SNCF : Ouigo partira de Montparnasse dès décembre

2 octobre 2017

Les Ouigo, TGV low cost de la SNCF, partiront de la gare Montparnasse pour rejoindre Rennes, Nantes et Bordeaux à partir de décembre, alors qu’il partaient jusqu’à présent de gares périphériques uniquement, a annoncé vendredi la SNCF à l’AFP.

3,7 millions de passagers en 2018

Les ventes seront ouvertes le 3 octobre, et, à partir du 10 décembre, deux allers-retours quotidiens relieront la gare Montparnasse à Bordeaux et Nantes, et un aller-retour reliera la gare parisienne à Rennes. La SNCF attend 3,7 millions de passagers en 2018 au départ de Paris Montparnasse, pour les Ouigo. Les gares périphériques sont  Marne-la-Vallée, Massy, et l’aéroport Charles-de-Gaulle.

Les billets seront un peu plus chers

Les billets seront un peu plus chers qu’au départ des gares périphériques – car les péages y sont plus élevés – à partir de 16 euros pour les adultes, au lieu de 10 euros, et un tarif fixe de 8 euros pour les enfants, au lieu de 5 euros.
Des départs depuis d’autres gares parisiennes devraient également être mis en place dans le courant de l’année 2018.

Ouigo doit passer de 5 à 25% du trafic grande vitesse

Le départ de ces trains depuis les gares parisiennes et non plus depuis les gares d’Ile-de-France uniquement avait été annoncé en mars par la SNCF, qui est bien décidée à utiliser cette « arme de conquête » pour attirer 15 millions de nouveaux voyageurs dans ses TGV d’ici 2020. Ouigo doit passer de 5 à 25% du trafic grande vitesse entre 2016 et 2020.

LE QUOTIDIEN DU TOURISME – 02/10/2017

Comment arbitrer entre visioconférence et voyage ?

28 septembre 2017

Les outils de visioconférence rendent les réunions virtuelles plus performantes. Bien que, parfois, un déplacement s’impose.

On a tous, à un moment où un autre, assisté à une réunion avec un téléphone posé au milieu d’une table à travers lequel on n’entendait presque rien. Certains ont aussi parfois traversé l’Atlantique pour deux heures de meeting – plus rare, mais tout aussi frustrant et contre-productif. Dans ces deux cas, les solutions de visioconférence ou de téléprésence sont aujourd’hui une alternative efficiente. « A mesure que la réalité virtuelle se développe, elle nous réservera de plus en plus de bonnes surprises », prédit Régis Pezous, directeur Product Incubation chez Carlson Wagonlit Travel.

De quoi inciter les entreprises à se doter des outils adéquats. Aux Dunes par exemple, le complexe ultra-moderne de la Société Générale créé à Val-de-Fontenay pour héberger les services IT du groupe, toutes les salles de réunions sont équipées d’écrans digitaux et de tablettes tactiles pour permettre les réunions à distance. De même, tous les ordinateurs des collaborateurs sont dotés de système de « softphonie » intégrant une solution de webcam. Pratique pour communiquer avec des interlocuteurs aux Etats-Unis ou même à la Défense, sans prendre l’avion ou le RER.

Néanmoins, seule une fraction des déplacements est avantageusement remplacée par des solutions virtuelles – de 4 à 7 %, selon une étude du cabinet AdVito. « On a longtemps cru que le digital pourrait supplanter le présentiel, mais en réalité, le digital appelle le présentiel, l’amplifie ou le prolonge. Plus que jamais, les gens ont besoin de se voir. On se rend compte que le corps véhicule des informations très importantes, même si la science a encore du mal à les qualifier », explique Carine Dartiguepeyrou, prospectiviste sociétale chez Uniqueness.

Alors, quand faut-il se déplacer ? Selon Nicolas Dugay, DGA Corporate de Booster Academy, tout dépend de l’intensité relationnelle que l’on veut créer. Concrètement, la plupart des rituels managériaux traditionnels (points hebdomadaires, réunions de reporting) à faible enjeux émotionnels supportent la distance, résume Nicolas Dugay. En revanche, si vous êtes dans la relation humaine ou le développement personnel et que les enjeux sont importants, le face-à-face s’impose. « Aujourd’hui, par exemple, je suis venu de Paris à Lille pour rencontrer une cliente pour la première fois. Il ne s’agissait pas de développement commercial – le contrat a déjà été signé. Mais nous avons discuté, et je lui ai fait la bise en partant. » Une façon comme une autre de créer du lien.

LES ECHOS – 28/09/2017

Face au numérique, les agences de voyages affûtent leurs armes

28 septembre 2017

Partagées entre des impératifs contradictoires de sécurité et de simplicité, attaquées sur leur modèle économique par des start-up plus agiles, les grandes agences de voyages hâtent leur mutation.

Fournir aux entreprises un outil de réservation de voyages d’affaires aussi simple que ceux du grand public, et élargir l’offre en y intégrant Uber, Airbnb et autres fournisseurs absents des systèmes classiques : c’est le pari de Tristan Dessain-Gelinet et Betty Seroussi, cofondateurs de Travel Planet. Créée à Lille il y a trois ans sur les bases d’une ancienne agence de voyages, cette « place de marché » a l’ambition ni plus ni moins de concurrencer les agences de voyages historiques, les « travel management companies » (TMC). « Pendant des années, le voyage d’affaires donnait plus de possibilités que le voyage privé. Aujourd’hui, c’est l’inverse ! Trop rigides, trop compliquées, trop chères, les TMC déçoivent. Alors, pour se différencier, on a choisi de changer le logiciel en plaçant le voyageur au même niveau que l’acheteur », explique Tristan Dessain-Gelinet. Et ça marche ! En trois ans, Travel Planet est passé de 8 à 80 collaborateurs, a développé un centre de R&D à Paris, ouvert une succursale en Australie et engendré 100 millions de chiffre d’affaires en 2016.

Un succès, certes, mais une goutte d’eau dans l’océan du voyage d’affaires, marché de 28 milliards d’euros annuels encore largement dominé par une poignée d’acteurs. Seules entités capables, à ce stade, de s’adresser aux multinationales en offrant des solutions harmonisées d’un pays à l’autre, les TMC n’ont pas dit leur dernier mot. Ringardes, vous pensez ? « Disons plutôt qu’elles sont prises en étau entre deux tendances contradictoires : d’un côté, les impératifs de sécurité et de maîtrise des coûts imposés par les entreprises, et, de l’autre, le besoin de personnalisation et de simplicité exprimé par les voyageurs. Elles font aussi face à un handicap majeur : celui de leur taille. Mais elles font des efforts indéniables pour évoluer », estime Michel Dieleman, président de l’AFTM (Association française du travel management).

Priorité au « physital »

La première réaction des acteurs historiques a été de passer au « physital », stratégie consistant à automatiser ce qui peut l’être, et à renforcer la valeur ajoutée sur des voyages complexes nécessitant une intervention humaine. « Aujourd’hui, 70 % de nos transactions sont réalisées en ligne par les voyageurs, et, sur celles-ci, 90 % ne nécessitent aucune retouche humaine, détaille Valérie Sasset, directrice générale de BCD. Résultat : la part des agents de voyages dans notre groupe a diminué de façon importante au profit d’autres métiers : développeurs, data scientists, etc. »

Ensuite, pour innover, les TMC se sont lancées dans des programmes d’accompagnement, d’incubation ou de rachat de jeunes entreprises innovantes. C’est notamment le cas de CWT, qui a signé deux partenariats : l’un à Paris avec un incubateur de start-up spécialisées dans la promotion du tourisme, le Welcome City Lab, et un autre dans la Silicon Valley avec l’accélérateur Plug & Play consacré au voyage et à l’hébergement. « Plutôt que de faire la politique de l’autruche, on a intérêt à créer des relations avec les start-up, explique Régis Pezous, directeur Product Incubation chez Carlson Wagonlit Travel. Les start-up répondent à des problématiques partielles. Aucune n’apporte de solution globale. C’est donc dans la collaboration grands comptes-TMC-start-up que nous avançons le mieux. »

Enfin, pour résister aux coups de griffe des start-up, rien de mieux que de passer soi-même en mode start-up. C’est ce que tente de faire Havas Voyages. Le groupe collabore actuellement avec six start-up, dont l’éditeur de logiciels iAlabatros, passé dans l’escarcelle du géant Sodexo en mars 2017.

Apprendre des start-up

Selon Michel Dinh, directeur général d’Havas Voyages, cette proximité avec de jeunes entrepreneurs a profondément changé la culture de l’entreprise. « Les start-up sont très orientées usage client, tandis que nous sommes traditionnellement orientés process. Ce rapprochement nous a permis de mettre de la vitesse dans ce que nous faisons, et de nous débarrasser de certains vieux réflexes, comme celui de ne pas lancer un projet avant qu’il soit définitif. Désormais, nous avons des cycles d’innovation beaucoup plus courts qui impliquent de ne pas être parfaits, d’apprendre de nos erreurs et de recommencer différemment. On doit changer de rythme. On n’a pas le choix, et c’est plutôt motivant. »

LES ECHOS – 28/09/2017

Voyages d’affaires : la sécurité, entrave ou jackpot ?

28 septembre 2017

La sécurité devient la priorité des agences de voyages d’affaires

Le voyage d’affaires s’est largement internationalisé ces dix dernières années. De plus en plus de PME disposent d’un budget voyage et opèrent au moins sur deux marchés. Les comptes locaux diminuent, tandis que le besoin de sécurité des business travellers et de leurs entreprises croît corrélativement.

Toutes les grandes agences de voyages d’affaires s’accordent à dire : aujourd’hui le risque est partout et les entreprises n’hésitent plus à investir dans la sécurité, la question du retour sur investissement ne se posant même plus. Pour faire face à cette demande, toutes les agences de voyages spécialistes investissent, notamment dans les outils technologiques. Dès 2018, le cadre législatif qui régule leur activité est aussi amené à changer. TourMaG.com fait le point sur ce secteur en pleine évolution.

La sécurité est une condition essentielle au voyage. Le sujet est récurrent, en particulier dans le secteur du business travel.

Le dernier baromètre européen du voyage d’affaires réalisé par American Express Global Business Travel (Amex GBT) en avril 2017 indique que « la sécurité est le premier critère de définition d’une politique de voyage » en 2016 et que 64% des entreprises interrogées ont mis en place des dispositifs de suivi et de traçabilité des collaborateurs.

Car si l’entreprise a une responsabilité
vis-à-vis de ses salariés lorsqu’ils partent en voyage d’affaires (article L4121 du code du travail ; article 121-3 du code pénal ; jurisprudence de Karachi de 2002), l’agence de voyages d’affaires est également responsable de la bonne exécution des prestations, dans le cadre d’un voyage à forfait.

« La vente de billetterie sèche est exclue du tourisme, l’agence occupe dans ce cas un rôle de mandataire », précise Me Emmanuelle Llop, avocat associé pour le cabinet Equinoxe Avocats.

 

Changement de réglementation en 2018

Cette situation juridique va prochainement être amenée à évoluer.

En effet, « la nouvelle directive européenne des voyages à forfait prévoit d’exclure de son champ d’application le voyage d’affaires », ajoute Me Llop. Celle-ci prendra effet au 1er juillet 2018.

Il y aura toutefois une condition à cette exclusion : « l’opérateur de voyage devra avoir un contrat cadre avec l’entreprise, sauf s’il s’agit d’un one shot ».

Pour autant, la sécurité des voyageurs restera l’un des enjeux primordiaux des agences de voyages d’affaires.

Toutes investissent de façon exponentielle dans le secteur, notamment dans les outils technologiques. Amex GBT, Egencia, Carlson Wagonlit Travel (CWT), FCM Travel Solutions, BCD Travel proposent à leurs clients – business travellers et/ou travel managers – des outils prédictifs et informatifs, destinés à calmer leurs inquiétudes avant le voyage.

En partenariat avec des organismes internationaux spécialisés (International SOS, Control Risks Group), elles peuvent ainsi informer, mais surtout conseiller leurs clients.

 

La géolocalisation, nouvel enjeu

Mais là où les choses bougent vraiment, c’est sur le suivi du voyageur une fois arrivé à destination.

Les agences, en cas de problème sur place, sont notamment en mesure de fournir rapidement par mail à l’entreprise un rapport sur le parcours de son collaborateur, sur l’endroit où il est supposé se trouver d’après sa réservation aérienne et/ou hôtelière.

Egencia souhaite rendre ce système mobile. L’agence expérimente actuellement auprès de ses clients chargés de voyages au sein d’entreprises une nouvelle fonctionnalité qui leur permet de consulter ce fichier de reporting directement sur leur mobile et en temps réel et donc de localiser leurs salariés.

De son côté, BCD Travel sortira d’ici la fin de l’année 2017 un bouton pour que les voyageurs d’affaires puissent se signaler en sécurité sur son outil Trip Source, sur le même modèle que la fonctionnalité proposée par Facebook.

Le groupe CWT, quant à lui, travaille avec des sociétés d’audit sécuritaire pour intégrer à la réservation d’hôtels le critère de la sécurité. L’agence sera bientôt en mesure de signaler à ses clients quel hôtel à destination est plus sûr qu’un autre.

Le groupe réfléchit également à la problématique de la géolocalisation des voyageurs d’affaires, une pratique qui soulève la question de la « data privacy » des utilisateurs, en fonction de leur nationalité.

Courant 2018, le groupe prévoit toutefois de proposer un système de localisation à la demande, dans lequel le voyageur restera décisionnaire, s’il souhaite ou non utiliser cette fonctionnalité.

Chez FCM Travel Solutions France, ce dispositif est déjà mis en place. « Un bouton check-in permet au voyageur d’envoyer ses coordonnées GPS et de nous autoriser à le localiser, indique Jordy Staelen, le directeur général France et Suisse. En revanche, il n’est pas possible de le traquer. Le voyageur doit faire la démarche de se signaler, spontanément ou via une relance ».

 

La sécurité ne stoppe pas les voyages… Pour très longtemps

Les questions de sécurité, et le développement des outils qui accompagne cette thématique, ne constituent pas pour autant un frein aux voyages d’affaires.

Lorsqu’un événement grave survient, comme par exemple les récents attentats qui ont frappé la Belgique, l’Angleterre ou la France « nous avons observé une baisse assez importante des volumes sur 2 ou 3 semaines, suivi d’un retour à la normale, indique Guillaume Col, président-directeur général d’American Express Global Business Travel France, BeNeLux et Europe du Sud.

Car même s’il y a plus de contraintes ou de risques, le voyageur d’affaires continuera à voyager, il ira développer son business. »

« Une instabilité politique, une situation de crise ou de guerre sont les seuls cas de figure où le shift peut devenir dramatique, où le trafic peut être impacté.

Mais il ne faut pas oublier que dans le business travel, on parle le plus souvent de contrats signés d’entreprise à entreprise, qui courent sur des décennies, et qui font que nos clients doivent se rendre sur place », conclut Jean-Noël Lau Keng Lun, senior director product marketing chez Egencia.

TourMaG – 28/09/2017

Sécurité sociale : tous les changements prévus dans le projet de budget 2018

28 septembre 2017

SOCIAL Retraites, tabac, forfait hospitalier… « 20 Minutes » passe en revue les principales nouveautés du projet de loi de budget 2018 de la Sécurité sociale….

Les ministres de la Santé Agnès Buzyn et des Comptes publics Gérald Darmanin ont présenté ce jeudi le premier projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), Au programme, l’exécutif prévoit de  réduire en un an le déficit global de la Sécu de 3 milliards d’euros, à 2,2 milliards d’euros en 2018. Un niveau inédit depuis 17 ans qu’il entend obtenir au prix d’économies importantes dans le domaine de la santé, Voici les principaux changements auxquels les Français doivent se préparer.

Tabac. Le prix du paquet de cigarettes va progressivement atteindre 10 euros d’ici fin 2020: après une première hausse de tarif « dans les prochaines semaines », le paquet augmentera d’un euro en mars 2018, de 50 centimes en avril et en novembre 2019, de 50 centimes en avril 2020 et de 40 centimes en novembre 2020.

Vaccins. Onze vaccins, contre trois actuellement, seront obligatoires pour les enfants qui naîtront à partir du 1er janvier 2018. A la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, vont s’ajouter coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole (ROR), hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C.

Retraites. La revalorisation annuelle des pensions, indexée sur l’évolution des prix hors tabac, sera reportée d’octobre 2018 à janvier 2019. Inchangées depuis 2013 en raison de l’inflation quasi-nulle , les retraites doivent toutefois augmenter de 0,8 % ce 1er octobre 2017.

Forfait hospitalier. Inchangé depuis 2010, le forfait hospitalier augmente de deux euros par jour pour passer à 20 euros (15 euros pour les séjours en psychiatrie). Cette dépense sera prise en charge par les complémentaires santé pour les patients qui en disposent.

Minimum vieillesse. L’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa, environ 550.000 bénéficiaires), qui est de 803 euros par mois pour une personne seule, sera augmentée de 100 euros par mois en trois fois : +30 euros en avril 2018, +35 euros au 1er janvier 2019 et +35 euros en janvier 2020.

La revalorisation annuelle selon l’inflation sera avancée à janvier au lieu d’avril, à partir de 2019.

Prestations familiales. Le Complément libre choix du mode de garde (CMG), aide à la garde d’enfants, sera revalorisé de 30 % au 1er octobre 2018 pour les familles monoparentales.

L’Allocation de soutien familial (ASF), qui complète le revenu des parents isolés ne percevant pas de pension alimentaire, sera revalorisée de 6 euros le 1er avril 2018. Le Complément familial majoré, versé aux familles nombreuses modestes, augmentera de 16,80 euros par mois au 1er avril 2018.

Les primes de naissance et d’adoption vont être « dégelées » en 2018 pour suivre l’inflation.

Pour les enfants nés ou adoptés à partir du 1er juillet 2018, les conditions de ressources et montants de l’allocation de base de la Prestation d’accueil du jeune enfant (Paje), 184 euros/mois versés aux parents d’enfants de moins de trois ans, seront alignées sur ceux, plus bas, du Complément familial.

Prime d’activité. Cette prime versée aux travailleurs à revenus modestes (environ 2,5 millions de foyers bénéficiaires) augmentera de 20 euros par mois en octobre 2018, selon le projet de loi de finances (PLF). Au total, sa revalorisation sera de « 80 euros par mois au niveau du Smic au cours du quinquennat ».

Parallèlement, « le barème et les ressources prises en compte » pour son calcul seront « modifiés pour assurer un meilleur ciblage ». Actuellement, la prime d’activité offre un complément de revenu aux personnes gagnant jusqu’à 1,3 Smic.

Allocation adulte handicapé. Cette allocation versée à plus d’un million de bénéficiaires passera de 811 euros par mois pour une personne seule à 860 euros au 1er novembre 2018, et 900 euros au 1er novembre 2019.

Parallèlement, les règles de prise en compte des revenus d’un couple à l’AAH seront rapprochées de celles appliquées pour les autres bénéficiaires de minimas sociaux, comme le RSA, moins avantageuses. « L’impact de cette mesure sera neutralisé par la revalorisation » de l’AAH. Les couples représentent un peu moins d’un quart des bénéficiaires.

Tarification des hôpitaux. Des expérimentations seront menées pour changer le financement des hôpitaux, aujourd’hui payés à l’activité, avec la mise en place de forfaits qui prendront en compte le parcours du patient.

Indépendants. Le régime social des indépendants (RSI) sera progressivement supprimé pour être confié au régime général à partir du 1er janvier 2018, « avec une phase transitoire de l’ordre de deux ans ».

Les indépendants bénéficieront de deux baisses de cotisations : -2,15 points sur les cotisations famille, et un accroissement de l’exonération des cotisations d’assurance maladie et maternité.

A compter du 1er janvier 2019, les créateurs et repreneurs d’entreprises bénéficieront, sous conditions de ressources, d’une « année blanche » de cotisations sociales, au titre de leur première année d’activité.

Associations. Le remplacement du crédit d’impôt de taxe sur les salaires (CITS) par une réduction de cotisations patronales permettra au secteur non lucratif « d’économiser 1,4 milliard d’euros chaque année à partir de 2019 ».

20 MINUTES – 28/09/2017

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