travail », a-t-il poursuivi. Dans son rapport remis début septembre sur l’adaptation du droit du travail au nouvel environnement économique, le conseiller d’État Jean-Denis Combrexelle défend le principe d’un élargissement du champ de la négociation entre patronat et syndicats au niveau de l’entreprise et de la branche. Avec « l’ubérisation de l’économie », « on aura peut-être cinq ou dix ou quinze métiers dans notre vie », justifie Pierre Gattaz.

« Aujourd’hui on va aux prudhommes et on ne sait même pas ce qui va s’y passer. C’est une insécurité terrible pour le salarié et pour l’entrepreneur », selon Pierre Gattaz. Pour lui, les chefs d’entreprises, notamment des petites et moyennes entreprises (PME), renonceraient à embaucher pour cette raison.

Le 1er juin, le Premier ministre Manuel Valls avait exclu l’idée, défendue par le patronat, d’un CDI assoupli pour favoriser l’emploi dans les PME, mais le gouvernement avait introduit dans la loi Macron le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif.

Espérons que Monsieur GATTAZ ait un CDD !!!!!!!

La RATP mise sur le digital, la sécurité et la modernisation

Mercredi 4 novembre 2015

Digital, sécurité, mobilité, modernisation et développement sont les mots d’ordre des orientations stratégiques de la RATP. Elisabeth Borne, PDG du Groupe RATP, les a présenté au Conseil d’administration réuni le 30 octobre dernier. La circulation des voyageurs d’affaires devrait être améliorée et « connectée » dans le métro et le RER parisien, y compris le RER B.

La RATP a d’ores et déjà commencé à se projeter à l’échéance 2025. « Nous devons être encore plus exigeants, encore plus performants, a déclaré Elisabeth Borne. Mon ambition, c’est que le Groupe RATP incarne la mobilité durable et la ville intelligente au service des voyageurs. Pour y parvenir, j’ai fixé trois priorités : être à 100% au service des voyageurs, à 100% centrés sur l’innovation, et à 100% engagés pour la ville durable ». Le groupe a donc déterminé 10 chantiers clés.

Plus de sécurité et de sûreté
L’entreprise veut conforter et valoriser sa sécurité ferroviaire « dans un contexte de modernisation soutenue avec des rythmes d’investissements jamais atteints, grâce à une politique d’amélioration continue et une plus grande diffusion des meilleures pratiques ». Elle indique ainsi que 200 agents viendront en renfort des équipes d’accompagnement des bus de nuit et de celles du GSPR pour assurer la protection des voyageurs et des agents. La société ajoute « La sécurité des femmes dans les transports est un enjeu particulier, sur lequel la RATP va se mobiliser fortement. Un plan d’actions sera présenté au mois de novembre sur le sujet ».

Encore plus de services digitaux
L’application RATP est actuellement consultée 1,2 millions de fois par jour. Le réseau ferré parisien qui veut miser sur les services digitaux, a prévu de l’enrichir avec de nouvelles fonctionnalités comme l’indication des sorties de métro liées à la recherche d’itinéraire ou la disponibilité des escaliers mécaniques et des ascenseurs. Les données de Vélib’ et d’Autolib’ seront aussi bientôt intégrées dans les recherches d’itinéraire. Pour assurer son développement dans ce domaine, la société va recruter 100 collaborateurs supplémentaires et investir 30 millions d’euros d’investissement sur deux ans.

En outre, une plate-forme «RATP Apps» va être lancée dans les prochains jours avec des applications spécifiques développées par des start-up sur la base des données open data de la RATP. Un nouveau service permettra aussi aux voyageurs de signaler en temps réel des problèmes de propreté et de maintenance (la ligne A sera la première à bénéficier de cette innovation).

La RATP a également prévu d’offrir aux passagers des « stations numériques » avec l’installation dans les gares de points wifi et de recharge de smartphones. « Parallèlement, la couverture 3G/4G des lignes de RER A et B, ainsi que la ligne 1 du métro sera finalisée d’ici la fin de l’année. Différentes technologies – NFC, SMS, QR code – seront offertes pour informer les voyageurs du temps d’attente aux arrêts de bus. D’ici fin 2015, 13 000 arrêts de bus seront ainsi équipés sur les 14 650 que compte le réseau ».

Vers une amélioration du RER
La RATP va également se concentrer sur l’amélioration des services du RER. Ce chantier va « bénéficier, avec le soutien du STIF, d’un investissement de plus d’1 milliard d’euros sur ces 5 prochaines années, avec des renforcements de l’infrastructure, la modernisation des matériels roulants, et la mise en œuvre d’un grand programme de rénovation des gares (200 M€ sur 5 ans en commençant par Auber et Vincennes)» ». L’entreprise prévoit entre autres la mise en place du pilotage automatique, avec conducteur, sur le tronçon central du RER A en 2018. Il permettra « d’optimiser l’exploitation des trains sur cette partie cruciale du réseau de transport francilien, et une réflexion sera engagée pour étendre la démarche au RER B ».

La RATP compte également sur le digital pour renforcer ses services. L’appli «Mon RER A» va bientôt être lancée pour améliorer l’information voyageurs en temps réel. Elle offrira aux usagers de la ligne A un service « sur mesure », permettant l’identification immédiate des trains desservant leur destination, les horaires des prochains trains, la durée du trajet, et, en cas d’incident, l’accès immédiat au fil Twitter de la ligne pour une information détaillée et immédiate. Le communiqué précise « Plus globalement, les outils et les processus internes évolueront afin d’assurer une information plus fiable et mieux coordonnée, avec un engagement de rapidité en situation perturbée : 3 minutes à bord des trains et 5 minutes dans les gares ».

DEPLACEMENTS PRO – 04/11/2015

Vous avez créé votre compte, sur « mon compte formation point gouv », vous ?

Lundi 26 octobre 2015

Et bien moi, je ne l’avais pas fait.

 

En ce mois d’août 2015, bien au frais dans mon open-space de la rue du Colonel Avia, bien au calme avec les aoûtiens en train de se dorer la pilule, je décidai qu’il était grand temps de m’occuper de mon avenir.

 

C’est-à-dire qu’en fait, j’aurais juste voulu consulter la liste des formations admissibles au titre de notre nouveau CPF, qui succède au bien obscur DIF que personne n’a jamais vraiment utilisé, vu qu’on ne pouvait le solliciter que pour faire de l’anglais, ou de la bureautique ;  ce qui :

1°) n’est pas très rigolo,

2°) ne mène pas bien loin et

3°) rentre pile poil dans le budget formation, sous dossier « mise en adéquation de l’emploi au grouillot qui le fait » – en langage politiquement correct : adaptation au poste de travail.

 

Donc j’ouvre le site, dont j’avais, inespérément, gardé le lien via le flash information du début d’année que j’ai retrouvé au fin fond de ma boite mail.

 

Là, on me demande de créer un compte, avec mon numéro de Sécu.

Jusque là, tout va bien, en général, on le connait par cœur.

Sinon, on consulte sa carte Vitale.

Sinon, bah tant pis.

 

Là, on me demande de créer un mot de passe. Mais ATTENTION, pas le mot de passe tout venant, celui qu’on a attribué à quasi tous les sites de vente ou autres(nounours22) , non non : là, il faut INNOVER, trouver le truc supercompliqué, avec des majuscules, des minuscules, quelques chiffres, et quelques signes cabalistiques, histoire que personne ne puisse venir vous voler vos heures de formation chèrement acquises.

Il y a en plus une espère de baromètre estimant en temps réel de la création dudit mot de passe la sécurité inhérente à la complexification que vous aurez pondue.

 

N’oubliez pas, surtout, de NOTER toutes les étapes de la manœuvre.

 

Après maints essais, le Graal était trouvé, mais je n’ai jamais pu renouveler l’exploit pour la 1ere connexion – une fois atteint, on vous envoie un mail avec un lien pour être sûr que c’est vous, PUIS il faut se RE identifier…c’est là que mon bât a blessé, car j’ai fauté au niveau du mot de passe (évidemment, on ne voit pas ce qu’on écrit, donc je ne sais pas où se situait ma fatale erreur), j’ai dû user du fatidique « vous avez oublié votre mot de passe ».

 

Bref, au bout de 4heures, me voila ENFIN connectée à ce sacré bazar.

 

Je me rends donc sur « mon compte », constatant, navrée, que c’était bel et bien à moi (évidemment, bien sûr) de saisir le nombre d’heure de formation qu’il m’était dévolu.

Sauf que je ne savais pas où je pouvais avoir l’info ! Heureusement, le site est doté de « ? », et autre FAQ, donc j’ai appris que c’était, soit sur la fiche de paie de décembre, soit via une attestation envoyée par mon employeur.

 

Donc devoirs pour quand je rentre à la maison : me mettre à la chasse à la fiche de paie de décembre, et /ou ladite attestation, dont je me souvenais bien, soit dit en passant, mais, ayant lu en diagonale, n’avait aucun souvenir d’y avoir décelé un quelconque crédit d’heures.

 

Une fois à la maison,  je m’attelle à retrouver cette bafouille, que, oh miracle, j’avais tout bien archivée dans un dossier.

 

Voila qu’enfin, j’ai pu enregistrer le chiffre faramineux de 120h de droit à formation.

 

Comme c’était toujours assez calme au bureau pour éplucher le site susnommé, j’ai voulu (en fait, c’était mon but premier mais toutes ces péripéties m’avaient quelque peu éloignée de mon objectif) consulter la liste des formations acceptées, espérant y trouver de nouvelles possibilités.

 

Hélas hélas, il manquait encore quelque information à mon escarcelle : le code APE de CWT France, code que vous pourrez retrouver SUR VOTRE FICHE DE PAIE.

Seulement, je ne suis pas chez moi et n’ai point de fiche de paie sous la main.

 

Re un jour de plus, et j’ai ENFIN pu afficher la liste tant attendue.

 

Je vous invite tout de même à braver toutes ces étapes, afin de pouvoir consulter sereinement ce site, qui regorge de conseils, la liste des formations proposées est exhaustive, avec des liens vers les centres de formation et tout et tout.

 

Ensuite, on élabore sa stratégie pour l’avenir (je veux devenir prof de yoga, quelles études ? futur PDG, quel(s) diplôme(s) ?), bref, ce qu’on aurait dû/pu faire à 17/18 ans, mais qu’on a enfin une chance de réaliser.

 

Il ne nous manquera plus que notre « entretien professionnel », qui permettra peut être enfin de monter un véritable projet.

 

Mais ça, c’est une autre histoire.

La Parisienne Armée

 

L’entretien professionnel a pris du retard

Lundi 26 octobre 2015

81 % des salariés n’ont pas encore de rendez-vous fixé pour leur premier entretien professionnel, assure un sondage Ifop-TAC Conseil.

Une très large majorité (81 %) de salariés n’ont pas encore de date de rendez-vous pour leur premier entretien professionnel, qui doit intervenir avant mars 2016. C’est ce que ­révèle une étude sur la percep­tion des salariés concernant la réforme de la formation professionnelle consécutive à la loi du 5 mars 2014, menée par l’Ifop pour TAC Conseil (département du groupe Théâtre à la Carte, spécialisé dans la conduite du changement) et publiée la semaine dernière.

Ce résultat est d’autant moins brillant à six mois de l’échéance, qu’il est possiblement sous-estimé. Les 1001 salariés qui ont ­répondu à cette enquête sont employés dans des entreprises de plus de 250 personnes : quel serait ce taux si l’échantillon avait compris des entités de plus petites tailles, que l’on sait moins réactives aux réformes de ce type ?

Utile pour réfléchir Ce retard est d’autant plus regrettable que 60 % des salariés qui ont réalisé leur premier entretien professionnel ont le sentiment qu’il a été globalement utile pour réfléchir à leur situation professionnelle. « Au cours de cet entretien, le salarié peut exprimer ses perspectives d’évolution de carrière et demander des formations relatives à l’acquisition de nouvelles compétences importantes pour la suite de sa vie professionnelle, analyse Anne-Sophie Vautrey, directrice d’études à l’Ifop. C’est une occasion de dialogue bien perçue par les salariés qui l’ont expérimentée et donc un outil de conduite du changement. Mais les entreprises ont tendance à associer cet entretien à l’entretien d’évaluation réalisé chaque année, alors que les objectifs sont bien différents : l’entretien professionnel concerne la formation et l’avenir professionnel des salariés. »

Autre élément d’inquiétude pointé par l’Ifop : 54 % seulement des salariés ont entendu parler de l’instauration d’un entretien professionnel obligatoire tous les deux ans. Peu informés, ils seront d’autant moins demandeurs.

Glo­balement, cette étude note la ­faible notoriété globale de la ­réforme de la formation pro­fessionnelle ; 82 % des salariés ont entendu parler du CPF, mais seulement 27 % en ont ouvert un. « Ces chiffres montrent une méconnaissance des nouveaux dispositifs, à corréler avec un éven­tuel manque d’engagement de la part des directions et des IRP sur le sujet », conclu TAC Conseil.

Campagne de communication Les lignes bougeront peut-être avec le lancement, le 1er octobre, de la campagne de communication du gouvernement. Des bannières présentes sur des sites Internet fréquentés par les 26-54 ans sont relayées par des messages radio depuis le 3 octobre et jusqu’en décembre. La campagne de communication insiste sur le conseil en évolution professionnelle (CEP), mais surtout sur le compte personnel de formation (CPF). Elle espère inciter les bénéficiaires de ces nouveaux droits à les découvrir en se rendant sur le site dedié : moncompteformation.gouv.fr

Vous avez déjà eu vore entretien ?????????? N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

L’Equipe C.F.T.C.

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