Réforme du travail : le compte n’y est pas

19 septembre 2017

LE CERCLE/TRIBUNE – Le gouvernement avait toute légitimité de légiférer par ordonnances pour réformer le marché du travail. Mais il l’a fait au détriment des salariés. Il peut encore – et il doit – changer de trajectoire.

La CFDT, la CFTC et l’Unsa portent une vision réformiste du syndicalisme. Elles militent pour que la négociation et le contrat soient au coeur de la régulation des relations de travail, à tous les niveaux et notamment dans l’entreprise, au plus près des salariés.

Face  aux mutations du travail et de l’économie, face aux transitions numérique et écologique, notre rôle est de sécuriser l’emploi, les conditions de vie et de travail, les parcours professionnels en construisant de nouvelles protections et de nouveaux droits pour les salariés.

Fort de ce point de vue réformiste, mis en pratique par nos militants depuis des décennies dans les branches et les entreprises, nous prenons ensemble la parole aujourd’hui.

Macron n’a pas tiré les leçons du passé

Emmanuel Macron avait annoncé dans son programme une réforme  du Code du travail par ordonnances. Les Français, en l’élisant comme président de la République, lui ont donné la légitimité et les moyens pour le faire. Nous respectons, évidemment, ce choix démocratique.

 

Mais nos organisations n’étaient pas demandeuses d’une nouvelle modification du Code du travail, alors même qu’aucun bilan n’a été tiré des quatre lois précédentes qui, dans les trois dernières années, l’ont bougé en profondeur. Elles n’y voient pas non plus la solution au besoin de création d’emploi : plus que le Code du travail, c’est l’activité économique qui génère les embauches.

Pendant tout l’été, dans la concertation menée par le gouvernement, nous nous sommes investis dans les concertations en faisant valoir, nos propositions, mais en pointant aussi les lignes rouges inacceptables. Nous avions dit qu’au final, nous jugerions sur pièces, c’est-à-dire sur les textes des projets d’ordonnance : nous y sommes.

Projet déséquilibré

En facilitant les licenciements – au point d’imposer à la justice prud’homale  une limitation des indemnités versées aux victimes de licenciements illégaux -, en imposant une instance unique de représentation des personnels dans les entreprises sans garantir les moyens qu’elle et ses élus auront pour exercer leurs missions, en ouvrant la voie à des négociations sans organisation syndicale dans l’entreprise jusqu’à 50 salariés, les projets d’ordonnance déséquilibrent le texte au détriment des salariés.

Ce déséquilibre détourne la loi d’une de ses fonctions protectrices : rétablir des conditions de justice, d’autant plus essentielles en matière de droit du travail. Car, de par le lien de subordination qui les relie, salarié et employeur ne sont pas dans une relation d’égalité et il revient à la loi et aux organisations syndicales, par leur présence dans les entreprises, de le compenser.

 

Nous le disons avec force : équilibrer les relations de travail est une question de justice sociale autant que d’efficacité économique. C’est aussi un élément de la confiance et du respect sans lesquels le dialogue social ne peut se développer.

Non, le dialogue social, la négociation collective ne sont ni un « coût à réduire » ni « du temps perdu », malgré ce qu’en pense une fraction rétrograde du patronat. Nous sommes persuadés que le dialogue social est un constituant essentiel du bien-être des salariés et de la performance économique d’une entreprise. C’est ce que nos équipes démontrent chaque jour dans les entreprises. C’est aussi ce qui fait que le syndicalisme réformiste a la confiance des salariés.

Le gouvernement doit le comprendre et ajuster les ordonnances et les décrets d’application qui viendront afin de donner les moyens à ce dialogue social.

Philippe Louis est président de la CFTC.

LE MONDE – 19/09/2017

Laurent Abitbol : Marietton rachètera de nouvelles agences et des TO en 2018

19 septembre 2017
Laurent   Abitbol : Marietton rachètera de nouvelles agences et des TO en 2018

L’interview   de L. Abitbol, président de Marietton Developpement

Tous   les voyants sont au vert pour le groupe Marietton Developpement. Voyamar   devrait finir en trombe cette année 2017, avec un EBITDA compris entre 4 et   4,5 M€. Le réseau de distribution s’enrichit d’un nouveau réseau fraîchement   acquis… et déjà Laurent Abitbol, président du groupe, se tourne vers 2018,   avec en ligne de mire de nouveaux rachats. Interview.

Laurent   Abitbol président de Marietton Developpement compte encore faire des   acquisitions en 2018

 

TourMaG.com   – Vous venez de racheter un nouveau réseau : Celtéa Voyages qui compte notamment 17 points de   ventes et deux plateaux d’affaires. Avec cette acquisition, combien d’agences   le groupe compte-t-il ?

Laurent Abitbol : Avec ce rachat, Marietton Developpement compte   aujourd’hui 458 agences de voyages avec Havas Voyages. A cela il faut   rajouter 130 « corners » Auchan Voyages.

Et il y aura d’autres acquisitions en 2018. Je n’ai pas d’objectif précis. Je   regarde les opportunités aussi bien sur la partie loisirs que sur le voyage   d’affaires.

Je souhaite également réaliser des opérations de croissance externe dans le   tour-opérating, en ciblant plutôt un TO spécialiste.

TourMaG.com – Sur le volet distribution, y a t-il une région dans laquelle   le groupe est sous-représenté ?

Laurent Abitbol : Oui nous sommes sous-représentés à Paris. Seulement les   loyers sont élevés et il est compliqué de rentabiliser un point de vente. La   rentabilité est la priorité.

TourMaG.com – Quelle est alors votre stratégie pour le groupe ?

Laurent Abitbol : Ma stratégie est la non-stratégie. Quand il y a une   belle affaire je ne réfléchis pas trop, je fonce.

Mes partenaires financiers me soutiennent. Rothschild, Siparex, le Crédit   Agricole me suivent, j’ai même un budget pour ça. Quand j’ai une cible ils   répondent présents.

TourMaG.com – Sur la distribution, vous êtes incontournables ne   pensez-vous pas que cela peut effrayer vos fournisseurs ?

Laurent Abitbol : Pas du tout. Les fournisseurs adorent les réseaux   intégrés, tout le monde suit la politique dictée par le groupe.

 

TourMaG.com   – Combien pèse Marietton Developpement ?

Laurent Abitbol :   Marietton Developpement pèse 1,3 milliard d’euros en 2017. Nous sommes le 1er   groupe indépendant de tourisme en France.

TourMaG.com – Sur la partie TO – Voyamar et Ailleurs – comment s’est   déroulée l’année 2017 ?

Laurent Abitbol : Voyamar a réalisé une très bonne année. Entre le 1er   janvier et le mois de septembre 2017 , les résultats sont excellents, nous   allons battre tous nos records.

Le long-courrier a bien marché notamment les Etats-Unis et l’Asie. Quant aux   clubs Naya, ils ont enregistré 90% de remplissage.

Deux nouveaux clubs seront lancés en 2018 à Djerba et Dubrovnik. Nous allons   d’ailleurs sortir un CD (à 10 000 exemplaires) écrit par Jean-Jacques Debout   et chanté par Nicolas Berger Vachon fin novembre. Les Naya Clubs auront leur   propre musique.

Autre nouveauté : les Antilles Françaises, Guadeloupe et Martinique   programmées par Voyamar pour 2018.

Fin 2017, Voyamar devrait afficher un volume d’affaires à 90 M€ pour un   EBITDA net compris entre 4 et 4,5 M€. Plus largement, que ce soit pour Havas   Voyages, Marietton Selectour ou le voyage d’affaires, tous les voyants sont   au vert cette année.

C’est une année rare.

 

TourMaG.com   – Comment l’expliquez-vous ?

Laurent Abitbol : Il   y a un coup d’optimisme, c’est peut-être un effet Macron. La Tunisie et le   Maroc repartent, il nous manquait les petits budgets. La France fonctionne   bien aussi chez Auchan Voyages.

Pour 2018, je ne sais pas comment on peut faire mieux.

TourMaG.com – Comment se porte Ailleurs ?

Laurent Abitbol : Ailleurs fait aussi une très belle année, c’est notre   filiale « Rolex » comme nous l’appelons en interne. Ailleurs fait du « sur-mesure »   et du « à la carte » avec des spécialistes sur chaque   destination. Le volume d’affaires atteint les 25 M€.

TourMaG.com – Que représentent les ventes réalisées par le réseau maison   pour les TO de votre groupe ?

Laurent Abitbol : 10 % des ventes réalisées par l’ensemble des agences du   groupe Marietton, Havas Voyages sont des ventes des TO maisons. Je ne néglige   pas du tout les accords conclus avec les autres fournisseurs.

De toute façon, pour être rentable dans le tour-opérating, il ne faut pas   dépasser les 100 M€ de volume d’affaires. Lorsqu’on dépasse ce chiffre, les   engagements deviennent trop importants. Quand on est complet, tant mieux, et   on passe à autre chose.

Le TO est rentable si le risque est limité. Il faut maîtriser les risques, la   croissance, et rentabiliser à fond. Après il faut savoir s’appuyer sur ses   partenaires.

 

TourMaG.com   – Comment se porte l’activité de voyage d’affaires ?

Laurent Abitbol : Le   voyage d’affaires fonctionne très fort. Notre souhait est de nous attaquer   aux grands groupes.

Nous avons les outils aussi bien chez Havas que chez Selectour, et nous   visons les groupes à plus de 10 M€. Il n’y a aucune raison de ne pas y   arriver.

TourMaG.com – Comment se répartissent les activités loisirs et affaires ?

Laurent Abitbol : A 50 – 50. Aujourd’hui il faut avoir toutes les   activités du voyage : loisir, business travel et groupes.

 

Les   50 du groupe Marietton le 25 novembre 2017 à Lyon

Le   groupe Marietton fêtera ses 50 ans à Lyon le 25 novembre 2017 à la salle 3000   à partir de 20h30 avec le concert d’Enrico Macias. Plus de 3000 invités sont   attendus : clients et partenaires.

La première agence de voyages du groupe a ouvert ses portes le 27 novembre   1967 rue Marietton à Lyon par Claude et Gilbert Abitbol, respectivement père   et oncle de Laurent et Stéphane Abitbol.

TourMaG – 19/09/2017

 

Le tourisme professionnel bouleversé par l’économie collaborative

19 septembre 2017

Le secteur du voyage d’affaires représente près de la moitié de l’activité hôtelière. Mais la crise et l’ubérisation bouleversent les pratiques

La reprise paraît bien là. Alors que la fréquentation touristique en France devrait atteindre un record en 2017, le marché du voyage d’affaires semble aussi reprendre du poil de la bête. Selon l’Insee, près de la moitié des nuitées hôtelières sont le fait des voyageurs d’affaires. « On note un certain redémarrage », indique Claude Lelièvre, le vice-président de l’Association française du travel management (AFTM). Une nouvelle qui réjouit les acteurs du tourisme. Entre le transport, l’hôtel et les restaurants, un voyageur d’affaires dépense entre 2,5 et 5 fois plus qu’un touriste de loisirs, estiment les acteurs de la filière. De quoi inciter les professionnels et les territoires à se mobiliser pour attirer cette clientèle prodigue.

Mais le voyageur d’affaires version 2017 n’a plus grand-chose à voir avec son homologue d’il y a trente ans. Internet et la crise économique sont passés par là. « Il y a une segmentation de moins en moins nette du tourisme d’affaires, note Claude Lelièvre. Les entreprises n’hésitent plus à jongler sur toute la gamme de tarifs afin de réduire les frais. Au lieu d’acheter des billets flexibles, elles se reportent sur les non-échangeables, par exemple ».

Gain de temps et maîtrise des coûts

Faisant conjuguer gain de temps et maîtrise des coûts, la révolution numérique a bouleversé les usages. « Les entreprises ont désormais recours aux “webinars” [séminaires en ligne] pour éviter les frais de déplacement », souligne de son côté Jérôme Bonnepart, « travel manager » chez Arkema et délégué aux régions au sein de l’AFTM.

Fini les séjours organisés de A à Z par l’agence de voyages. Désormais, le professionnel en déplacement est de plus en plus amené à gérer ses réservations en direct sur son smartphone. Les applications dédiées sont devenues incontournables : « On peut réserver son taxi avec Waze, gérer ses notes de frais avec les outils TGV Pro… énumère Jérôme Bonnepart. Désormais, 80 % des réservations se font directement en ligne. »

Ce changement de paradigme ne s’est pas fait sans heurts ; les prestataires traditionnels ont dû s’adapter. Menacées par ce phénomène de désintermédiation, les agences de voyage ont dû redéfinir leur rôle : prenant bon an mal an le tournant du numérique, elles ont intégré les outils digitaux dans leurs offres de services.

Le bonheur d’autres acteurs

Mais cette nouvelle donne fait le bonheur d’autres acteurs. Les poids lourds de l’économie collaborative ont bien compris qu’il y avait-là une occasion à ne pas laisser passer. En lançant des offres à destination des voyageurs professionnels, les compagnies aériennes à bas coûts avaient ouvert le bal il y a quelques années. Suivant leurs traces, Uber, AirBnB et consorts se sont mis à leur tour à développer des offres en direction de la clientèle professionnelle.

Et la sauce commence à prendre, doucement. « On sent sur le marché une évolution due à l’émergence de certains acteurs de l’économie collaborative », note le vice-président de l’AFTM. Une croissance soutenue par l’arrivée sur le marché du travail de la génération des « millennials », ces 18-35 ans accros à leurs portables et à l’économie du partage. Ainsi, les jeunes actifs sont deux fois plus nombreux que leurs aînés à utiliser les services d’Uber et d’AirBnB lors de leurs déplacements professionnels, révélait en 2015 une étude de Carlson Wagonlit Travel (CWT) sur le sujet.

Au départ sceptiques, les opérateurs traditionnels du transport et de l’hôtellerie prennent la mesure du phénomène. Tous ont en tête le précédent de l’aérien : il y a quelques années, personne n’aurait cru que les compagnies low cost finiraient par séduire la clientèle d’affaires : trop « cheap », offre pas adaptée…. Pourtant, le pli est pris : la plupart des systèmes de réservation utilisés par les agences de voyage et les entreprises pour gérer les déplacements des salariés proposent désormais les compagnies aériennes à bas coûts. « Nous avons intégré des low cost dans notre offre », confirme Michel Dinh, directeur général de Havas Voyages.

La question de la sûreté

Quelle stratégie adopter face aux plates-formes collaboratives ? Les opérateurs traditionnels tentent d’adapter leurs recettes : grâce aux outils numériques, ils cherchent à faire des économies d’échelle, tout en développant des offres adaptées aux besoins des voyageurs d’affaires.

« L’économie collaborative est très séduisante sur le papier, mais pose des problèmes de traçabilité »

La partie n’est pas jouée. En face, Uber et consorts doivent encore faire leurs preuves avant d’arriver à séduire un public plus large. « L’économie collaborative est très séduisante sur le papier, mais pose des problèmes de traçabilité », souligne Jérôme Bonnepart. Un point d’autant plus crucial qu’en cette époque troublée, la sécurité est devenue la première préoccupation des voyageurs et des travel managers, selon le baromètre voyage d’affaires 2016 réalisé par la branche voyage d’affaires du groupe American Express. Au demeurant, les entreprises sont responsables légalement de la sécurité de leurs salariés. « La question de la sûreté, qui devient cruciale, se traduit parfois dans les entreprises par des “politiques voyages” interdisant certains moyens de transport et d’hébergement », souligne le travel manager chez Arkema.

Les chiffres-clés du tourisme d’affaires

28,2 milliards

C’est l’estimation, en euros, du marché du tourisme d’affaires en France. Selon les estimations du cabinet d’études Epsa, il connaîtrait une accélération de croissance en 2017 (+ 3,5 % contre + 2 % en 2016).

  • 96      millions

C’est le nombre de nuitées d’affaires en France, soit 48 % des nuitées totales enregistrées par les hôtels français en 2016, selon l’Insee.

  • 51 119

C’est le nombre de nuitées d’affaires effectuées par des Français en 2015, selon les données de la Direction générale des entreprises. Selon la même source, il était de 72 461 en 2009. La fréquentation est surtout le fait des visiteurs étrangers, les Français n’en représentant qu’une part de plus en plus réduite.

Sécurité des individus, mais aussi celle des transactions : « On a beaucoup d’offres avec des technologies qui ne sont pas encore assez avancées », pointe Jérôme Bonnepart. Les plates-formes collaboratives doivent encore réussir à conjuguer simplicité d’utilisation et sûreté des données avant de parvenir à s’imposer sur le lucratif marché du tourisme d’affaires.

LE MONDE – 19/09/2017

En mode pilote, Havas Voyages répond jusqu’à 23 heures

19 septembre 2017

Convaincu du modèle « phygital » (mi-physique, mi-digital), Havas Voyages mène de concert la rénovation d’agences et le déploiement de services digitaux.

Ringarde l’agence ? Havas Voyages veut prouver le contraire. Le réseau digitalise ses services, tout en restaurant ses boutiques. A ce jour, 70 des 335 points de vente sont rénovés, ce qui représente un budget de 4,2M€. L’investissement marketing monte, lui, à 5M€ par an. Mais « la quasi-totalité du réseau est rentable », assure Michel Dinh, directeur général. « Les agences rénovées enregistrent une croissance des ventes de 6%, et 4% de flux supplémentaires. Quant au panier moyen (des dossiers sur mesure, NDLR), il augmente de 20%, pour atteindre 3472 euros », ajoute-t-il.

De premiers tests avec des free lance

Depuis 2015, le réseau déploie aussi des outils pour s’arrimer aux nouveaux usages des consommateurs : une application Travel Assistant (avec un moteur de recommandations créé avec la start-up Sépage), un outil de réservation de voyages d’affaires (Travel Solutions, déployé sur 240 clients), une solution de création de voyages sur mesure (Travel Maker/Itinérêves).

Pour éviter l’érosion de la clientèle, Havas Voyages compte bien accompagner les clients dans leur construction en ligne de voyage après la fermeture des points de vente. Comment ? « Nous testons le Travel Maker de 20h à 23h, à distance, explique Sébastien Boucher, directeur digital du réseau. Nous l’effectuons avec les équipes de développement de Libertrip et un pool de free lance afin de trouver la bonne formule – avant de mobiliser les experts du réseau dans un futur proche. »

Vers du télétravail

« Nous sommes en mode test and learn« , insiste Julien Poszywala, cofondateur de la start-up lilloise Libertrip. « Nous cherchons la bonne formule, sur du sur-mesure », par messagerie instantanée.

Lorsqu’un internaute interroge le module voyage sur mesure (Itinérêve), il peut choisir entre 9 destinations, de l’Italie aux Etats-Unis. Sur la Thaïlande par exemple, Cédric peut ainsi répondre par chat jusqu’à 22 heures, pour l’instant. « Nous cherchons les bons horaires, avec un service qui pourrait combiner chatbot, self-service, chat. Pour l’instant, nous travaillons avec des conseils voyages freelance. Plus tard, nous ouvrirons tout le réseau, avec un message clair adressé aux travel planners ». Sur une base volontaire, et à distance, des professionnels pourraient ainsi répondre aux internautes après l’heure du dîner, quand les Français planifient leurs vacances.

« Nous sommes en mode start-up, en mode test and learn, avec des corrections au fil du temps, pour être plus efficaces », souligne Michel Dinh. « Le point de vente évolue. Nous passons de l’agence monolithique à une suite intégrée de services. » Ce qui se traduira aussi par une nouvelle signature : « le réseau des nouveaux voyageurs ».

Havas Voyages, qui croit plus que jamais au réseau physique, a récemment acquis deux agences mandataires (Auxerre et Palaiseau), et un point de vente à Vesoul. C’est l’un des piliers de son plan de modernisation Explore 19, démarré depuis deux ans. « La présence locale pour les TPE/PME est importante ». Le voyage d’affaires génère 60% de l’activité du réseau, qui affiche 10 000 entreprises clientes.

L’ECHO TOURISTIQUE – 19/09/2017

Havas Voyages se positionne comme le réseau des nouveaux voyageurs

19 septembre 2017

Dans le giron de Marietton Développement depuis 2 ans, Havas Voyages opère un virage digital et lance plusieurs nouveaux services à destination de tous les voyageurs.

 

Michel Dinh, directeur général de Havas Voyages, a fait ce matin un bilan à mi-parcours du plan explore 2019.

Havas Voyages va de l’avant. Dans le cadre de son plan de transformation « explore 2019″, le réseau sort toute une palette d’outils digitaux qui doivent répondre aux nouvelles attentes des consommateurs.

« Le marché veut de la simplicité, de l’instantanéité et de la personnalisation. Les consommateurs sont attirés par les marques utiles comme Waze, Spotify ou Deliveroo« , explique Michel Dinh, DG de Havas Voyages. En se positionnement comme « le réseau des nouveaux voyageurs », Havas Voyages veut lui aussi avoir son créneau et être reconnu pour son utilité.

« Havas Voyages devient une entreprise qui crée un site d’intérêt de services« , poursuit-il.  Une nouvelle plateforme voit donc le jour autour de « cinq preuves d’un parcours omnicanal affaires/loisirs ».

Dans ce nouvel écosystème, le travel planner garde une place centrale et « passe d’un rôle de prestataire à un rôle d’influenceur« . Le réseau veut s’appuyer sur l’expertise de ses conseillers pour accompagner les clients de A à Z en agence, au téléphone ou par tchat. Le client peut désormais co-construire son voyage sur le web en direct avec un conseiller qui lui aura été désigné en amont par un chatbot. « Il faut trouver le juste dosage entre ce que le client veut faire seul ou accompagné« , note Michel Dinh.

30% du réseau rénové

L’agence de voyages, rebaptisée « Smart Travel Store » est, elle aussi, au centre du nouveau dispositif. A date, 30% du réseau (sur 335 agences) a été rénové et 4,2 millions d’euros investis. « Dans les nouvelles agences, le panier moyen a augmenté de 20%, le volume de 6% et le flux de 4% par rapport aux anciennes agences« , indique Michel Dinh.

Trois nouveaux outils voient également le jour : « Travel Maker », une nouvelle plateforme de création de voyages sur mesure développée avec la start-up Libertrip, « Travel Solutions », un outil de réservation pour les voyageurs d’affaires déjà déployé chez 240 clients et créé avec la start-up iAlbatros, et enfin « Travel Assistant », une application créée avec la start-up Sépage, et qui prend les traits d’un compagnon de voyage en envoyant des informations et des conseils personnalisés en temps réel.

Havas Voyages a réalisé un volume d’affaires de 861 millions d’euros en 2016, réalisé à 60% par le voyage d’affaires et à 40% par la clientèle loisirs. 2017 s’annonce comme un bon cru avec notamment « 50 millions d’euros de nouveaux clients à date« .

TourMaG – 19/09/2017

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