Le tandem Le Drian-Lemoyne prend les commandes du tourisme

12 juillet 2017

Jean-Yves Le Drian est devenu le boss du tourisme, se posant en héritier de Laurent Fabius. Jean-Baptiste Lemoyne tient le rôle de bras droit.

C’est depuis Giverny, en Normandie, que Jean-Yves Le Drian a tenu son premier discours sur le tourisme le 10 juillet. L’occasion pour le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de fixer les objectifs de la destination France, mais aussi de présenter son bras droit : Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat qui, lui aussi, gèrera différents portefeuilles dont le Tourisme. Exit, donc, le projet d’une personne dédiée à la filière, tel que promis aux Primaires du tourisme.

« Je souhaite que Jean-Baptiste (Lemoyne) soit le relai fort de l’activité de mon action au ministère ». Un numéro 2 du Tourisme, que le ministre présente comme « un interlocuteur efficace et déterminé ».

100 millions en 2020

« Avec 83 millions de visiteurs internationaux accueillis en 2016, la France a démontré sa capacité de résilience », a aussi souligné Jean-Yves Le Drian.

Si l’année écoulée s’est soldée par une perte de 2 millions de touristes, en raison surtout des attentats, 2017 s’annonce sous une meilleure étoile. Au regard des arrivées du premier semestre, la destination table sur un record de 88 à 89 millions de visiteurs étrangers en 2017, soit une hausse de 5% à 6% versus 2016. Et à plus long terme ? « Pour le tourisme de notre pays, j’ai un cap clair : atteindre 100 millions de visiteurs en 2020, et générer 50 milliards d’euros de recettes à l’horizon 2020. L’objectif est ambitieux, mais à notre portée », avec 300 000 emplois nouveaux à la clé.

Augmenter les revenus générés par le secteur, qui ont atteint 41,4 milliards d’euros en 2015, est un vieux dessein. La France a beau être la première destination mondiale, elle n’arrive qu’au quatrième rang en termes de recettes, derrière les Etats-Unis, la Chine et l’Espagne.

Cinq priorités

Cet automne, une conférence organisée avec les professionnels permettra de dresser le bilan de l’été, et de détailler les mesures à venir. Lundi, seules les grandes lignes ont été évoquées, avec des ambitions calquées sur celles de l’ancien gouvernement. Pour soutenir la dynamique engagées depuis 2014 sur les prochaines années, le ministre promet « d’ouvrir » plusieurs chantiers autour de cinq thèmes : la qualité de l’accueil, la formation, le numérique, l’investissement et la sécurité. Et défend l’idée d’un « grand projet » dans chaque région, soutenu par l’Etat.

Citant comme modèle le contrat « Paris-Normandie Impressionnisme », le locataire du Quai d’Orsay veut aussi poursuivre les contrats de destination » (22 dans le pays) initiés par Laurent Fabius. L’objectif, c’est le décloisonnement des acteurs, entre le public et le privé ou deux régions concurrentes par exemple, afin de converger vers des objectifs communs.

L’ECHO TOURISTIQUE – 11/07/2017

Le plan de bataille de Jean-Yves Le Drian pour le tourisme

12 juillet 2017

Le ministre des Affaires étrangères a affirmé hier que le tourisme faisait partie de ses attributions et qu’il entendait en faire un axe fort de son action pour le développement international.

Entouré de deux secrétaires d’Etat, Sébastien Lecornu, le régional de l’étape, ex-président du conseil général de l’Eure avant de rejoindre l’équipe gouvernementale auprès de Nicolas Hulot, et Jean-Baptiste Lemoyne, récemment nommé auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian a dressé hier à Giverny les bases de son plan d’action en matière de tourisme.

Il a pris en exemple les 22 contrats de destination signés entre l’Etat et les collectivités territoriales pour illustrer les principes qui vont le guider : volonté collective, décloisonnement et efficacité. Il a donc l’intention de mobiliser tous les acteurs pour défendre deux aspects forts de sa vision touristique : la défense de valeurs (partage, humanisme, responsabilité) et la réussite économique à travers des retombées en matière financière et d’emplois.

Cet engagement fait partie intégrante de sa sphère de compétence, comme l’a voulu avant lui Laurent Fabius, et c’est dans cette continuité qu’il s’inscrit, tout en annonçant que son secrétaire d’Etat, Jean-Baptiste Lemoyne se verrait confier des missions de suivi des chantiers qui seront lancés.

Les objectifs à l’horizon 2020 sont maintenus

L’objectif n’a pas varié par rapport aux annonces faites par ses prédécesseurs : atteindre les 100 millions de visiteurs internationaux à l’horizon 2020 – à titre d’encouragement, la barre des 90 millions serait presque atteinte cette année si la tendance actuelle se vérifie – générer 50 milliards d’euros de dépenses touristiques et créer 300 000 emplois supplémentaires.

Cinq chantiers sont au programme de l’équipe ministérielle : qualité de l’accueil, formation, économie numérique, investissements et sécurité. Pour ces cinq chantiers, un programme plus détaillé sera présenté après la tenue d’un comité interministériel convoqué fin juillet sous l’égide du Premier ministre et des 3èmes Assises nationales du tourisme prévues en octobre prochain au Quai d’Orsay.

D’ores et déjà, Jean-Yves Le Drian a avancé des pistes dans quatre directions :

- La gouvernance du tourisme doit s’appuyer fortement sur les régions. Il souhaite définir un cadre institutionnel pour développer les synergies et les échanges avec les présidents de Régions pour décliner localement la stratégie nationale ;

- le soutien aux investissements notamment dans ces Régions qui devront chacune présenter des projets structurants qui pourront bénéficier de l’aide de l’Etat dans le cadre du Fonds de développement du tourisme et du 3ème volet du Plan d’investissement d’avenir ;

- le renforcement de la lisibilité de l’offre française et de sa promotion, qui pourra s’appuyer sur le réseau diplomatique ;

- la déclinaison en matière de tourisme des grandes réformes engagées au niveau national en matière de transports, de connectivité, de mobilité notamment.

Pas de ministère de tutelle

Il a ainsi tenu à rassurer les professionnels qui semblaient inquiets de l’absence apparente d’un ministère de tutelle. Son entourage confirme que son expérience à la tête de la région Bretagne pendant de longues années lui a fait toucher du doigt l’importance stratégique du tourisme dans le développement territorial et économique et qu’il entend bien se mobiliser pour le secteur.

La direction du Tourisme, détachée de Bercy, resterait rattachée à son ministère, avec Michel Durrieu à sa tête, nommé en son temps par Laurent Fabius, garant d’une continuité d’action. De même, le budget d’Atout France a été sécurisé et même renforcé par une dotation supplémentaire pour la promotion. L’agence, dirigée par Christian Mantei, centralise le travail des filières pour élaborer les différentes stratégies sectorielles.

TOUR HEBDO – 11/07/2017

Un début d’année en fanfare dans les agences

12 juillet 2017

Le premier semestre affiche clairement une reprise des ventes en agences, tous secteurs confondus.

Le sourire était sur tous les visages ce matin. Richard Soubielle et Jean-Pierre Mas, vice-président et président des Entreprises du Voyage, ont annoncé les résultats semestriels du baromètre réalisé par Gestour et Orchestra.

Il fait état d’une forte hausse des ventes effectuées en agences depuis le début de l’année, toutes zones et tous secteurs confondus. Les réservations entre janvier et juin 2017 sont en effet en croissance de +9% en nombre de passagers et de +10% en volume d’affaires. Les départs sont également en progression, de l’ordre de +4% en nombre de passagers et en volume d’affaires.

Davantage dans le détail, la tendance des réservations vers la France est en croissance de +2% en volume d’affaires et +4% en nombre de passagers, vers le moyen-courrier de +13% en volume d’affaires et +14% en nombre de passagers et vers le long-courrier de +9% en volume d’affaires et +13% en nombre de passagers.

« Les destinations en Europe du Sud sont incontestablement les grandes gagnantes, Espagne, Grèce, Italie et Portugal en tête« , indique Richard Soubielle. Il note également « le retour en première ligne des destinations d’Afrique du Nord et particulièrement de la Tunisie« .

La destination affiche en effet une croissance de 200% par rapport au premier semestre 2016. « On était tombé très bas, on est encore loin des niveaux d’avant le Printemps arabe« , nuance Jean-Pierre Mas.

Quelques points de vigilance

Sur le long courrier, le syndicat note un retour significatif de La Réunion (+17% en nombre de passagers réservés), une bonne tenue des Antilles (+39%), la confirmation de la montée en puissance de Cuba (+38%) et du succès de la République dominicaine (+5%).

Les résultats indiquent aussi que les Etats-Unis conservent toute leur attractivité (les départs en nombre de passagers sont en hausse de 10%) et la reprise du Canada (+19%).

« Le moral des ménages est positif et cela se ressent dans les intentions de départ en vacances des Français. C’est du jamais vu depuis 2007« , souligne Jean-Pierre Mas. Le BSP est lui aussi en forte croissance au premier semestre, de l’ordre de +5,5%.

Pour le président du syndicat, plusieurs éléments incitent toutefois à la vigilance, dont la notion d’état d’urgence « anxiogène à l’étranger » et l’encombrement des contrôles de police aux aéroports parisiens qui « peut entraîner plus d’une heure d’attente ce qui est inadmissible« .

TOUR HEBDO – 11/07/2017

Internet continue à grignoter des parts de marché aux agences de voyages

12 juillet 2017

Une étude d’eDreams marque la montée en puissance des agences de voyages en ligne face aux agences traditionnelles depuis 10 ans.

 

Les consommateurs dépensent en moyenne 16% de leurs revenus dans l’achat de voyages.

D’après une étude commanditée par eDreams auprès du cabinet d’étude britannique OnePoll, le Web n’en finit pas de prendre de l’importance en matière de vente de voyages.

En 10 ans, la part des Français utilisant une agence de voyages en ligne est ainsi passée de 51% à 77%. De quoi recouper les derniers chiffres communiqués par la Fevad, qui précise que l’e-tourisme français a représenté un chiffre d’affaires total de 20,1 milliards d’euros en 2016, en progression constante année après année.

Selon l’étude de OnePoll, la génération dite X, les 30-39 ans, apparaît comme la plus adepte des nouvelles technologies en réservant en ligne à 49% et en utilisant un mobile à 38%.

Autre enseignement : l’e-tourisme aurait la faculté d’inciter les consommateurs à voyager plus. Un quart des personnes interrogées pensent en effet que cette capacité de réserver des vacances en ligne a directement influencé la fréquence de leurs voyages, les encourageant à partir plus souvent.

Dans le même temps, OnePoll insiste sur le fait que les réservations via les agences de voyages traditionnelles ont baissé de 41% au cours des 10 dernières années, pour n’atteindre que 19%.

Des habitudes de voyages différentes selon les générations

Cette étude réalisée auprès de 13 000 personnes dans 8 pays, dont 2 000 Français, met également en lumière l’évolution des habitudes de voyage selon les générations. Et le comparatif est sans appel : 60% des enfants d’aujourd’hui ont déjà voyagé à l’étranger contre 54% des 18-29 ans, 43% des 30-39 ans, 33% des 40-49 ans et seulement 19% des 50 ans et plus.

Trois fois plus d’enfants de 5 ans ont donc déjà voyagé à l’étranger, en comparaison avec leurs grands-parents !

L’âge moyen des premières vacances à l’étranger ne cesse d’ailleurs de baisser, atteignant désormais 12 ans pour les petits Français et même 9 ans chez les Allemands, les voyageurs les plus précoces. Mieux encore, 27% des enfants d’aujourd’hui sont déjà sortis de leur pays à l’âge de deux ans.

Les jeunes voyageurs se montrent particulièrement avides de découvertes, l’étude marquant une nette augmentation du nombre de pays visités : « Le baby-boomer moyen a visité trois pays différents depuis ses 18 ans alors que, pour la génération Y, ce chiffre est multiplié par six« , précise OnePoll.

Plus globalement, l’étude insiste sur le fait que 51% des consommateurs voyagent davantage maintenant qu’ils ne le faisaient il y a 10 ans, 48% attribuant cela à la facilité d’accès au voyage. Le city-break a d’ailleurs le vent en poupe : la popularité des escapades dans des villes a augmenté de 29% au cours des 10 dernières années.

TOUR HEBDO – 11/07/2017

Thalys introduit une nouvelle classe entrée de gamme

12 juillet 2017

Le TGV européen s’apprête change son offre commerciale et revoit sa grille tarifaire.

 

Standard / Comfort / Premium sont désormais les trois offres, en vente à compter du 12 septembre pour des circulations dès le 10 décembre. ©DR

Thalys, le TGV qui dessert la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne au départ de la gare de Paris-Nord, revoit sa grille tarifaire et introduit une nouvelle classe Standard.

Standard / Comfort / Premium sont désormais les trois offres, en vente à compter du 12 septembre pour des circulations dès le 10 décembre, censées s’adapter aux besoins des voyageurs quel que soit leur motif de voyage, leur pays ou  leur destination.

Elle remplace l’ancienne articulation binaire entre « Comfort 2″ (quatre voitures par rame et une voiture-bar) et « Comfort 1″ (trois voitures avec leur bouquet de services).

« Standard » (dès 29€) permet de bénéficier du Wifi et d’une offre de restauration en voiture-bar. Les petits prix ou l’anticipation (« Standard Mini » : Paris-Bruxelles dès 29€, Paris-Allemagne et Paris-Pays-Bas à partir de 35€) peuvent être privilégiés. Ou bénéficier de possibilités d’échange et de remboursement (dès 52, 63 et 67€ respectivement).

Une offre adaptée aux voyageurs d’affaires

Avec « Comfort » (dès 55€), Thalys personnalise son offre à l’attention notamment des clients business. Avec cette nouvelle proposition, Thalys ouvre plus grand les portes de l’ex-Comfort 1 et optimise ses espaces.

Cible du dispositif : tous ceux qui, ces dernières années, ont eu tendance à basculer du Comfort 1 au Comfort 2 du fait de politiques transports plus restrictives. Thalys leur propose ainsi de voyager dans des espaces plus adaptés à leurs besoins, sans le coût additionnel du bouquet de services.

Ces voitures offrent en effet des sièges ergonomiques et des tablettes plus larges appréciées pour travailler. Avec 39 places en moyenne par voiture (contre 56 sièges par voiture en Comfort 2), le Comfort 1 offre globalement 30% d’espace supplémentaire, et le calme associé. L’accès aux espaces de Comfort 1 arrive dès 55€ sur Paris-Bruxelles.

La dénomination « Premium » (dès 115€) désigne le bouquet de services de Thalys, encore renforcée. A noter : la répartition Comfort / Premium répondra aux besoins des voyageurs. Ainsi, en semaine, deux voitures sur trois resteront « Premium » pour satisfaire aux besoins des nombreux voyageurs d’affaires et fréquents qui apprécient la richesse du bouquet de services. Le week-end au contraire, deux voitures seront proposées en catégorie Comfort.

Enfin, l’offre Izy, le low-cost de Thalys uniquement sur Paris-Bruxelles, subsiste avec 19€ au tarif standard, 10€ sans garantie de place assise et 15€ sur strapontin.

TOUR HEBDO – 12/07/2017

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